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Premières Rencontres pour la Politique de Prévention

Premières Rencontres pour la Politique de Prévention

Mieux vaut prévenir que guérir !

Le mercredi 25 septembre ont eu lieu les 1ères RENCONTRES POUR LA POLITIQUE DE PRÉVENTION. Les débats ont été présidés par Agnès Firmin Le Bodo (députée de Seine-Maritime) et Cyrille Isaac-Sibille (Député du Rhône). Elles ont été l’occasion d’aborder les thématiques suivantes: « Pourquoi la prévention est le meilleur outil de maitrise des dépenses ?» ; et « Quels sont les prochains horizons de la prévention ? ».

Didier Jourdan, titulaire de la chaire UNESCO et centre collaborateur OMS «ÉducationS & Santé» est intervenu sur le thème : « Prévention santé : tout commence par l’éducation ! ». Il a d’abord explicité les liens entre réussite éducative et santé avant de rappeler que soin et éducation sont complémentaires. Il a mis en évidence le fait que l’école n’est pas le seul lieu d’éducation. La famille et la communauté jouent un rôle primordial. C’est tout l’écosystème de vie des enfants qui contribue à l’éducation des enfants dans le domaine de la santé. C’est l’alliance de tous les acteurs qui est de nature à permettre à chaque enfant d’avoir le meilleur départ possible dans la vie et ainsi de promouvoir la santé de tous comme de réduire les inégalités. C’est l’action sur l’ensemble des leviers disponibles qui est de nature à permettre des gains significatifs en matière santé au service de tous notamment des plus vulnérables. De façon opérationnelle, il s’agit ainsi de mobiliser les moyens d’une action sur les différents déterminants de deux manières : via une action sur les conditions de vie qui influencent la santé ; via une action d’accompagnement des personnes dans leurs choix de santé, afin de donner à chacun les moyens de prendre en charge sa propre santé de façon autonome et responsable par des actions de communication ou d’éducation. Ces deux modalités d’action sont complémentaires. Une telle démarche appelle un travail permanent de discernement éthique au cœur de l’action pour en vérifier la pertinence.

Liens :

https://www.mmconseil.com/evenement/1res-rencontres-de-la-prevention-sante/

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« De la science des problèmes à la science des solutions »: Newsletter de l’Onaps

« De la science des problèmes à la science des solutions »: Newsletter de l’Onaps

Dans le cadre du partenariat entre L’Onaps, de la chaire UNESCO et du centre collaborateur OMS « ÉducationS & Santé » ; Didier Jourdan, titulaire de la Chaire, a rédigé l’éditorial de la Newsletter de Septembre 2019 sur le thème: « De la science des problèmes à la science des solutions ». Il a souligné que les problématiques de l’activité physique et de la sédentarité sont au cœur des enjeux contemporains de santé publique. Bien qu’une large variété de dispositifs émanant de l’État, des collectivités territoriales, des fédérations ou du secteur associatif soit opérationnelle, les politiques actuelles ont encore un impact limité notamment sur les inégalités. En effet, c’est une large variété de facteurs environnementaux, sociaux, culturels et individuels qui conditionnent les comportements. L’action publique ne peut consister à dicter des comportements sur un mode paternaliste, elle doit créer les conditions réelles d’une réduction de la sédentarité et d’une amélioration de la santé de tous. Ila souligné le fait que la perspective d’ensemble est celle de l’accompagnement du changement social via l’intervention sur les déterminants environnementaux d’une part et les habitudes de vie d’autre part. C’est l’action sur l’ensemble des leviers disponibles qui est de nature à permettre des gains significatifs en matière de lutte contre la sédentarité au service de tous, notamment des plus vulnérables. Il s’agit de permettre à chacun de trouver un équilibre dans sa vie physique et de construire un rapport autonome et responsable à la santé. Au-delà de l’observation des comportements (la science des problèmes), il nous faut renforcer et structurer les dispositifs de production de connaissance sur les organisations qui permettent de lutter contre la sédentarité là où vivent les gens (la science des solutions). Comment agir concrètement et de façon durable sur le terrain ? Aujourd’hui, la priorité est d’améliorer la qualité de l’environnement et des services rendus plutôt que de tenter d’implanter une intervention universellement efficace. Didier Jourdan a conclu en indiquant que l’ambition partagée était de passer des paroles aux actes, de produire avec les personnes concernées des données opérationnelles, de partager les connaissances, d’accompagner les familles, les élus, les bénévoles, les professionnels de santé, du sport, de l’éducation. C’est ce à quoi il convient de s’attacher aujourd’hui dès lors que l’ambition et d’améliorer la santé de tous et de réduire les inégalités.

Lien vers le texte

Lien vers la Newsletter n°15 de Septembre 2019

Lien vers L’Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité

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Journée internationale Chaire UNESCO Santé Sexuelle & Droits humains 2019

Journée internationale Chaire UNESCO Santé Sexuelle & Droits humains 2019

Le 13 septembre a eu lieu la 5eme journée internationale sur l’innovation et la recherche en éducation à la santé sexuelle et aux droits humains, au Ministère des Solidarités et de la Santé, à Paris. Ce colloque a été l’occasion d’aborder les nouveaux enjeux  et la  place de la spiritualité et de l’éthique dans l’éducation à la santé sexuelle. Quatre thématiques ont été discutées : l’éducation entre les sphères publiques et privées ; l’éducation entre profane et sacrée ; le rôle de l’éthique et de la morale ; et les enjeux de la spiritualité dans l’éducation à la santé sexuelle.

La Chaire UNESCO EducationS & Santé et la Chaire UNESCO Santé sexuelle et droits humains sont liés par une convention de partenariat. Didier Jourdan, Titulaire de la Chaire UNESCO EducationS & Santé, est intervenu sur le thème : « L’éthique au cœur de l’éducation à la santé ». Il a souligné le fait qu’il faut tout un village pour éduquer un enfant à la santé sexuelle. En effet, l’école n’est pas le seul lieu d’éducation. La famille et la communauté jouent un rôle primordial. C’est tout l’écosystème de vie des enfants qui contribue à l’éducation des enfants dans le domaine de la santé. C’est l’alliance de tous les acteurs qui est de nature à permettre à chaque enfant d’avoir le meilleur départ possible dans la vie et ainsi de promouvoir la santé de tous comme de réduire les inégalités.

Il a ensuite abordé les différentes questions éthiques posées par les pratiques d’éducation à la santé sexuelle autour de 3 axes : la légitimité, la place de la personne et les approches et méthodes. Enfin, c’est sur les conditions de possibilité de la prise en compte des problèmes éthiques par les professionnels qu’il s’est focalisé. Il a conclu en indiquant que le développement de milieux favorables à une prise en charge collective des problématiques éthiques d’une part et la formation des professionnels d’autre part constituent deux enjeux majeurs pour l’éducation à la santé sexuelle.

Vers la présentation :  Ethique chaire santé sexuelle

Vers le livre:  « La santé publique au service du bien commun ? »

Pour plus d’information : Journée internationale Chaire UNESCO Santé Sexuelle & Droits humains 2019

Lien vers le site: https://www.santesexuelle-droitshumains.org/

 

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Aller bien pour bien apprendre

Aller bien pour bien apprendre

La promotion de la santé à l’école améliore le bien-être des élèves et contribue à la réduction des inégalités sociales et de santé.

L’académie de Clermont-Ferrand s’est engagée dans la dynamique des Écoles promotrices de santé, l’une des 25 mesures phares du plan Priorité prévention : rester en bonne santé tout au long de sa vie, présenté lors du Comité interministériel pour la santé du 26 mars 2018.

La démarche consiste à accompagner les équipes éducatives, rendre lisible, développer et mettre en cohérence les actions autour de la santé sur l’ensemble du territoire et tout au long de la scolarité des élèves.

Pour plus d’information : « Aller bien pour bien apprendre »

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L’intersectorialité « next generation » : un moyen efficace de s’attaquer aux inégalités de santé ?

L’intersectorialité « next generation » : un moyen efficace de s’attaquer aux inégalités de santé ?

L’intersectorialité « next generation » : un moyen efficace de s’attaquer aux inégalités de santé ? Tel sera le thème de la pré-conférence co-organisée par la Chaire UNESCO EducationS & Santé le 20 novembre 2019 à Marseille Chanot. Autour de Didier Jourdan, Luis Saboga Nunes, Louise Potvin, Marco Akerman, Stéphanie Tubert-Jeannin, Ditte Heering Holt, Hélène Pichot, Marie-Pierre Sauvant-Rochat, venez nous rejoindre pour contribuer à ouvrir de nouvelles perspectives à l’intersectorialité. Marie-Pierre Sauvant-Rochat nous explique les principaux enjeux et perspectives de cette pré-conférence :

https://lnkd.in/gu-b2g9

Informations et inscriptions:

https://lnkd.in/g4PBFTs

https://ephconference.eu/2019-pre-conference-220

 

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Construire des ponts entre santé et éducation

Construire des ponts entre santé et éducation

ADOLESCENT HEALTH COMING OF AGE Conference

ASCOT,  18/19 SEPTEMBRE 2019

La Conférence « Adolescent Health – Coming of Age », organisé par le RCPCH (College Royal de Pédiatrie et de Santé de l’enfant) et le SAHM (Société pour la santé et la médecine de l’adolescent) a été un temps fort de partage des connaissances et des expériences entre acteurs engagés pour la santé des adolescents. La conférence a réuni des professionnels, des chercheurs et des universitaires pour faire le point des connaissances sur le soin et la prévention et pour présenter de nouvelles idées et innovations.

Didier Jourdan (Titulaire de la Chaire UNESCO ÉducationS &et Santé) et Nicolas Gray (Vice Présidente de l’Association Internationale pour la Santé des Adolescents (IAAH) pour l’Europe), ont animé un atelier intitulé : « Mettre en œuvre les interventions de santé en milieu scolaire dans le monde réel : le rôle des professionnels de la santé ? » Le but de l’atelier était d’explorer les leviers et les obstacles à la mise en œuvre des interventions en milieu scolaire, pour promouvoir la santé mentale et physique. De quelles données probantes disposons-nous sur les interventions et les modalités de généralisation ? Quel rôle jouent  les professionnels de la santé dans la mise en œuvre de ces interventions ?

Le séminaire a permis de montrer que l’enjeu est de permettre à chaque école de promouvoir la santé des jeunes en agissant sur les déterminants de la santé et des inégalités de deux façons :

  1. Agir sur les conditions de vie qui influencent la santé : l’environnement physique et social, l’accès à aux services adaptés (santé, social, éducation) ;
  2. Éduquer les élèves afin de donner à chacun les moyens (connaissances, attitudes, comportements et compétences) de prendre soin de sa propre santé de manière autonome et responsable.

Pour être véritablement intégrée dans la vie des écoles, la démarche de la promotion de la santé à l’école doit être liée à deux grands chantiers : – Rendre les écoles plus inclusives et plus équitables dans le but d’assurer la réussite scolaire de tous les enfants et adolescents ; – Contribuer à l’émergence d’une citoyenneté renouvelée en référence à l’éducation au développement durable.

Les réformes des programmes, mises en œuvre trop rapidement et sans se soucier assez de leur intégration dans la diversité des contextes professionnels, sont vouées à l’échec si les stratégies ne reposent pas sur une théorie du changement des pratiques professionnelles. En effet, les caractéristiques des programmes ne sont pas le seul facteur critique : il faut également prendre en compte la motivation et capacité à agir du personnel scolaire, des directeurs, des enseignants et des professionnels de santé.

Compte tenu du fait que d’une part,  nous ne partons pas de zéro, et que d’autre part, la culture et les contextes scolaires sont différents les uns des autres, la question-clé est davantage d’améliorer la qualité et les résultats du service fourni aux élèves que de mettre en œuvre un programme spécifique à suivre étape par étape. L’essentiel est d’améliorer, dans chaque école, la qualité du service éducatif offert à TOUS les élèves notamment les plus vulnérables.

Pour y parvenir, construire des ponts entre l’éducation et la santé apparait comme décisif.

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Publication du Dossier de la revue Sciences Humaines « Soigner une science humaine »

Publication du Dossier de la revue Sciences Humaines « Soigner une science humaine »

Le dossier de la revue Sciences Humaines « Soigner une science humaine », coordonné par Hélène Frouard vient d’être publié. Il aborde une diversité de thématiques en lien avec le soin et la santé.

Editorial par Hélène Frouard

« Sa toux me déchire les entrailles, m’alarme et me met au supplice », s’affole madame Roland en 1784 devant son enfant souffrant. Comme elle, nos ancêtres ont longtemps vécu dans la crainte quotidienne de la mort, tandis qu’infections, douleurs et malformations marquaient couramment les corps de leur empreinte. À cet égard, la médecine moderne, qui naît au 19e siècle et s’épanouit après 1945, est un véritable miracle. Malgré les limites qu’elle rencontre, elle a contribué à augmenter notre espérance de vie et à soulager nos maux. Grâce à elle, le célèbre Jean Lajoux, qui avait besoin d’une brouette pour soulever sa hernie, ou ces malades au visage rongé par la syphilis, dont l’hôpital Saint-Louis conserve les masques, font figure de monstruosités du passé.

Mais ce faisant la médecine a envahi nos vies. On lui demande aujourd’hui de tout résoudre ou presque, de l’impuissance sexuelle à l’agitation des enfants. Elle est devenue un fait social qui déborde largement sa dimension technique. D’où l’intérêt croissant que lui portent les chercheurs en sciences humaines et sociales, qui multiplient les travaux dans ce domaine.

Peut-on évaluer le prix d’une vie humaine ? Comment soutenir les familles qui soignent leurs proches ? Pourquoi aimons-nous autant les médecines alternatives ? Que faisons-nous des médicaments que nous stockons dans nos armoires à pharmacie ? Progrès médical et éthique sont-ils conciliables ? En matière de santé, la production scientifique des sciences humaines est foisonnante. Les professionnels du soin ne s’y trompent pas. Ils multiplient les collaborations, comme avec cette création en 2016 d’une chaire de philosophie à l’Hôtel-Dieu, et n’hésitent pas à intégrer les sciences sociales dans le cursus de leurs étudiants. Il était donc temps que notre magazine fasse un état des lieux de la recherche dans ce domaine, une recherche dynamique qui nous prouve, au final, que soigner est, aussi, une science humaine.

Didier Jourdan a rédigé une contribution intitulée « L’école, acteur clé de la santé « 

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Comité d’accréditation des écoles promotrices de santé

Comité d’accréditation des écoles promotrices de santé

 

Didier Jourdan a pris part au comité d’accréditation national des écoles promotrices de santé de Taiwan.

L’article suivant décrit le processus d’accréditation

 

La vidéo suivante inclut les présentations des Professeurs Lee et St Leger à destination des écoles lauréates.

 

 

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Conférence du Professeur Fatou Diagne sur l’approche intersectorielle en prévention

Conférence du Professeur Fatou Diagne sur l’approche intersectorielle en prévention

Le Professeur Fatou Diagne, de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, a donné une conférence lors de l’inauguration de la chaire UNESCO.  Sa présentation était centrée sur « la question de la mise en synergie des acteurs éducatifs, sanitaires et sociaux en vue de parvenir à la construction d’une vision partagée de la santé et d’actions coordonnées au bénéfice des populations, en général, et des enfants et des jeunes, en particulier. » Elle a ensuite souligné les spécificités du contexte ouest-africain et le rôle de la chaire UNESCO au Sénégal « La réduction de la morbidité et de la mortalité infanto juvénile et maternelles sont au cœur des préoccupations des autorités africaines. Une telle option justifie la place importante qu’occupe la chaire Unesco dans le dispositif de formation et de recherche au sein de nos institutions. »

Photographie: Fatou Diagne avec le Professeur Papa Sakho de l’université Cheikh Anta Diop et le Docteur Aliou Dia médecin chef de la direction du contrôle médical scolaire au ministère de la santé du Sénégal, membre du laboratoire ACTé EA 4281

 

 

 

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Tribune «Négliger la prévention, c’est renforcer les inégalités»

Tribune «Négliger la prévention, c’est renforcer les inégalités»

Dans une tribune au Parisien-Aujourd’hui en France, deux professeurs et deux députés alertent sur la nécessité de mener une action politique forte en matière de prévention, afin de réduire les inégalités face à la santé.

Les professeurs Didier Jourdan, chaire Unesco et collaborateur OMS ; Franck Chauvin, université Jean-Monnet (Saint-Étienne) et président du Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Les députés de la commission des Affaires sociales Ericka Bareigts, élue de la Réunion et ancienne ministre ; le docteur Cyrille Isaac-Sibille, élu du Rhône.

« Comme l’a rappelé le président de la République, si la France soigne bien, elle prévient mal, bien plus mal que la majorité de ses voisins. Loin d’être un concept, le déficit de prévention se mesure : différence de treize années pour l’espérance de vie entre les plus aisés et les plus défavorisés, taux de mortalité prématurée évitable parmi les plus élevés d’Europe, comportements à risques plus présents chez les enfants d’ouvriers que de cadres. Les inégalités de destin sont liées au lieu de résidence, notamment dans les territoires d’outre-mer.

En finançant un système de santé presque exclusivement fondé sur le soin -héritage historique de 1945-, la France a renforcé les inégalités face à la santé, inégalités qui trouvent essentiellement leurs racines dans les différences d’accès aux actions de prévention primaire. Les facteurs de risque individuels, mais surtout collectifs ou environnementaux, sont en effet autant de déterminants majeurs qui pèsent sur la santé des plus défavorisés. Et si leurs effets sont tardifs et s’observent principalement dans la deuxième partie de la vie, ces déterminants interviennent très tôt dès la grossesse et l’enfance et peuvent être contrés. C’est donc auprès de notre jeunesse qu’il faut agir !

Si prévenir permet de lutter contre les inégalités de destin qui s’installent dès le plus jeune âge, prévenir est aussi un acte citoyen et de bon sens. La pérennité de notre système de santé solidaire est en danger face à l’augmentation croissante des maladies chroniques et au vieillissement en mauvaise santé de la population. La prévention est un remède efficace : pour un 1 euro investi dans une action préventive, c’est 14 euros économisés par notre système de santé. Il y a donc urgence à agir !

Une prise de conscience semble s’être récemment opérée. En 2017, la prévention a fait irruption dans les discours des candidats à l’élection présidentielle, suscitant un vif espoir. Désormais inscrite à l’agenda politique comme une priorité de la stratégie nationale de santé, elle a trouvé une traduction concrète via la mise en œuvre de quelques décisions structurantes telles que le plan Priorité prévention présenté par le Premier ministre et la ministre de la Santé au mois de mars. Mais ces actions isolées ne peuvent suffire pour passer réellement des intentions aux actes.

Parmi les nombreuses productions récentes concernant la prévention, le rapport présenté par la mission d’information de l’Assemblée nationale relative à la prévention santé en faveur de la jeunesse propose une feuille de route à la fois simple et complexe à mettre en œuvre. Simple, parce que tous les ingrédients pour une politique de prévention ambitieuse existent déjà, mais complexe, parce qu’elle nécessite une alliance de ses acteurs, une unification de notre système, des actions ciblées sur les publics qui en ont le plus besoin, des financements identifiés et des données robustes et disponibles.

L’heure ne doit pas être au fatalisme, mais à l’action. Seul un portage politique fort peut redonner une colonne vertébrale à notre politique de prévention, qui doit reposer tant sur les déterminants et comportements individuels de santé que sur les déterminants environnementaux, ainsi que sur la promotion de la santé dès le plus jeune âge.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) doit être l’occasion de signifier que la révolution de la prévention, à laquelle le président de la République a encore récemment rappelé son attachement, est en marche et que la prévention prendra toute sa place dans le système de santé renouvelé qui se dessine pour les cinquante prochaines années. Il devra comporter un volet prévention primaire fort, innovant et volontariste. Faute de quoi, les plus jeunes subiront dans quelques dizaines d’années les effets de ce système de santé qui soigne bien mais prévient mal et que nous n’aurons collectivement pas pu faire évoluer. C’est l’avenir de notre jeunesse qui se joue actuellement. »

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