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L’OMS lance une nouvelle formation en ligne sur les sciences comportementales au service de la santé

L’OMS lance une nouvelle formation en ligne sur les sciences comportementales au service de la santé

Source : who.int

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé une nouvelle formation en ligne en autonomie, Behavioural Sciences for Better Health: An Interactive Course for Public Health Practitioners (« Les sciences comportementales au service d’une meilleure santé : un cours interactif pour les professionnels de santé publique »), disponible sur la WHO Academy.

Cette formation a été conçue pour renforcer la compréhension et l’utilisation des sciences comportementales en santé publique. Elle propose des connaissances et des compétences pratiques permettant d’identifier les facteurs qui influencent les comportements liés à la santé et de concevoir des interventions, des programmes et des politiques plus efficaces.

Sciences comportementales : comprendre pourquoi les personnes agissent comme elles le font

Les comportements humains sont au cœur de nombreux défis majeurs de santé actuels, qu’il s’agisse notamment de la vaccination, de la résistance aux antimicrobiens, de l’activité physique, de la santé maternelle et infantile ou encore des risques sanitaires liés au changement climatique.

Si les interventions fondées sur les données probantes sont essentielles pour améliorer les résultats en matière de santé, leur efficacité dépend en définitive de la capacité des personnes à adopter et à maintenir des comportements favorables à leur santé.

Les sciences comportementales proposent des approches systématiques pour mieux comprendre les facteurs qui influencent les comportements. En analysant leurs dimensions psychologiques, cognitives, sociales, culturelles et environnementales, les professionnels de santé publique peuvent concevoir des interventions davantage adaptées aux expériences vécues et aux contextes des populations, et ainsi augmenter leurs chances de produire des effets significatifs.

La nouvelle formation en ligne en bref

La formation présente les principaux concepts des sciences comportementales et montre comment les enseignements issus de ces disciplines peuvent être intégrés aux pratiques de santé publique. À travers des exercices interactifs, des études de cas et des activités d’apprentissage guidées, les participants explorent des approches concrètes pour identifier les freins et les leviers comportementaux, et pour mobiliser les données et les connaissances disponibles dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes.

L’un des éléments centraux de la formation est le cadre DDDIE de l’OMS (define, diagnose, design, implement and evaluate : définir, diagnostiquer, concevoir, mettre en œuvre et évaluer). Celui-ci propose une démarche structurée pour produire et mobiliser des connaissances sur les comportements dans les programmes et politiques de santé publique. Il accompagne les professionnels depuis l’identification d’un enjeu comportemental jusqu’à la conception, la mise en œuvre et l’évaluation d’interventions fondées sur des données et connaissances comportementales.

La formation comprend neuf modules et une évaluation finale. Elle peut être suivie entièrement en ligne en environ cinq heures. Aucune expertise préalable en sciences comportementales n’est nécessaire. Les participants ayant réussi l’évaluation finale reçoivent une attestation de réussite délivrée par la WHO Academy.

Ce programme de formation s’inscrit dans les efforts menés par l’OMS pour soutenir la mise en œuvre de la résolution WHA76.7 de l’Assemblée mondiale de la Santé sur les sciences comportementales au service d’une meilleure santé. Il complète un ensemble croissant d’outils et de ressources développés par l’OMS pour renforcer les capacités des institutions de santé publique dans ce domaine, parmi lesquels :

À qui s’adresse cette formation ?

La formation s’adresse à un large public : professionnels de santé publique, personnels des ministères de la Santé, équipes de l’OMS aux niveaux national, régional et mondial, partenaires des Nations Unies, organisations non gouvernementales, acteurs humanitaires, responsables de programmes et conseillers chargés des politiques publiques.

En renforçant les connaissances et les compétences fondamentales en sciences comportementales dans différents secteurs et disciplines, cette formation vise à soutenir une action de santé publique plus efficace et à contribuer à l’amélioration des résultats en matière de santé.

Pour en savoir plus, consultez le site de la WHO Academy.

S’inscrire à la formation

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Écoles promotrices de santé : participez à la restitution nationale d’ALLIANCE à l’Assemblée nationale

Écoles promotrices de santé : participez à la restitution nationale d’ALLIANCE à l’Assemblée nationale

À l’invitation de M. le député Cyrille Isaac-Sibille, la restitution nationale de l’expérimentation ALLIANCE se tiendra le 7 octobre 2026 à l’Assemblée nationale, à Paris. Une rencontre pour partager six années de recherche et d’expérience autour du déploiement des Écoles promotrices de santé et échanger directement avec chercheurs, professionnels, acteurs institutionnels et équipes engagées sur le terrain.

Après six années de déploiement et d’évaluation en Auvergne-Rhône-Alpes, cette restitution nationale sera l’occasion de revenir sur les principaux résultats et enseignements de l’expérimentation ALLIANCE et d’en discuter collectivement les perspectives de déploiement.

Six années d’expérimentation au service des Écoles promotrices de santé

ALLIANCE vise à opérationnaliser la démarche des Écoles promotrices de santé en école primaire, en accompagnant les professionnels de l’Éducation nationale et des collectivités dans le développement d’environnements favorables à la santé, au bien-être et aux apprentissages. L’expérimentation a mobilisé 145 écoles, plus de 10 000 élèves et 500 enseignants.

La rencontre du 7 octobre permettra de croiser résultats de recherche, retours d’expérience et perspectives opérationnelles, à partir de l’expérience des chercheurs mais aussi des professionnels et institutions directement engagés dans la démarche.

Échanger directement avec les acteurs de l’expérimentation

Au cœur des échanges : l’engagement et la formation des équipes, le travail collectif, les fonctions clés du dispositif ALLIANCE, l’articulation entre les différents niveaux de pilotage, mais aussi les conditions permettant d’inscrire durablement une démarche d’École promotrice de santé dans les pratiques et d’envisager son changement d’échelle.

Participer à la rencontre à l’Assemblée nationale permettra d’échanger avec plusieurs acteurs institutionnels et scientifiques directement impliqués dans ces enjeux, parmi lesquels Cyrille Isaac-Sibille, Franck Chauvin et Didier Jourdan, ainsi que Claire Bey, cheffe du bureau de la santé et de l’action sociale à la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), et Christophe Marsollier, inspecteur général de l’Éducation nationale. Le programme réunira également les équipes de recherche ACTé et PRESAGE, des représentants des académies et des écoles engagées dans l’expérimentation.

Professionnels de l’éducation et de la santé, chercheurs, représentants des collectivités et institutions, acteurs de terrain : les inscriptions pour participer à cette rencontre sont ouvertes.

Informations pratiques

Mercredi 7 octobre 2026, de 14h à 17h
Assemblée nationale – Salle Victor Hugo
Immeuble Jacques Chaban-Delmas
101 rue de l’Université – 75007 Paris

La participation est gratuite, sur inscription préalable.

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Jeunesse, culture et santé : penser l’université comme un environnement promoteur de santé

Jeunesse, culture et santé : penser l’université comme un environnement promoteur de santé

Les 18 et 19 novembre 2026, l’Université Clermont Auvergne accueillera à La Comédie de Clermont-Ferrand le colloque inter-réseaux « Jeunesse et culture dans un monde en transitions : université promotrice de santé ». La Chaire UNESCO Éducations & Santé est heureuse d’apporter son soutien à cet événement consacré aux liens entre culture, bien-être, santé mentale et réussite étudiante.

Dans un contexte où la santé mentale et le bien-être des étudiants constituent des enjeux majeurs pour l’enseignement supérieur, cette rencontre propose d’interroger le rôle que peuvent jouer les universités dans la création d’environnements favorables à la santé.

L’événement abordera plus particulièrement la culture, entendue dans son acception la plus large, comme une composante du bien-être étudiant : comment peut-elle contribuer à lutter contre l’isolement, favoriser les liens sociaux et ouvrir de nouvelles perspectives d’action en matière de santé mentale ?

Une approche globale de la santé et du bien-être à l’université

Au-delà d’une approche centrée sur les seuls dispositifs de soins ou de prévention, le colloque invite à considérer l’université comme un milieu de vie à part entière, susceptible d’agir sur les conditions favorisant la santé, le bien-être et la réussite des étudiants.

Cette approche rejoint les principes de la promotion de la santé, qui conduisent à agir simultanément sur les ressources des personnes, les environnements dans lesquels elles évoluent et les dynamiques collectives et institutionnelles qui structurent leur quotidien.

Les échanges permettront ainsi d’explorer les articulations entre culture, vie étudiante, santé, sport et politiques universitaires, et de croiser les regards des différents acteurs engagés dans ces domaines.

Une rencontre inter-réseaux à Clermont-Ferrand

Le colloque est co-organisé par l’Université Clermont Auvergne, sous la coordination du Service Université Culture, en lien avec les services du sport et de la santé de l’UCA, ainsi que par les réseaux Art + Université + Culture, RVE, Vécu et CEVPU, en partenariat avec La Comédie de Clermont-Ferrand – Scène nationale.

Il bénéficie notamment du soutien du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, du ministère de la Culture, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de Clermont Auvergne Métropole, de la Chaire UNESCO Éducations & Santé, de la CASDEN Banque Populaire et de l’Association des directeurs de services de santé étudiante.

Dates : 18 novembre 2026, de 8h30 à 23h, et 19 novembre 2026, de 8h30 à 12h30
Lieu : La Comédie de Clermont-Ferrand – Scène nationale, 69 boulevard François-Mitterrand, Clermont-Ferrand
Participation : gratuite, sur inscription et dans la limite des places disponibles
Date limite d’inscription : 15 octobre 2026

En savoir plus et s’inscrire au colloque

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Promouvoir la santé à l’école : agir sur l’ensemble de l’environnement scolaire pour renforcer la littératie en santé des élèves

Promouvoir la santé à l’école : agir sur l’ensemble de l’environnement scolaire pour renforcer la littératie en santé des élèves

Une nouvelle étude publiée dans Health Promotion International met en évidence l’importance des politiques globales de promotion de la santé à l’école dans le développement de la littératie en santé des élèves, c’est-à-dire leur capacité à trouver, comprendre, évaluer et utiliser des informations pour prendre des décisions favorables à leur santé.

L’article The settings approach to health promotion in schools: examining the role of school policies in fostering student health literacy s’appuie sur les données recueillies auprès de 46 écoles primaires, impliquant 2 325 élèves, 552 enseignants et 46 directeurs d’établissement.

La littératie en santé ne se construit pas seulement en classe

L’étude montre que la littératie en santé des élèves résulte d’une combinaison de déterminants individuels, familiaux, sociaux et scolaires. Le contexte socio-économique demeure important : le niveau d’éducation de la mère ainsi que la proportion d’élèves bénéficiant de repas subventionnés sont notamment associés au niveau de littératie en santé. Mais les résultats montrent également que l’école dispose de leviers propres sur lesquels elle peut agir.

Les élèves scolarisés dans les établissements mettant en œuvre les politiques de promotion de la santé les plus complètes et les plus intégrées présentent plus souvent un niveau élevé de littératie en santé. Cette approche globale ne repose pas sur une action ou un programme isolé. Elle intègre différentes dimensions de la vie scolaire : l’organisation et le pilotage de l’établissement, les enseignements et les apprentissages, l’environnement physique et social, la participation des élèves et des personnels, les relations avec les familles et la communauté ainsi que l’accès aux services de santé et sociaux.

D’autres facteurs apparaissent également déterminants : la collaboration avec les parents, la formation des enseignants en promotion de la santé et leur propre niveau de bien-être sont tous associés, indépendamment des facteurs socio-économiques, à une meilleure littératie en santé des élèves.

Passer d’actions isolées à une véritable politique d’établissement

Ces résultats confortent l’approche dite des « milieux de vie » (settings approach), au fondement du modèle des écoles promotrices de santé. Il ne s’agit plus seulement de proposer aux élèves des séances spécifiques d’éducation à la santé, mais de créer un environnement dans lequel la santé est intégrée au fonctionnement quotidien de l’école.

L’un des principaux enseignements de l’étude est ainsi que la qualité, la cohérence et le degré d’intégration de la politique mise en œuvre comptent. Une politique de promotion de la santé ne peut être considérée comme une intervention simplement présente ou absente : la manière dont ses différentes dimensions s’articulent semble jouer un rôle dans les compétences développées par les élèves.

La collaboration avec les familles prend elle aussi tout son sens lorsqu’elle s’inscrit dans cette stratégie globale : les résultats suggèrent qu’une action partenariale isolée est moins susceptible de produire des effets qu’une démarche cohérente à l’échelle de l’ensemble de l’école.

Soutenir les enseignants, un levier de santé pour les élèves

L’étude apporte également un résultat particulièrement important concernant les professionnels de l’éducation. La formation des enseignants et leur bien-être ne constituent pas uniquement des enjeux professionnels : ils participent aux conditions qui permettent aux élèves de développer leurs compétences en santé.

Les analyses montrent en effet que les élèves dont les enseignants sont davantage formés à la promotion de la santé et déclarent un meilleur niveau de bien-être ont davantage de chances de présenter une littératie en santé élevée.

Ce résultat invite à considérer les enseignants comme des acteurs centraux de l’écosystème scolaire. Une politique ambitieuse de promotion de la santé des élèves suppose donc également de donner aux professionnels les compétences, les ressources et les conditions de travail nécessaires pour agir.

Un enjeu majeur : agir sur les inégalités de santé dès l’enfance

Les inégalités sociales continuent de peser fortement sur les compétences en santé des enfants. Mais l’étude montre que les caractéristiques de la politique scolaire et les ressources des enseignants restent associées à la littératie en santé après prise en compte de ces différences socio-économiques.

Les approches globales à l’échelle de l’école pourraient donc contribuer à atténuer les effets des inégalités sociales sur la littératie en santé. L’analyse des différents profils d’établissements confirme notamment que ce n’est pas un facteur isolé qui fait la différence, mais la combinaison entre contexte social, politique de promotion de la santé, formation des enseignants et bien-être professionnel. Développer la littératie en santé des enfants suppose de construire des environnements scolaires qui leur donnent effectivement les moyens de comprendre, d’évaluer et d’utiliser ces connaissances dans leur vie.

L’étude fournit ainsi de nouveaux arguments en faveur d’un investissement durable dans les écoles promotrices de santé, dans le développement professionnel des équipes éducatives et dans leur bien-être. Elle invite également à poursuivre les recherches longitudinales afin de mieux mesurer dans le temps les effets des transformations des politiques scolaires sur la littératie en santé, la santé et les parcours éducatifs des élèves.

Référence
Jourdan D., Kuo T.-Y., Tsai M.-C., Chen F.-L. (2026). The settings approach to health promotion in schools: examining the role of school policies in fostering student health literacy. Health Promotion International, 41, daag129. Publication : 10 septembre 2026.

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Lancement de l’ouvrage « Nothing About Them Without Them » à l’Université de São Paulo

Lancement de l’ouvrage « Nothing About Them Without Them » à l’Université de São Paulo

La Chaire UNESCO Éducations & Santé a le plaisir d’annoncer le lancement de son nouvel ouvrage, Nothing About Them Without Them: Children and Young People’s Participation in Health Promotion, consacré à la participation des enfants et des jeunes en promotion de la santé.

L’événement se tiendra le 10 juin, de 17h à 19h, à la Faculté de santé publique de l’Université de São Paulo, au Brésil, et pourra également être suivi en ligne.

Fruit d’un travail collectif associant des professionnels de la santé et de l’éducation, des chercheurs, des acteurs associatifs et des jeunes eux-mêmes, cet ouvrage interroge les conditions d’une participation réellement significative des enfants et des jeunes. Il met en lumière les enjeux liés au partage du pouvoir, à la reconnaissance de l’expérience des jeunes et à leur implication dans les décisions qui concernent leur santé, leur bien-être et leurs environnements de vie.

Le lancement réunira les éditeurs de l’ouvrage, ainsi que des jeunes, des étudiants et des professionnels, qui partageront leurs réflexions et expériences autour de la participation en santé.

L’événement se déroulera en anglais et en portugais, sans traduction.

Informations pratiques
Date : 10 juin, de 17h à 19h (heure de São Paulo, GMT-3)
Lieu : Sala Odair Pedroso, Faculdade de Saúde Pública, Universidade de São Paulo, Brésil
Participation en ligne : https://y.uca.fr/book-launch

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6ème édition de l’Atelier Mondial de Santé Communautaire – Intervenants confirmés

6ème édition de l’Atelier Mondial de Santé Communautaire – Intervenants confirmés

Les 9, 10, et 11 juin 2026 se tiendra la 6ème édition de l’Atelier mondial de santé communautaire.

La santé de la planète Terre est inextricablement liée à la santé et au bien-être humain. Les changements climatiques affectent en premier lieu les communautés les plus vulnérables. Ils accentuent les inégalités et menacent à la fois la santé humaine et environnementale. Ces défis sont aussi des occasions pour agir collectivement au niveau local, innover et promouvoir la justice climatique.  

Le thème de l’édition 2026, Relier santé planétaire, justice climatique et santé communautaire : du savoir à l’action, explore les liens entre santé planétaire, santé communautaire et bien-être. Nous nous intéresserons à la mobilisation des communautés face aux enjeux climatiques, en accordant une attention particulière à l’engagement des jeunes en tant qu’acteurs de changement, à la prise en compte des perspectives autochtones ainsi qu’aux enjeux de justice climatique.

Des exemples concrets seront présentés afin d’illustrer comment intégrer ces idées dans des pratiques professionnelles concrètes, que l’on soit praticien, chercheur, décideur ou acteur engagé. En articulant savoir et action, nous avons pour objectif d’inspirer des stratégies collectives qui s’attaquent aux causes profondes des crises environnementales, tout en favorisant des communautés en meilleure santé et plus résilientes.

 Qui peut participer ?

Professionnels, décideurs politiques, chercheurs, étudiants de différents horizons : tout acteur souhaitant élargir ses connaissances et ses compétences en matière de santé communautaire sera le bienvenu. En 2025, plus de 500 personnes de toutes les régions du monde ont participé à l’atelier.

Intervenants

Nous avons l’honneur d’accueillir cette année encore d’excellents contributeurs venus du monde entier, dont :

  • Eliana Martínez Herrera – Maître de conférences et chercheuse à l’École nationale de santé publique de l’Université d’Antioquia en Colombie
  • Mélanie Boivin – Directrice générale du Centres Mamik au Québec au Canada
  • Prof. Richard Osborne – Professeur émérite en santé mondiale et équité, Centre de développement en santé mondiale et équité, École de santé rurale de La Trobe, Université de La Trobe en Australie
  • Dr. Rudolf Abugnaba-Abanga – Chercheur en santé planétaire, WAC-SRT, Université des affaires et des études intégrées au Ghana et Centre médical universitaire d’Utrecht au Pays-Bas
  • Sarah Michaud – Association Promote Health Now au Maroc
  • Adil Mansouri – Ministère de la Santé et de la Protection Social au Maroc
  • Mary Ann Manahan – Doctorante, Groupe de recherche sur les conflits, Département d’études sur les conflits et le développement, Université de Gand en Belgique
  • Christelle Eugénie Gnimassou – Fondatrice et présidente de l’ONG Triomphe de l’Intérieur au Bénin
  • Mafoko Phomane – Militante pour la santé environnementale, groundWork, Les Amis de la Terre en Afrique du Sud

Format de l’atelier

L’Atelier mondial se déroulera sur 3 jours consécutifs, à raison de 3 heures et demie par jour. Afin de permettre la participation depuis différents fuseaux horaires, l’atelier sera proposé deux fois par jour.

  • La session 1 se déroulera de 10h00 à 13h30 à Paris, de 16h00 à 19h30 à Pékin et de 18h00 à 21h30 à Melbourne.
  • La session 2 se déroulera de 16h00 à 19h30 à Paris, de 7h00 à 10h30 à Los Angeles et de 11h00 à 14h30 à Buenos Aires.

L’atelier est conçu selon un format interactif afin de garantir la participation active des participants, à travers une série de conférences en ligne, combinées à des discussions en groupes plus restreints, les « hubs de santé communautaire ».

Les hubs de santé communautaire

Les hubs de santé communautaire sont des groupes de discussion proposés en plusieurs langues, notamment en anglais, en français et en espagnol (d’autres langues pourront être proposées selon les demandes et la disponibilité des facilitateurs). Les hubs permettent aux participants de partager leurs expériences, de développer leurs réseaux régionaux et internationaux et de travailler sur leur contribution personnelle.

Nous encourageons les participants à se réunir localement et à organiser leurs propres groupes (hubs) de santé communautaire. Ils peuvent suivre ensemble les conférences plénières en ligne, puis poursuivre leurs échanges en présentiel au sein de leurs groupes locaux.

Contribution personnelle

Les participants peuvent soumettre un travail individuel portant sur les principaux enseignements tirés de l’atelier. Chaque travail sera examiné et publié sur le site de la Chaire, afin de constituer une ressource de référence pour la communauté. À l’issue de l’atelier, un certificat est délivré par la Chaire UNESCO aux participants qui auront été présents durant les 3 jours (conférences plénières et sessions de groupe), après validation de leur travail personnel.

Langues

Les conférences en ligne se déroulent en anglais, en français ou en espagnol. Une traduction dans plus de 50 langues (dont l’anglais, le français, l’espagnol, le persan, l’arabe et le chinois) sera assurée grâce à une application basée sur l’Intelligence Artificielle (IA).

Inscription gratuite

L’atelier interactif se déroulera en ligne et est gratuit. Les praticiens, étudiants, décideurs politiques et chercheurs du monde entier sont invités à y participer. L’inscription est gratuite mais obligatoire en complétant le formulaire en ligne. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au jeudi 4 juin 2026, 16h00 CEST.

Organisateurs

Les organisateurs sont la Chaire UNESCO Éducations & Santé, l’Université Clermont Auvergne, l’Université de Huddersfield, l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP), l’Union Internationale pour la Promotion de la Santé et l’Education à la Santé (IUHPE-UIPES), le Réseau Francophone International pour la Promotion de la Santé, l’Association Européenne de Santé Publique (EUPHA) et le Centre Julius pour les sciences de la santé et les soins primaires, UMC d’Utrecht.

Plus d’information

Pour plus d’information sur l’atelier, nous vous invitons à vous renseigner sur le site internet dédié.

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EuroHealthNet Annual Seminar 2026 : promouvoir la santé à l’ère numérique

EuroHealthNet Annual Seminar 2026 : promouvoir la santé à l’ère numérique

Le 1er juin 2026, EuroHealthNet organise son séminaire annuel sur le thème « Health promotion and prevention in the digital era: from challenges to solutions ». L’événement se tiendra de 14 h à 17 h CEST, à l’Institut national de santé publique de Pologne, à Varsovie, et sera également accessible en ligne.

Dans un contexte marqué par l’accélération des technologies numériques et de l’intelligence artificielle, ce séminaire propose d’interroger les effets de la transformation digitale sur la santé et le bien-être des populations en Europe. Le numérique constitue désormais un déterminant majeur de santé, en interaction avec les conditions dans lesquelles les personnes naissent, grandissent, vivent, apprennent, travaillent et vieillissent.

Au cours des dernières années, les solutions numériques se sont largement développées dans le champ de la santé publique, notamment sous l’effet de la pandémie de COVID-19, avec l’essor de la télésanté, des plateformes numériques et des outils de suivi. Dans le même temps, de nouveaux cadres politiques et réglementaires — tels que l’Espace européen des données de santé, le Digital Services Act ou encore l’AI Act européen — redéfinissent les conditions de gouvernance, de protection et d’usage des données et des technologies.

Ces transformations soulèvent des questions majeures pour les acteurs de la santé publique : comment faire en sorte que le numérique et l’intelligence artificielle contribuent réellement à l’équité en santé et au bien-être ? Comment éviter qu’ils ne renforcent les inégalités existantes, les barrières d’accès ou certains risques pour la santé, notamment chez les enfants et les jeunes exposés aux effets des réseaux sociaux et des environnements numériques ?

Organisé à l’occasion du 40ᵉ anniversaire de la Charte d’Ottawa pour la promotion de la santé, le séminaire offrira un espace de réflexion sur le rôle des professionnels de santé publique dans ce paysage numérique en évolution rapide. Les échanges porteront à la fois sur les grands enjeux stratégiques pour la promotion de la santé et la prévention à l’ère numérique, et sur des initiatives concrètes visant à renforcer le bien-être numérique, la sécurité des enfants, la qualité des applications de santé, l’usage de l’intelligence artificielle ou encore les outils soutenant le vieillissement en santé.

Le programme comprendra deux sessions principales : une première consacrée aux considérations stratégiques pour une promotion de la santé et une prévention centrées sur l’équité à l’ère numérique, puis une seconde dédiée à la présentation d’initiatives prometteuses en Europe.

Cet événement s’inscrit pleinement dans les débats actuels sur les conditions d’un numérique au service de la santé, de l’équité et du bien-être, et non comme facteur supplémentaire de vulnérabilité ou d’exclusion.

Pour plus d’informations

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    Penser la grande vulnérabilité : une réflexion essentielle pour le soin, l’accompagnement et la prévention

    Penser la grande vulnérabilité : une réflexion essentielle pour le soin, l’accompagnement et la prévention

    Par Valérie Ivassenko

    À l’occasion de la parution de l’ouvrage Grande vulnérabilité et puissance d’être. Faire vivre la vigilance éthique, Sylvie Pandelé propose une réflexion philosophique et éthique à la fois sensible et exigeante, profondément ancrée dans l’expérience quotidienne de l’accompagnement.

    L’ouvrage prend pour point de départ une situation limite : l’accompagnement quotidien de personnes sans autonomie, sans parole, voire sans conscience réflexive de soi. Qu’elles se rencontrent dans le champ sanitaire, médico-social, gériatrique, du handicap sévère ou des soins palliatifs, ces situations mettent à l’épreuve les repères habituels du prendre soin. Elles interrogent les valeurs traditionnellement mobilisées, comme celle de responsabilité, de sollicitude ou de respect, et invitent à penser une vertu plus ajustée à ces zones d’extrême fragilité : la vigilance éthique.

    L’enjeu du livre dépasse le seul champ du soin. En construisant une véritable anthropologie philosophique de la grande vulnérabilité, Sylvie Pandelé nous invite à déplacer le regard : il ne s’agit plus seulement de reconnaître ce qui manque (autonomie, parole, raison, capacité d’agir…), mais de comprendre ce qui demeure, ce qui se manifeste, et ce qui surgit dans la relation. En s’appuyant sur la notion de « puissance d’être » développée par Spinoza, elle montre que la personne en grande vulnérabilité n’est pas seulement un être passif que l’on aide. Même lorsque sa présence semble minimale, elle peut être « cause de quelque chose » : elle transforme celui ou celle qui l’accompagne, suscite une attention renouvelée, appelle une capacité accrue d’agir, réoriente le regard porté sur soi, sur l’autre et sur le monde. Sa puissance d’être ne se manifeste pas nécessairement par ce qu’elle dit ou fait, mais par ce qu’elle fait advenir dans la relation.

    Une réflexion qui éclaire aussi les pratiques de prévention

    Cette réflexion s’avère tout aussi nécessaire et féconde pour le champ de la prévention et de la promotion de la santé. Elle invite à revisiter certaines notions centrales (raison, autonomie, conscience) qui traversent et orientent sans cesse les pratiques. Les acteurs de la prévention sont, eux aussi, confrontés à des vulnérabilités multiples, souvent cumulées : précarité, isolement, discriminations, fragilités éducatives, ruptures de parcours, atteintes à la santé mentale, exposition accrue aux risques sociaux ou environnementaux. Dans ces contextes, prévenir ne peut se réduire à informer, convaincre ou responsabiliser des individus supposés en capacité d’agir.

    Une éthique de la prévention appelle ainsi une posture professionnelle : une attention aux situations concrètes, à la singularité des personnes accompagnées, aux obstacles invisibles, aux formes de dépendance et d’interdépendance qui traversent toute existence humaine. Prévenir, c’est alors contribuer à créer les conditions dans lesquelles une personne, un groupe ou une communauté peuvent être reconnus, trouver appui, se projeter et habiter leur existence avec davantage de sécurité, de dignité et de pouvoir sur ce qui les concerne.

    L’ouvrage aide ainsi à penser autrement l’autonomie. Il invite à dépasser une conception trop étroite, fondée sur l’indépendance, la performance ou la seule responsabilité individuelle, pour ouvrir vers une autonomie relationnelle, située, soutenue par des liens, des milieux de vie et des institutions. Il interroge aussi les limites d’un discours sur le pouvoir d’agir lorsqu’il oublie celles et ceux pour qui l’action, l’expression d’un choix ou l’autonomisation demeurent empêchées ou incertaines.

    Cet ouvrage rappelle ainsi avec force que la grande vulnérabilité n’est pas une réalité à part. Il éclaire, avec une intensité particulière, ce qui traverse toute relation de soin, d’accompagnement ou de prévention : la fragilité des existences, l’importance des liens, et la nécessité de créer des conditions permettant à chacun d’être reconnu et soutenu.

    Pour toutes celles et ceux qui œuvrent dans les champs du soin, du médico-social, de l’éducation, de la prévention ou de la santé publique, ce livre constitue une contribution précieuse. Il invite à penser la vulnérabilité non seulement comme une fragilité à compenser, mais comme une réalité humaine partagée, à accueillir et à accompagner avec justesse.

    À propos de l’auteure
    Docteure en éthique et philosophie pratique, ancienne directrice d’établissements médico-sociaux, Sylvie Pandelé accompagne les étudiants, les professionnels et les équipes de direction du champ sanitaire et médico-social dans leurs réflexions et formations en éthique. Elle est également bénévole accompagnante en soins palliatifs. Son travail s’enracine dans une double expérience : celle de la pensée philosophique et celle de la rencontre concrète avec les personnes en grande vulnérabilité.

    Plus d’informations sur l’ouvrage

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    Le Brésil comme référence en promotion de la santé à l’école ? Un cycle de séminaires à la Faculté de santé publique de l’Université de São Paulo

    Le Brésil comme référence en promotion de la santé à l’école ? Un cycle de séminaires à la Faculté de santé publique de l’Université de São Paulo

    À l’occasion du séjour de Didier Jourdan comme professeur invité à la Faculté de santé publique de l’Université de São Paulo (USP), un cycle de séminaires intitulé « Le Brésil comme référence ? La promotion de la santé à l’école au Brésil dans une perspective globale » est organisé autour de l’expertise brésilienne en matière de promotion de la santé à l’école. En prenant appui sur une diversité d’initiatives développées dans le pays, Didier Jourdan explorera leur contribution aux réflexions internationales sur les politiques, les pratiques et les cadres de référence en matière de santé à l’école.

    Les séminaires permettront notamment d’aborder les formes de gouvernance, la participation des élèves, le travail intersectoriel et les liens avec les soins primaires. Ils porteront également sur les stratégies de mise en œuvre dans différents territoires, en tenant compte de la diversité régionale, des vulnérabilités sociales et des contextes marqués par de fortes inégalités. Les échanges permettront également d’identifier les obstacles politiques, institutionnels et pédagogiques, ainsi que les leviers permettant de faire de l’école un espace de droits, de bien-être et d’équité. Le cycle visera enfin à interroger le potentiel de l’expérience brésilienne pour nourrir les agendas mondiaux de recherche, l’élaboration des politiques publiques et les standards internationaux des écoles promotrices de santé.

    Ce cycle s’inscrit dans une dynamique de coopération académique internationale, avec une perspective de production et de publication collective dans le cadre de la Chaire UNESCO et du Centre collaborateur OMS Global Health & Education.

    Les séminaires s’adressent aux universitaires, étudiants, chercheurs et professionnels des champs de la santé, de l’éducation et des politiques publiques.

    Dates : 20 mai, 27 mai, 3 juin, 10 juin et 24 juin 2026
    Horaire : 11 h 00 – 12 h 30, heure de São Paulo (GMT-3)
    Format : hybride — en présentiel à la Faculté de santé publique de l’Université de São Paulo et en ligne
    Langue : portugais, avec traduction simultanée en anglais et en français.

    Lien unique de connexion aux séminaires : https://y.uca.fr/link-seminario

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    Café de l’IReSP : que deviennent les jeunes après un programme de prévention du surpoids ?

    Café de l’IReSP : que deviennent les jeunes après un programme de prévention du surpoids ?

    Dans le cadre de ses Cafés scientifiques, l’IReSP propose un webinaire consacré au devenir à long terme des actions de prévention du surpoids et de l’obésité chez les adolescents.

    Si les programmes de prévention sont aujourd’hui nombreux, la question de leurs effets dans la durée reste encore peu documentée. Les changements engagés pendant l’adolescence se maintiennent-ils au passage à l’âge adulte ? Quels facteurs facilitent, ou au contraire freinent, cette continuité ? Quels besoins d’accompagnement émergent à cette période charnière de la vie ?

    Le webinaire présentera les travaux menés dans le cadre du projet « Devenir post-intervention des adolescents de l’essai PRALIMAP-INÉS », fondé sur le suivi d’anciens participants plusieurs années après leur prise en charge. Les recherches portent notamment sur l’évolution de leur état de santé, de leurs habitudes de vie et des conditions favorisant le maintien des changements engagés.

    Le projet explore également une modalité innovante d’accompagnement à distance : un dispositif de e-coaching destiné à de jeunes adultes en situation de surpoids ou d’obésité. Cette approche vise à soutenir les participants dans leur quotidien en tenant compte de leurs contraintes et de leurs usages numériques.

    À cette occasion, Florian Manneville, chercheur au sein du Laboratoire INSPIIRE UMR 1319, présentera les objectifs du projet, sa méthodologie ainsi que les principaux résultats obtenus.

    Ce webinaire offre un éclairage intéressant sur les enjeux de continuité des actions de prévention et d’accompagnement à destination des jeunes, à un moment clé des parcours de vie.

    Informations pratiques

    Publié par Didier dans Actualités