Didier

L’environnement scolaire, ça compte dans la réussite éducative et la santé !

L’environnement scolaire, ça compte dans la réussite éducative et la santé !

Les conditions de vie dans les établissements scolaire jouent un rôle important dans la réussite éducative, le bien-être et la santé des élèves. Qu’il s’agisse de l’environnement physique ou social, la qualité de vie à l’école, au collège ou au lycée constitue l’un des déterminants d’une éducation réussie. Les établissements scolaires comme les collectivités territoriales sont largement engagés dans un travail de fond en vue de l’accueil des élèves dans les meilleures conditions possibles. Dans le cadre du programme WASH, l’OMS Europe vient de produire un guide visant à les soutenir dans ce domaine. Ce guide intitulé « Améliorer la santé et l’apprentissage grâce à une meilleure eau, de meilleures installations sanitaires et une meilleure hygiène dans les écoles, un dossier d’information destiné au personnel scolaire » est centré sur les questions d’eau, de toilettes et d’hygiène. Il offre une vue d’ensemble des enjeux en milieu scolaire et propose une démarche structurée et durable pour tous les établissements.

Lien vers la publication et le pdf sur le site de l’OMS.

Le guide rappelle qu’un accès suffisant à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement (WASH) dans les écoles est un droit de chaque enfant, comme le reconnaissent l’Agenda 2030 pour le Développement Durable, le Protocole sur l’Eau et la Santé et la Déclaration d’Ostrava sur l’Environnement et la Santé. Dans la région européenne, l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement dans les écoles présente des défis nombreux et variés. Pour obtenir de meilleurs résultats en matière d’éducation et de santé, une surveillance de haute qualité est indispensable afin de sensibiliser et de faire avancer les choses. Cette publication propose un outil pratique pour aider les pays à renforcer la surveillance du programme WASH dans les écoles. Les conclusions de cette étude serviront à élaborer des dispositions réglementaires favorables et à préserver la santé, le bien-être, la dignité et les performances cognitives des enfants. Cet outil permet également aux pays d’utiliser les données collectées pour faciliter le dialogue politique et étayer les rapports internationaux, notamment sur les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable liés au programme WASH dans les écoles.

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Une brochure pour mieux vivre ensemble à l’école

Une brochure pour mieux vivre ensemble à l’école

Le site climatscolaire.ch présente la brochure « Mieux vivre ensemble à l’école », destinée aux professionnels des établissements scolaires et réalisée par des spécialistes praticiens des cantons de Neuchâtel et de Genève en Suisse. Elle présente des démarches, des réflexions et des exemples d’activités pratiques qui ont pour but de développer le mieux vivre ensemble et la prévention des violences à l’école.

Suite à une première version éditée en 2004, la brochure a été mise à jour dans cette édition 2019. Tous les contenus ont été actualisés et complétés avec deux nouveaux chapitres. Ils sont accessibles directement sur ce site depuis la page brochure.

Les liens et les indications bibliographiques donnent accès à des informations complémentaires. Pour les cantons de Suisse latine, d’autres ressources sont à disposition via les adresses de référence indiquées.

Bonne lecture !

Aperçu de la Brochure « Mieux vivre ensemble à l’école » :

Mieux vivre ensemble à l’école : un défi permanent

Les élèves vivent, se construisent, se développent et s’épanouissent au sein de l’école ou de leur établissement pendant toute leur scolarité. Cette brochure est destinée aux professionnels des établissements scolaires. Elle vise à développer le mieux vivre ensemble et la prévention des violences à l’école. Elle propose des points de repère, des exemples d’itinéraires pour marcher collectivement sur le chemin du mieux vivre ensemble à l’école. La plupart d’entre elles peuvent être mises en œuvre de manière progressive, sans difficultés particulières, en s’appuyant sur les expériences et ressources quotidiennes déjà disponibles. Les démarches présentées correspondent aux activités les plus couramment développées aujourd’hui dans nos écoles pour mieux vivre ensemble. Cette brochure est centrée sur les dimensions éducative et sociale de l’école et en décrit quelques aspects pratiques. Ces dimensions socio-éducatives sont complémentaires à la dimension pédagogique, qui s’en trouve renforcée. L’école est un univers complexe. Tous souhaitent d’une manière ou d’une autre qu’elle soit un lieu où il fait bon vivre et apprendre. Or, un climat scolaire bénéfique n’est pas acquis d’avance. Il se construit collectivement. Il demande de l’investissement, des réajustements et parfois une contribution particulière. Des activités, petites ou grandes, menées en classe ou à l’échelle de l’établissement, impliquant élèves et professionnels de l’école, se révèlent être utiles, efficaces, sources de bien-être et riches en apprentissages.

Lien vers la Brochure  Mieux vivre ensemble  en un fichier :https://www.climatscolaire.ch/wp-content/uploads/Brochure-mieux-vivre-ensemble-complete.pdf

 

 

 

 

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Les médias au cœur de l’éducation à la santé

Les médias au cœur de l’éducation à la santé

Médiasphères, un jeu de plateau en Éducation aux Médias

La capacité à user de façon adéquate des médias (réseaux sociaux, internet, médias audiovisuels, papier…) est au cœur de la littératie en santé c’est-à-dire des compétences nécessaires à chacun pour prendre soin de sa santé. En effet, qu’il s’agisse de savoir trouver une information fiable sur la santé (et donc identifier les sources), résister à la pression de la publicité ou des normes véhiculées par les médias (consommation alimentaire, alcool par exemple) ou faire un bon usage des réseaux sociaux (dont l’impact sur la santé psychologique et sociale peut être potentiellement négatif), un travail éducatif en famille, dans la communauté ou à l’école est indispensable.

Le Réseau CANOPE a publié un outil particulièrement pertinent pour aborder ces problématiques avec des jeunes du CM au Lycée. Médiasphères est un jeu de plateau pour éduquer aux usages des médias et d’internet. Il peut être utilisé en classe et dans le cadre d’activités scolaires et périscolaires. Conçu dans une démarche de co-design, il est le fruit d’une réflexion entre enseignants et Réseau Canopé.

Médiasphères est à la fois :

  • un jeu de société ;
  • un support pour organiser des mini-débats ;
  • un ensemble de questions pour clarifier les notions à connaître sur les réseaux sociaux ;
  • des mises en situation pour rappeler les bonnes pratiques sur internet.

Le but de ce jeu est de proposer un moment de réflexion collective autour de l’éducation aux médias et de l’enseignement moral et civique. Les échanges engendrés par les questions du jeu permettront de donner la parole aux participants et d’évoquer des situations qu’ils ont pu vivre. Le maitre de jeu (professeur, éducateur, CPE, assistant d’éducation, personnel de santé, animateur,…) s’appuiera, pour mener les débats, sur les éléments proposés dans le livret d’accompagnement, complétera les réponses des joueurs, clarifiera le vocabulaire et les différentes notions évoquées, rappellera la loi.

Comment se déroule une partie ?

Les joueurs sont assis autour du plateau  de jeu posé sur une grande table ou au sol, répartis en équipes de 3 ou 4, jusqu’à 4 équipes. Le maître du jeu dispose d’un livret qui comporte les réponses aux questions, ainsi que des pistes pédagogiques pour aller plus loin.
Les cartes de jeu, regroupées autour de 3 couleurs et posées sur le plateau, portent sur 3 thèmes d’éducation aux médias :

  • Ma vie numérique, pour explorer toutes les questions portant sur les données personnelles ;
  • Citoyen(ne) numérique, pour comprendre la loi sur internet et l’usage des objets numériques ;
  • Connecté(e), pour aborder les problématiques de l’hyperconnexion.

Le jeu est prévu pour des élèves du CM au lycée, d’où la nécessité de choisir des cartes adaptées au niveau.  Le choix sera aussi fonction de la place du jeu dans la démarche pédagogique.

Chaque équipe choisit un pion et un « média-support », qu’elle positionne sur sa base (un des 4 coins du plateau de jeu). Les pions sont déplacés sur le plateau de jeu selon le lancer du dé.
Pour chaque carte-question, dont la difficulté est indiquée par une, deux ou trois étoiles, l’équipe doit répondre à une question ouverte, un QCM, un Vrai/Faux, une charade ou un rébus pour deviner un mot et l’expliquer.

La recherche de la solution se fait en équipe, les joueurs se concertent à voix haute, le temps de réflexion accordé aux équipes étant limité par le sablier. Le « média-support » est destiné à collecter des « média-jetons », preuves de réussite aux énigmes proposées dans les cartes.
Le maître de jeu anime les débats générés par les questions et les énigmes, en fonction des situations évoquées par les joueurs, en tenant compte des pistes proposées sur le livret de jeu, et reste juge pour la validation des réponses, selon l’âge et le niveau des joueurs.

La situation de jeu proposée aux enfants et aux adolescents assis autour du plateau, favorise les échanges. Les discussions générées par les questions sont très riches, chacun pouvant apporter ses impressions, ses connaissances, son vécu.  Le professeur, l’animateur, l’adulte assis au milieu des jeunes fait partie du jeu, se positionne en arbitre, avec le regard bienveillant de celui qui conseille et ne juge pas.

Les thématiques évoquées dans les cartes et la méthodologie employée dans le scénario de jeu amènent les élèves à acquérir certaines compétences du socle commun, notamment dans la maitrise des techniques usuelles de l’information et de la communication (traitement des données, notions de propriété intellectuelle, de droits et libertés, attitude critique et réfléchie vis-à-vis de l’information, attitude de responsabilité dans l’utilisation des outils interactifs), mais aussi du fait de la participation à des débats, des compétences sociales et civiques, et de la maîtrise de la langue française.

Le jeu de plateau Médiasphères est disponible en prêt aux établissements du 1er et 2nd degrés abonnés aux services du Réseau Canopé. Il  est aussi disponible à l’achat, au prix de 60 €, uniquement en Ateliers Canopé

Le réseau CANOPE propose également une formation  de 2 heures, sur place, destinée aux enseignants et aux équipes pédagogiques, afin de comprendre les bonnes pratiques des réseaux sociaux et mettre en place des activités ludiques autour de l’éducation aux médias. Les participants sont invités à découvrir et s’approprier le jeu Médiasphères pour se former sur les thématiques liées à l’usage du numérique, proposer des activités ludiques autour de l’éducation aux médias, et mettre en place des échanges et débats entre les joueurs autour de leurs usages du numérique et des réseaux sociaux, afin de développer leur sens critique et leur rappeler la loi. La formation contient : une présentation du jeu et la mise en place d’une partie ; la gestion des débats générés par les cartes-questions et rappel du cadre réglementaire des usages internet ;  la présentation de pistes pédagogiques permettant de poursuivre la réflexion ; une discussion autour des projets de mise en place d’activités autour du jeu dans la structure concernée.

Lien vers Canopé Médiasphères : https://www.reseau-canope.fr/notice/mediaspheres.html

Le site national Eduscol propose des ressources d’accompagnement à l’éducation aux médias et à l’information :

https://eduscol.education.fr/pid29737/education-aux-medias-et-a-l-information.html

https://eduscol.education.fr/cid72525/presentation-de-l-emi.html

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Effets de l’exposition des enfants et des jeunes aux écrans : des données pour agir

Effets de l’exposition des enfants et des jeunes aux écrans : des données pour agir

Une revue solide des données scientifiques sur les effets de l’exposition des enfants et des jeunes aux écrans vient d’être publiée par le HCSP. Enfin, une approche qui met à distance tant la dramatisation de l’effet des écrans (nos enfants vont tous devenir des idiots !) que la banalisation des comportements (ce sont de nouveaux modes de vie, c’est comme ça !). Oui les effets sont contradictoires : bénéfiques sur certains apprentissages et nocif sur le sommeil. Oui, les comportements associés ont un effet sur le surpoids. Oui, ces effets diffèrent selon les catégories sociales. Oui, comme pour tout ce qui concerne la santé, il convient de travailler sur l’écosystème de vie des enfants, leur éducation et le développement des compétences éducatives tant des familles que des professionnels. Oui, la prise en compte des inégalités sociale est décisive. Nous avons tout pour l’action. Bravo au HCSP !

Le lien vers l’avis du HCSP

Le résumé de l’avis du haut conseil :

Les écrans font aujourd’hui partie du quotidien.

L’analyse de la littérature apporte des éléments contradictoires de l’effet des écrans sur le développement cognitif de l’enfant et sur les troubles de la santé mentale. Les conséquences sur le sommeil sont établies et sont plus importantes si le temps d’utilisation augmente. Ce sont les comportements associés qui sont responsables de l’augmentation du surpoids : prises alimentaires augmentées, temps de sommeil réduit et qualité de sommeil altérée. Les chercheurs font état d’un risque significatif lorsque les enfants et les adolescents ont accès à des contenus sexuels et pornographiques, ou violents. Les écrans peuvent avoir des effets positifs dans des situations précises. Il existe des différences de comportements vis-à-vis des écrans en fonction des catégories sociales.

Le HCSP fait les recommandations suivantes :

  • Interdire les écrans pour les enfants de moins de 3 ans et les écrans 3D pour ceux de moins 5 ans.
  • Ne pas disposer d’écran dans la chambre des enfants et ne pas les laisser regarder la télévision une heure avant l’endormissement.
  • Accompagner la consommation d’écran en fonction de leur nature (tablette, télévision, jeu vidéo…) et des catégories d’âge.
  • Trouver un équilibre entre autorisation et interdiction et consacrer du temps aux autres activités.
  • Pour les parents et les encadrants, être capable de repérer les signes d’alerte d’une utilisation excessive des écrans et demander aide et conseil à celles et ceux qui connaissent les risques du numérique.
  • Les nombreuses incertitudes scientifiques soulignent le besoin de développer la recherche.
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Enseignants et élèves en souffrance : « Guide Pratique pour des Partenariats entre École et Pédopsychiatrie

Enseignants et élèves en souffrance : « Guide Pratique pour des Partenariats entre École et Pédopsychiatrie

L’ouvrage « Enseignants et élèves en souffrance : Guide Pratique pour des Partenariats entre École et Pédopsychiatrie », a été rédigé par Nicole Catheline, pédopsychiatre spécialiste des relations des enfants et adolescents en avec la scolarité, avec Sylvie Dieumegard, Yves Gervais et Marie-Thérèse Roux. Il propose de développer les expériences professionnelles conjointes de plusieurs acteurs du service public appartenant à l’école et à la pédopsychiatrie et intervenant dans le cadre de la prévention. Ces deux institutions, lorsqu’elles collaborent avec un objectif bien défini, œuvrent efficacement dans l’intérêt des enfants et des adolescents. Son propos est de donner des pistes de réflexion sur des modèles possibles de collaboration en tentant de mettre en avant les conditions de réussite et les inévitables difficultés qui faut savoir anticiper et résoudre.

Qu’ils soient malades dans l’école ou malades de l’école, les enseignants et les élèves en souffrance sont trop souvent ignorés. Quand ils ne le sont pas, ils sont généralement « externalisés » pour être pris en charge par une médecine individuelle et spécialisée… Nicole Catheline et son équipe proposent ici une autre voie. C’est la voie de la prévention et de l’accompagnement bienveillant dès l’apparition des premiers signes préoccupants. C’est, surtout, la voie de la collaboration et du partenariat au service des acteurs de l’institution scolaire. Pas question de se renvoyer les responsabilités, en une partie de ping-pong infernale, entre partenaires rivaux. Pas question, non plus, de « découper la personne en tranches » en ignorant que les dimensions affectives et cognitives, personnelles et professionnelles, sont étroitement liées et en interaction permanente. Pas question, enfin, de jouer aux « apprentis sorciers » en s’improvisant psychologue ou pédagogue sans en avoir la formation et les compétences.Forts d’une expérience de trente années, les auteurs de ce livre nous proposent une méthodologie rigoureuse pour un vrai travail partenarial entre professionnels de santé et professionnels de l’éducation. Ils nous présentent des exemples particulièrement convaincants de dispositifs structurés de collaboration. Ils nous montrent comment la souffrance au travail ou le décrochage scolaire peuvent être pris en charge par des équipes ou des binômes pluridisciplinaires afin d’éviter une externalisation systématique et une médicalisation excessive. Ce livre s’adresse aussi bien aux enseignants et cadres éducatifs, qu’aux infirmiers, éducateurs spécialisés, psychologues et médecins. Tous y trouveront des analyses et des outils grâce auxquels ils pourront mieux prendre soin ensemble de toutes les personnes qui fréquentent l’École.

Pour la chaire UNESCO « Educations & Santé », le bien-être des élèves est un élément fondamental de la promotion de la santé à l’école. Ce guide qui s’appuie sur l’expérience de ses auteurs est une mine d’idées opérationnelles pour renforcer le travail intersectoriel.

https://esf-scienceshumaines.fr/pedagogie/344-enseignants-et-eleves-en-souffrance.html

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Éducation et santé environnementale

Éducation et santé environnementale

L’amélioration de la santé de tous et la réduction des inégalités passe par un travail renouvelé sur l’environnement physique des écoles. Deux études, conduites en Amérique du Nord, mettent en évidence le lien existant entre pollution dans l’environnement scolaire et réussite éducative (évaluations en lecture et mathématiques, problèmes de comportement et absences). Ces études concernent l’influence de la pollution liée aux axes routiers d’une part et aux sites industriels d’autre part.

La réussite éducative et les facteurs qui l’influencent constituent des enjeux fort pour la santé publique. En effet, les données montrent que le niveau d’éducation influence fortement sur la santé. Comme le souligne le rapport de l’OCDE sur les apprentissages en santé, « Il ne s’agit pas en premier lieu de fournir un apprentissage plus spécifique basé sur la santé, mais de reconnaître et d’investir dans l’impact plus large de l’apprentissage général dans les contextes éducatifs tout au long de la vie ». Pour améliorer la santé et réduire les inégalités, la première priorité est d’avoir tous les élèves à l’école et d’assurer leur réussite scolaire. Les objectifs de santé sont indissociables des objectifs éducatifs, les écoles qui promeuvent la santé sont avant tout des écoles où la qualité de l’éducation offerte aux élèves est élevée.

Aux côtés des enjeux de gestion de l’école, de liens avec les familles et la communauté, de disponibilité des services médicaux et sociaux en milieu scolaire, d’enseignement (connaissances et compétences générales, parcours éducatif de santé), l’environnement physique et social est un déterminant de la réussite éducative des élèves. En effet, les enfants et les jeunes passent 40% de leur temps éveillé à l’école, les facteurs liés à l’air environnant, à la ventilation, à l’éclairage, au bruit, aux sanitaires, à la propreté des locaux, à la restauration sont des éléments clés de la réussite éducative.

Les collectivités territoriales consentent des efforts considérables dans ce domaine notamment en matière de cantines scolaires et de sanitaires. En ce qui concerne la pollution, nous n’en sommes qu’au début d’une évolution qui doit impérativement conduire à penser de façon renouvelée l’écosystème éducatif. En effet, les espaces scolaires accueillent des enfants et les jeunes, c’est à dire des personnes en développement, des personnes dont le système nerveux et les autres systèmes biologiques sont en cours de maturation. L’impact à long terme des facteurs sociaux et environnementaux est bien plus élevé que pour les adultes. Les approches qui régissent l’organisation des écoles doivent se fonder sur les données issues de la recherche tant sur les questions d’exposition que d’impact sur les plus jeunes.

Promouvoir la santé des enfants et des jeunes c’est leur transmettre les connaissances, les compétences et la culture leur permettant de prendre en charge leur propre santé et de contribuer collectivement aux évolutions favorables à la santé. Ce n’est possible que si chaque élève bénéficie d’un environnement scolaire adéquat. Ceci est d’autant plus décisif que les inégalités en matière de logement pénalisent déjà les enfants les plus vulnérables socialement. Il est nécessaire de faire alliance (chercheurs, État, collectivités, professionnels, associations, parents, élèves…) pour agir sur l’environnement scolaire et éviter de voir l’école contribuer à amplifier les effets délétères de certains facteurs environnementaux sur l’éducation et la santé.

Does Pollution Drive Achievement? The Effect of Traffic Pollution on Academic Performance (Jennifer Heissel, Claudia Persico et David Simon 2019)

The Effects of Local Industrial Pollution on Students and Schools (Claudia Persico et Joanna Venator 2019)

D’autres études sur la question de l’air dans les bâtiments scolaires

The Effect of Indoor Air Pollution on Cognitive Performance: Evidence from the UK (2018)

The Long-Run Economic Consequences of High-Stakes Examinations: Evidence from Transitory Variation in Pollution (2016)

D’autres ressources

Guide qualité de l’air intérieur

Le plan national santé environnement sur la qualité de l’air intérieur

Publié par Didier dans Actualités
Développer le pouvoir d’agir des professionnels en créant des ressources avec eux

Développer le pouvoir d’agir des professionnels en créant des ressources avec eux

Les travaux de recherche comme l’analyse fine des pratiques ordinaires des professionnels ont permis de mettre en évidence les leviers et obstacles à la promotion de la santé à l’école. Un grand nombre de recommandations ont été produites (voir par exemple celles de l’OMS, de l’Unesco ou du réseau des écoles pour la santé en Europe).

L’enjeu pour aujourd’hui n’est pas seulement que certaines écoles deviennent des « championnes de la santé » en remplissant tous les critères mais bien de s’assurer que toutes les écoles peuvent progresser.  Pour cela, il convient de les prendre là où elles sont. En effet, l’École avec un grand E n’existe pas, on observe une grande variété de situations différentes (liées au contexte culturel et social, aux ressources humaines, aux besoins des élèves …) qu’une démarche standard d’implantation peut conduire à négliger. La priorité est de permettre à toutes les écoles de développer des pratiques (accessibles et compatibles avec le contexte) qui contribuent de façon positive à la santé des enfants et des jeunes. C’est un enjeu majeur dès lors qu’il s’agit de réduire les inégalités et de permettre à tous les établissements scolaires, notamment ceux installés dans les espaces les plus vulnérables, d’exploiter tout leur potentiel en vue de la réussite de tous les élèves et de l’action sur les différents déterminants de la santé. Les trois objectifs d’une école inclusive, équitable et en santé sont indissociables.

La démarche qui consiste à inviter les équipes éducatives à appliquer les « bons outils » c’est-à-dire des outils conçus par des chercheurs ayant fait la preuve de leur efficacité dans des expérimentations randomisées a montré ses limites. Les bilans d’un grand nombre de réformes ou d’innovations pédagogiques, y compris celles qui étaient fondées sur une approche « evidence-based », sont décevants. Une fois mises en place et évaluées en contexte ordinaire, ces méthodes ne produisent pas les effets positifs attendus (voir réf. dans Bryk, 2017).

Une autre approche consiste à créer les conditions d’une valorisation, d’une mutualisation et d’un enrichissement des pratiques en matière de promotion de la santé des enfants. Il s’agit de contribuer à accroître le pouvoir d’agir des enseignants en élaborant avec eux de nouvelles ressources et en organisant un dispositif de formation et d’accompagnement. Le modèle est celui de la conception continuée dans l’usage (« Design-based research ») tel que formalisé par Sylvie Cèbe et Roland Goigoux (2018). Il s’agit donc de travailler avec les équipes enseignantes et les autres acteurs de l’éducation, dans la diversité des contextes scolaires, à créer des ressources adaptées et répondant à des besoins.

Cette approche est portée par la Chaire UNESCO « EducationS & Santé » et le laboratoire ACTé, elle a été choisie en Nouvelle-Calédonie pour le développement de l’éducation à la santé de tous les élèves. Une note de présentation du dispositif « Réussir, être bien, être ensemble » peut être consultée.

Publié par Didier dans Actualités
Temps d’échange et de formation avec une équipe d’Oulan Bator en Mongolie

Temps d’échange et de formation avec une équipe d’Oulan Bator en Mongolie

Dans le cadre du Partenariat entre le Conseil Départemental de l’Allier, la chaire UNESCO et l’INSPE, Carine Simar et Philippe Cury, ont rencontré une délégation mongole le 18 octobre dernier. Cet échange a permis de discuter des enjeux de prévention (prise en compte des publics vulnérables et des spécificités du pays, tel que les enfants en situation de handicap ou la population non sédentarisée), qui sont une priorité pour la province d’Uvurkhangaï. Parmi les points forts des échanges, nous retiendrons que la multiplicité des savoirs,- savoirs scientifiques, savoirs culturels, savoirs spirituels, – est en jeu dans l’action de prévention.

Ce fut également un premier contact important pour la Chaire UNESCO ÉducationS & Santé, avec laquelle des collaborations sont envisagées et pourraient conduire à l’accueil des étudiants dans les diplômes de Licence professionnelle et Master Santé, à la désignation d’un représentant de la Chaire dans le pays, et au partage de connaissances.

Enfin, les étudiants de 2ème année du Master Santé Publique ont bénéficié d’une intervention sur la prévention et l’éducation à la santé en Mongolie.

 

La délégation mongole était composée des personnes suivantes : Mme Sainjargal BYAMBADORJ, directrice du département de la politique sociale auprès de la mairie et responsable de la coopération internationale ; Mme Banzragch NAVAANTUYA, médecin à l’école maternelle des handicapés ; Mme Battsetseg DORJDAGVA, médecin traditionnel au CHR d’Arvaikheer ; M. Amartuvshin DASHKHUU, kinésithérapeute au CHR d’Arvaikheer ; Mme Narantsetseg RADNAABAZAR, médecin pédiatre et responsable en chef du département de la politique sociale auprès de la mairie ; et Mme Tungalag, interprète.

 

Pour en savoir plus: https://www.allier.fr/222-la-mongolie.htm

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Colloque international « Les adolescent(e)s d’aujourd’hui : Penser leur bien-être en contexte scolaire et hors scolaire ». 27 et 28 mai 2020, Université de Saint-Etienne.

Colloque international « Les adolescent(e)s d’aujourd’hui : Penser leur bien-être en contexte scolaire et hors scolaire ». 27 et 28 mai 2020, Université de Saint-Etienne.

Le colloque intercontexte scolaire et hors scolaire est organisé par le département des sciences de l’éducation de Saint-Étienne en collaboration avec l’ESPE de Lyon 1 – site de Saint-Étienne. Il a pour objectif d’offrir un espace d’échanges entre chercheurs et professionnels de l’éducation sur le bien-être des adolescents. Il permettra ainsi d’avoir une vision globale de l’adolescence en prenant en considération sa complexité et sans la réduire à un champ disciplinaire ou professionnel.

Ce colloque se déroulera sur le site Tréfilerie de l’université Jean Monnet de Saint-Etienne, le mercredi 27 et le jeudi 28 mai 2020. Si vous souhaitez participer, l’appel à communication est ouvert jusqu’au 8 février.

Le colloque est entièrement gratuit. Si vous souhaitez assister au colloque ou plus spécifiquement aux conférences sans communiquer, une inscription préalable sera nécessaire.

Appel à communication

L’adolescence est une période de changements physiques, intellectuels et socio-affectifs, impactée par le contexte culturel et socioprofessionnel. Ce colloque propose de s’intéresser de manière plus générale au bien-être des adolescent(e)s et plus précisément à leur bien-être subjectif, défini au sein des débats actuels par la « satisfaction à l’égard de sa vie ».

Comment accompagner les jeunes au mieux pour surmonter cette période particulière de construction identitaire ?

Comment favoriser leur bien-être ?

L’enjeu du colloque est aussi d’apporter un regard international, essentiel pour enrichir le débat sur le bien-être des adolescent(e)s en contexte scolaire et hors scolaire. Cette rencontre pluridisciplinaire a enfin pour objectif de réunir des chercheurs et des praticiens ayant une approche différenciée et complémentaire de l’adolescence. Celle-ci permettra ainsi d’avoir une vision globale de l’adolescence en prenant en considération sa complexité et sans la réduire à un champ disciplinaire ou professionnel.

L’évènement se propose d’ouvrir la réflexion sur deux axes :

AXE 1 : Le bien-être des adolescent(e)s à l’ère du numérique/ des réseaux sociaux :

Le premier axe nous invite à nous positionner du côté des adolescent(e)s et notamment à questionner l’influence de ses différents contextes de vie, en constante mutation, sur leur bien-être. Il s’agira notamment de donner une place particulière à différentes thématiques : les relations aux pairs, les conduites à risque, les nouveaux modèles d’identification.

AXE 2 : Accompagnement et prise en charge du bien-être des adolescent(e)s :

Le deuxième axe se centre sur l’entourage des adolescent(e)s et ce, dans leurs différents contextes de vie. Il s’agit de se questionner sur l’accompagnement et la prise en charge des adolescent(e)s d’aujourd’hui pour favoriser leur bien-être. Nous proposons d’ouvrir le champ de la réflexion sur plusieurs thématiques : le contexte familial, le contexte scolaire, l’accompagnement hors école.

Modalités de soumission

L’appel à communication est décrit dans l’onglet Le colloque-appel à communication. La date limite de soumission est fixée au vendredi 7 février.

Télécharger le formulaire de soumission puis l’envoyer dûment rempli en format Word à : colloqueSDE.2020@univ-st-etienne.fr

Pour plus d’informations : https://colloque-adolescences.univ-st-etienne.fr/fr/modalites-de-soumission.html

Contact 

Pour tout renseignement : colloqueSDE.2020@univ-st-etienne.fr

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Le projet de loi de finances pour la Prévention en Santé

Le projet de loi de finances pour la Prévention en Santé

Le Ministre des Solidarités et de la Santé a publié, en Octobre 2019, l’annexe au projet de loi de finances pour la Prévention en Santé, comportant les éléments suivants : une  présentation stratégique de la politique transversale, qui expose ses  objectifs  et les moyens mis en œuvre pour les atteindre dans le cadre interministériel ; une  présentation détaillée de l’effort financier consacré par l’État à la politique transversale ; une présentation de la manière dont chaque programme budgétaire participe, au travers de ses différents dispositifs, à la politique transversale.

La politique intersectorielle en faveur de la santé est pilotée au niveau du Comité interministériel pour la santé (CIS). Le Premier ministre a rappelé que « la prévention doit devenir centrale dans toutes les actions qui visent à améliorer la santé de tous nos concitoyens ». Pour la première fois en France, l’ensemble du Gouvernement s’est engagé résolument pour que la promotion en santé et la prévention soient au cœur des priorités de la politique de santé. Avec la parution du premier Plan National de Santé Publique (PNSP)  » Priorité prévention « , l’ensemble des acteurs et décideurs du monde de la santé et des autres secteurs sont conviés à un projet d’envergure pour améliorer la santé de la population.

Ce document très riche permet de disposer d’un premier panorama des politiques contribuant à l’action sur les différents déterminants de la santé. Les programmes concourant à la politique intersectorielle de santé et les crédits affectés sont ainsi détaillés dans le texte.

Pour en savoir plus :

https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/2020/pap/pdf/DPT/DPT2020_prevention_sante.pdf

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