La chaire UNESCO Éducations & Santé sera présente lors du Forum des Chaires UNESCO et Partenaires : Transformer les savoirs pour l’avenir de l’Afrique qui se tiendra du 30 septembre au 2 octobre, à Addis-Abeba. Organisée par l’UNESCO sous le patronage de S. E. Mme Sahle-Work Zewde, Présidente de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, cette rencontre vise à renforcer la capacité de recherche interdisciplinaire et collaborative en Afrique, notamment au moyen de partenariats de recherche Sud-Sud et Sud-Sud-Nord plus inclusifs et plus efficaces.
Transformer les systèmes de connaissances
L’avenir de l’humanité est indissociable de celui de l’Afrique. Pourtant, les discours établis sur le futur du continent continuent de refléter les déséquilibres qui caractérisent de longue date la production de connaissances et la recherche universitaire sur l’Afrique. La recherche reste largement dominée par des institutions basées dans les pays du Nord ou qui entretiennent des liens étroits avec eux. Repenser le discours sur l’avenir de l’Afrique exige de mobiliser différentes traditions en matière de savoir.
La transformation des systèmes de connaissances est essentielle pour que l’Afrique puisse surmonter les obstacles existants et libérer tout son potentiel en matière de développement durable. Les possibilités offertes aux jeunes générations pour les décennies à venir dépendront de la manière dont l’Afrique exploitera les connaissances et l’innovation. Il est ainsi nécessaire d’opérer un changement de paradigme dans la manière dont les connaissances sont générées, partagées et utilisées en Afrique, afin d’ouvrir la voie à un futur plus juste, plus durable et plus prospère. La construction collective d’un programme commun de recherche pour l’avenir de l’Afrique doit s’appuyer sur des formes de connaissances, des perspectives et des contextes variés mais complémentaires. Il faudra adopter des approches interdisciplinaires, intersectorielles, transculturelles et prospectives, nourries par diverses écologies du savoir, qui incluent la valorisation et l’intégration des systèmes de connaissances autochtones.
Une exposition photo pour valoriser les initiatives des chaires UNESCO
Dans le cadre de ce forum, une exposition photo sera organisée, afin de valoriser les initiatives et projets des chaires UNESCO, en tant que faiseurs de ponts entre le milieu universitaire, les pouvoirs publics, la société civile et les communautés.
La chaire UNESCO Éducations & Santé est fière d’avoir participé à l’appel à photographies avec une image réalisée le 1er juillet 2024 à l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes de la première promotion de la licence professionnelle EPROS (Éducation et Promotion de la santé). Cette image de deux jeunes diplômées symbolise tout particulièrement la joie que la chaire et toute l’équipe pédagogique de l’ENSETP de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont eu à célébrer la réussite de cette première promotion et à féliciter tous les étudiant.e.s pour leur engagement et leur travail.
Fruit d’un travail de longue durée mené par les équipes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de la Division du Contrôle Médical Scolaire (DCMS) du Ministère de l’Education Nationale (MEN) et de la Chaire UNESCO EducationS & Santé (Université Clermont Auvergne), cette formation vise à renforcer les capacités des professionnels à agir avec les communautés afin d’améliorer la santé individuelle et collective. Proposée en mode hybride, elle a été co-développée avec un réseau de partenaires locaux, nationaux et internationaux. Elle propose un programme pluridisciplinaire, alliant santé publique, sciences de l’éducation, médecine, sciences infirmières, sciences humaines et sociales et est centré sur des connaissances à visée opérationnelle. Afin d’adapter les contenus des enseignements aux réalités socio-économiques et aux contextes d’intervention, elle fait une large place à des intervenants du monde professionnel, et vise à articuler savoirs scientifiques, savoirs expérientiels et professionnels et savoirs communautaires.
Organisée en partenariat avec l’Internationale de l’Education, MGEN, et la Chaire UNESCO EducationS & Santé, cet événement a permis de mettre en lumière l’importance des questions de santé et de bien-être des professionnels éducatifs pour l’avenir de leur profession et pour garantir une éducation de qualité.
Dans son allocution d’ouverture, Clotilde Truffaut, administratrice déléguée à l’engagement sociétal et à l’international de MGEN, a déclaré :
« Nous, mutuelles et syndicats, qui défendons un accès pour toutes et tous à des systèmes éducatifs et sanitaires de qualité, devons joindre nos forces et porter un plaidoyer commun, avec d’autres défenseurs de la solidarité, des services publics, de la démocratie, pour permettre à chacun et chacune de jouir des droits inaliénables inhérents à sa personne. […] La protection sociale est un déterminant fondamental de la santé et du bien-être. Cette protection doit être collective, inclusive et solidaire. C’est pourquoi nous travaillons étroitement avec le Bureau international du Travail sur l’enjeu d’éducation à la protection sociale. Et quels meilleurs ambassadeurs et ambassadrices pour transmettre cette culture de la protection sociale que les personnels de l’éducation qui sont présents partout dans le monde ? »
Se référant à l’I-BEST, David Edwards, secrétaire général de l’Internationale de l’Education, a souligné :
« La pandémie de COVID-19 a amplifié l’importance de favoriser des environnements éducatifs sains et sûrs pour le personnel et les élèves, soulignant le rôle crucial du soutien en matière de santé mentale. […] L’Internationale de l’Éducation est profondément engagée à poursuivre le développement de cette importante initiative, avec l’aide de nos organisations membres qui disposent d’un outil incroyablement puissant pour faire avancer l’agenda des syndicats en matière de santé et de bien-être au niveau national. ».
Partage d’expériences et identification de solutions
Pendant la séance plénière de la rencontre, Morgane Richard, responsable du RES, a accueilli autour des résultats du baromètre I-BEST 2023, des experts internationaux de renom pour offrir aux participants un panorama des données, pratiques et politiques visant à promouvoir la santé et le bien-être du personnel éducatif : Daniel Gollan, médecin et homme politique argentin, Juan José Guilarte, conseiller principal des activités pour les travailleurs à l’OIT et Didier Jourdan, titulaire de la chaire UNESCO EducationS & Santé.
Les participants du Comité syndical francophone de l’éducation et de la formation (CSFEF) nous ont ensuite rejoint pour la deuxième partie de l’événement : le Forum des Solutions. Répartis en 13 ateliers d’intelligence collective simultané détaillés dans le guide du participant, ce forum a permis aux participants de chaque pays de partager son vécu, de témoigner d’initiatives inspirantes et enfin d’identifier mutuellement des solutions.
A cette occasion, un concours de posters a été organisé afin de mettre à l’honneur des initiatives du monde entier visant à améliorer la santé et le bien-être du personnel éducatif. Retrouvez les résultats du concours de posters I-BEST 2023 ici : https://www.educationsolidarite.org/resultats-du-prix-du-poster-i-best-2023
« Pas de bien-être sans bien-faire »
Didier Jourdan, titulaire de la Chaire UNESCO et Centre collaborateur OMS « ÉducationS & Santé » a clôturé la séance par une synthèse des restitutions des ateliers du Forum des Solutions. Les travaux de ces ateliers seront réunis dans une synthèse et des recommandations qui seront partagées à l’automne 2024 avec les participants.
Cette rencontre internationale a renforcé plus que jamais la nécessité d’agir en faveur de la protection de la santé physique et mentale du personnel éducatif afin de garantir une éducation de qualité dans le monde.
La chaire UNESCO Éducations & Santé est heureuse d’annoncer l’ouverture des candidatures pour la troisième promotion de la licence professionnelle EPROS (Éducation et promotion de la santé) au sein de l’École normale supérieure d’Enseignement technique et professionnel (ENSETP). Lancée en mai 2022, cette licence est portée par l’Ecole normale supérieure d’Enseignement technique et professionnel (ENSETP) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar en partenariat avec l’Institut de Formation et de Recherche en Population, Développement et Santé de la Reproduction (IPDSR), l’Institut Supérieur du Professorat et de l’Education (INSPE) Clermont-Auvergne, la Chaire UNESCO et Centre collaborateur OMS Éducations & Santé et d’autres institutions nationales et internationales dont le REFIPS.
Une formation professionnelle centrée sur les besoins des acteurs
Ce dispositif de formation a pour ambition de développer les capacités des professionnels à agir avec les communautés, en contexte, pour promouvoir la santé individuelle et collective, créer des écosystèmes de vie favorables à la santé, et développer la résilience des personnes, des organisations et des sociétés.
Cette formation diplômante s’inscrit dans une perspective de promotion de la santé, visant à agir sur les facteurs de protection et les déterminants sociaux de la santé. Elle s’appuie sur les savoirs et expériences d’une vaste communauté de professionnels, acteurs locaux, nationaux et internationaux, responsables associatifs, citoyens engagés, enseignants et chercheurs.
Une formation ouverte aux étudiants ou professionnels de la santé, de l’éducation ou du social
Cette licence est dispensée de façon hybride, 70% à distance et 30% en présentiel.
Elle peut être effectuée en formation initiale ou continue. Elle s’adresse à tout professionnel de la santé, de l’éducation ou du social : personnels chargés de l’administration et de la gestion des services dédiés à la petite enfance et à la santé scolaire ; professionnel(le)s en économie sociale et familiale, infirmiers(ères), sages-femmes, travailleurs sociaux, enseignants, personnels des Agences des Nations-Unies, professionnel(le)s des ONG, cadres, étudiant(e)s en sciences sociales, en santé publique et en sciences de l’éducation. Un niveau Bac+ 2 est requis pour l’inscription.
La prochaine session débutera en novembre 2024 pour une durée de 9 mois.
Dans le premier rapport de ce type, l’UNESCO, l’OCDE et le Secrétariat du Commonwealth ont calculé le prix de l’inaction dans le domaine de l’éducation.
Ce rapport novateur présente le coût économique, pour les individus, les gouvernements et les sociétés, des enfants qui quittent l’école prématurément et des jeunes qui n’acquièrent pas les compétences de base et les compétences socio-émotionnelles essentielles.
Qu’est-il constaté ? D’ici 2030, si nous restons sur la voie actuelle, des billions de dollars américains seront perdus pour les économies du monde entier.
Combien ? Lire le rapport complet en anglais (bientôt en français et en espagnol) ou le résumé en anglais, français ou espagnol. Cette infographie (prochainement disponible en français) donne un aperçu rapide de certaines des conclusions du rapport.
Profils détaillés par pays sur le prix de l’inaction
Le rapport « Le prix de l’inaction » est accompagné de profils de pays qui présentent des calculs détaillés pour 20 pays où les disparités entre les sexes dans l’éducation existent au détriment des filles ou des garçons. Explorez ce document en anglais (bientôt disponible en français et en espagnol).
Nous avons le plaisir de vous inviter à l’événement de lancement de la Chaire UNESCO Éducations & Santé en Argentine qui se tiendra le 29 juillet 2024 de 16h00 à 18h00 (Buenos Aires) / 21h00 à 23h00 (Paris) en mode hybride à Buenos Aires et en ligne. L’objectif principal de cette réunion est de présenter la Chaire UNESCO Éducations & Santé et de promouvoir sa collaboration avec FLACSO Argentine (Faculté latino-américaine des Sciences Sociales). L’événement de lancement est organisé en collaboration avec FLACSO Argentine.
Programme
16.00 Ouverture et bienvenue
Valentina Delich – Directrice FLACSO Argentine
16.10 Lancement de la Chaire UNESCO
Raúl Mercer – Coordinateur du programme des sciences sociales et de la santé, FLACSO, Argentine et représentant national de l’Argentine pour la Chaire UNESCO sur la santé mondiale et l’éducation
MinChien Tsai – Responsable de la recherche (Chaire UNESCO – Santé mondiale et éducation), Université de Huddersfield
16.20 Conférence : Construire la santé des gens, pour de vrai ! Tirer les leçons des expériences du monde entier
Didier Jourdan – Titulaire de la Chaire UNESCO et Directeur du Centre de collaboration de l’OMS sur la santé mondiale et l’éducation et Professeur à l’Université de Clermont Auvergne, France.
16.45 Discussions
Raúl Mercer – Coordinateur du programme des sciences sociales et de la santé, FLACSO, Argentine et représentant national de l’Argentine pour la Chaire UNESCO sur la santé mondiale et l’éducation.
17.00 Réception
Inscription
Si vous souhaitez assister à l’événement en ligne, vous pouvez vous inscrire ici : https://bit.ly/Register_29July2024. Après l’inscription, vous recevrez le lien pour vous connecter.
Traduction
Cet événement de lancement se déroulera en anglais et en espagnol. La traduction sera disponible dans plus de 50 langues, dont l’anglais, l’espagnol, le français et le portugais. Nous utiliserons une application de traduction basée sur l’IA.
Parce que les enfants ne peuvent s’épanouir en classe que s’ils sont en bonne santé, l’UNESCO a lancé l’initiative Ériger des fondations solides, qui vise à ce que tous les enfants et jeunes adolescents acquièrent des connaissances en matière de santé et de bien-être.
En quoi consiste l’initiative Ériger des fondations solides ?
L’initiative Ériger des fondations solides met en lumière l’éducation pour la santé et le bien-être des apprenants âgés de 5 à 12 ans scolarisés en école primaire. Cette période de la vie est une étape importante en matière de développement cognitif, physique et social et est le moment idéal pour donner aux enfants une compréhension holistique de la santé et du bien-être et leur permettre de poser des fondations pour l’avenir dans ce domaine.
Acquérir des connaissances en matière de santé et de bien-être dès l’école primaire contribue en effet à améliorer les perspectives éducatives des enfants, à protéger ces derniers de la violence et des abus, à améliorer leur santé et leur bien-être, à les aider à avoir des relations interpersonnelles saines ainsi qu’à promouvoir l’égalité des genres et un engagement civique actif. L’éducation pour la santé et le bien-être vient aussi compléter des apprentissages fondamentaux plus généraux en permettant aux enfants de développer des compétences transférables.
Des notes techniques pour guider les écoles
Sous la bannière Ériger des fondations solides, l’UNESCO et l’UNICEF ont copublié des notes techniques pour fournir des orientations fondées sur des données probantes aux ministères de l’Éducation, aux concepteurs de programmes d’enseignement, aux décideurs politiques, aux directions d’établissements scolaires, aux enseignants et aux autres acteurs. Ces notes techniques décrivent ce qu’est l’éducation fondamentale pour la santé et le bien-être et expliquent comment concevoir du contenu pédagogique, comment faire participer toute l’école et comment mettre tout cela en pratique en classe.
Elles visent à aider les enfants à se familiariser avec la santé et le bien-être ainsi qu’à leur fournir les connaissances et les compétences nécessaires pour gérer leurs besoins évolutifs et poser des fondations solides pour une vie saine et épanouissante.
En marge du 10 Congrès mondial de l’Internationale de l’Education du 29 juillet au 2 août, qui réunira ses 383 organisations membres à travers le monde, représentant plus de 32 millions d’enseignants et de personnels de l’éducation, le Réseau Education et Solidarité (RES) célébrera son 15ème anniversaire lors de la Rencontre internationale “Relever les défis et partager les solutions pour la santé et le bien-être des personnels de l’éducation”. Cette réunion est organisée avec le soutien de l’Internationale de l’Education et de la Chaire UNESCO “Educations & Santé” et aura lieu au Sheraton, Buenos Aires, Argentine le 27 juillet de 14h00 à 18h00 ART.
Les membres et partenaires du réseau Éducation et Solidarité sont invités à participer au “Prix du poster I-BEST” en soumettant un poster et en partageant leurs initiatives visant à améliorer la santé et le bien-être du personnel éducatif. Un modèle d’affiche est proposé, mais vous pouvez laisser libre cours à votre créativité !
Dans le cadre du Forum des Solutions, cette exposition de posters sera l’un des temps forts de l’Assemblée générale du RES à Buenos Aires, pour promouvoir les bonnes pratiques en matière d’amélioration de la santé et du bien-être du personnel de l’éducation.
Thèmes I-BEST:
Médecine du travail et protection sociale
Santé physique et mentale
Expérience professionnelle
Conditions de santé, informations et soutien
Conditions de travail et environnement
Organisation et administration de l’école
Relations sociales au travail
La violence à l’école
Catégories :
Prix I-BEST : Le plus grand nombre de points.
Prix de l’innovation : La note la plus élevée en matière d’originalité et d’innovation.
Prix de l’artisan du changement : La note la plus élevée pour la contribution potentielle et l’impact.
Chaque prix sera récompensé par un financement de soutien d’une valeur de 1000 euros, à l’exception du prix I-BEST qui est d’une valeur de 1500 euros.
Calendrier :
Date limite de soumission : 9 juillet 2024 à 17 heures
Sélection : Une première sélection sera effectuée par un comité composé du RES et de la Chaire UNESCO qui évaluera toutes les propositions reçues.
Soumission aux votes: le 27 juillet 2024
Résultats :
Annonce lors de la conclusion de la Rencontre internationale “Relever les défis et partager les solutions pour la santé et le bien-être du personnel de l’éducation”.
Courriel de clôture de l’événement
Sites web du RES et de ses partenaires
Nous vous encourageons vivement à répondre à cet appel à projets pour partager à l’international les initiatives de votre organisation au plus tard le 9 juillet 2024, à l’adresse suivante : secretariat@educationsolidarite.org
La Chaire UNESCO Éducations & Santé vous invite à vous joindre au lancement mondial Ériger des fondations solides, co-organisé par l’UNESCO et l’UNICEF le 23 mai 2024 de 15h à 17h CEST.
Contexte
Une éducation de qualité commence avec des apprenant(e)s en bonne santé, heureux et en sécurité.
A un moment où beaucoup plus d’enfant sont à l’école primaire, apprendre la santé et le bien-être à l’école représente une opportunité pour faire avancer l’éducation, la santé et l’avenir de nos enfants. L’UNESCO lance l’initiative Ériger des fondations solides, mettant en avant l’importance d’aider chaque enfant à construire les fondements nécessaires à des transitions plus saines, plus sûres et plus informées vers l’adolescence et l’âge adulte, et ce dès l’enfance.
Sous la bannière Ériger des fondations solides, l’UNESCO et l’UNICEF ont copublié quatre notes techniques pour fournir des orientations fondées sur des données probantes afin d’aider les enfants scolarisés en primaire à s’épanouir grâce à une éducation fondamentale pour la santé et le bien-être.
L’UNESCO, en partenariat avec l’UNICEF, organise un événement spécial, en format hybride, pour marquer le lancement mondial Ériger des fondations solides.
Les intervenants seront :
Mme Stefania Giannini, Sous-Directrice Générale de l’UNESCO pour l’Éducation ;
Robert Jenkins, Directeur Mondial de l’Éducation et du Développement des Adolescents de l’UNICEF ;
E. Douglas Siyakalima, Ministre de l’Éducation, Zambie,
la Professeure émérite Helen Cahill, Université de Melbourne, Faculté de l’Éducation,
ainsi qu’un panel d’experts du monde entier.
Informations pratiques
Date : 24 mai 2024, de 15h à 17h, CEST
Langue : Français et anglais, avec traduction simultanée en espgnaol, portugais et langue des signes internationale. Sous-titres disponibles dans toutes les langues.
La chaire UNESCO et centre collaborateur OMS Global Health & Education est fière d’être mise à l’honneur dans un article du Lancet Child & Adolescent Health, qui salue le renouvellement de son mandat en octobre 2023 et met en avant son rayonnement scientifique international.
Cet article rappelle la généalogie de la chaire, qui est née de la conférence de haut niveau de l’OMS sur le travail intersectoriel en décembre 2016 et de ce constat, appelant une nécessaire collaboration des secteurs de l’éducation et de la santé : le niveau d’éducation est l’un des premiers déterminants de la santé et la santé et le bien-être sont des conditions clés pour la réussite éducative tout au long de la vie.
La chaire, qui a entamé son premier mandat en 2018, a ainsi la particularité d’être le fruit d’un accord partagé avec l’UNESCO et l’OMS, la chaire UNESCO étant également le Centre collaborateur OMS FR 135. “L’idée était de construire un hub, une interface entre les champs de la santé et de l’éducation, une entité médiatrice entre les connaissances et les pratiques dans cette perspective intersectorielle”, Didier Jourdan (Université Clermont Auvergne, France), titulaire de la chaire UNESCO et directeur du centre collaborateur OMS.
Pour le second mandat de la chaire, Nicola Gray (Université de Huddersfield, Royaume-Uni) rejoint Didier Jourdan en tant que co-titulaire de la chaire. Didier Jourdan (Professeur des Universités en Sciences de l’éducation, vice-président de l’Union Internationale de Promotion et d’Education pour la Santé, ancien directeur de la prévention et de la promotion de la santé à Santé Publique France, chercheur en promotion de la santé, Laboratoire ACTé, INSPÉ Clermont Auvergne) et Nicola Gray (pharmacienne, chercheure en services de santé, vice-présidente pour l’Europe de l’Association Internationale pour la santé des adolescents IAAH) incarnent la nature intersectorielle et collaborative de la chaire.
Didier Jourdan et Nicola Gray, co-titulaires de la Chaire UNESCO et Centre collaborateur OMS Éducations & Santé
Célébré le 19 octobre 2023 à l’UNESCO, le second mandat de la chaire s’inscrit dans la continuité du premier mandat, en s’appuyant sur ses réussites pour poursuivre, dans une visée sans cesse renouvelée, le développement de ses activités et sa dynamique innovatrice et fédératrice.
La première réalisation de la chaire a été de créer une communauté mondiale, qui rassemble des chercheurs, des professionnels de la santé, de l’éducation, du social, des citoyens, des institutions. La chaire compte plus de 3000 membres et 80 universités dans le monde entier, qui mettent en œuvre les missions de la chaire au niveau local, régional ou national. « Une grande partie des travaux universitaires se limitent à certaines langues et ne reflètent donc que certaines perspectives », explique Nicola Gray. « Je pense que l’une des réalisations du premier mandat, sur laquelle nous nous appuierons pour le second mandat, est de toujours veiller à défendre l’importance de conjuguer les langages, les perspectives, les cultures, dans une dynamique inclusive. Si les co-titulaires de la chaire sont de langue française et anglaise, les collègues du monde entier contribuent à la recherche et aux initiatives dans différentes langues. Ainsi, les webinaires de la chaire ont été proposés dans plusieurs langues, dont l’espagnol ou le persan, afin de favoriser l’inclusivité et l’accessibilité des activités de la chaire au plus grand nombre.
La chaire est une communauté ouverte que toute personne intéressée par l’amélioration de la santé et de l’éducation est invitée à rejoindre. L’évènement phare actuel, l’Atelier Mondial de Santé Communautaire, qui, en 2024, sera centré sur le thème de la pauvreté, accueillera une vaste communauté de professionnels du monde entier. « La pauvreté et les inégalités sont à l’origine de la plupart des problèmes de santé et de bien-être que nous constatons. Nous allons donc rendre cela explicite », déclare N. Gray. « Tout le monde est le bienvenu, quelle que soit son origine, quelle que soit sa discipline. » A ce jour, un peu plus de 750 personnes sont inscrites sur 1000 places disponibles.
Au niveau mondial, la chaire soutient les pays et territoires dans l’élaboration de leurs politiques de promotion de la santé à l’école et dans la production de lignes directrices, de séminaires et de matériel didactique. Celles-ci sont fondées sur des données probantes, mais aussi ancrées dans les contextes sociaux et culturels des communautés avec lesquelles la chaire travaille. La chaire a également lancé une licence professionnelle en éducation à la santé à Dakar, au Sénégal, en 2022. Le programme de formation a été élaboré dans le cadre d’un processus participatif avec les acteurs locaux et se centre sur les besoins des professionnels dans le contexte sénégalais. “L’idée est de former les leaders de demain sur le terrain, qui auront la double culture – la culture de la santé et la culture de l’éducation – et qui seront capables de parler un langage compréhensible par les deux parties”, explique D. Jourdan.
Outre la poursuite de la création d’une communauté et le développement des capacités intersectorielles mondiales, les objectifs stratégiques de la chaire comprennent la production et le transfert de connaissances. La chaire, en collaboration avec des partenaires clés, a produit le Global Handbook of Health Promotion Research en trois volumes, afin de renforcer le domaine de la recherche en promotion de la santé, et de contribuer à sa reconnaissance en tant que domaine établi. « Pour certaines personnes, la recherche en promotion de la santé est quelque chose de vague, de faible, qui n’a rien à voir avec l’épidémiologie ou la recherche clinique », explique D. Jourdan. « Notre rôle était de travailler à la construction et à la définition plus précise de l’épistémologie de la recherche en promotion de la santé afin de produire des connaissances solides et pertinentes.
L’une des principales réalisations de la chaire au cours de la pandémie de COVID-19 a été de combiner les données scientifiques, l’expérience des professionnels sur le terrain et les considérations contextuelles pour comprendre les expériences des écoles du monde entier. L’infrastructure existante de la communauté de la chaire a permis de réaliser une enquête mondiale sur les stratégies locales et nationales de réouverture des écoles, en recueillant et en recoupant les expériences des professionnels de la santé et de l’éducation. L’enquête a été menée en six langues dans 72 pays par l’intermédiaire d’un consortium de plus de 20 instituts de recherche et partenaires mondiaux. Alors que les épidémiologistes se demandaient si les enfants dans les écoles jouaient un rôle de vecteur dans la transmission du COVID-19 et si l’ouverture des écoles mettait les gens en danger, les chercheurs de la chaire posaient d’autres questions – sur la façon dont les écoles faisaient face à la situation, sur la contribution des professionnels de la santé et sur ce à quoi ressemblait la vie quotidienne dans les écoles pendant la pandémie.
Les co-titulaires de la Chaire soulignent la nécessité de prendre en compte les contextes et les pratiques dans les prises de décisions. Par exemple, indépendamment des données probantes en faveur de la distanciation sociale, ou de la question de savoir si le port du masque réduit la transmission dans les écoles, il existe des données fondées sur les pratiques concernant la manière dont la distanciation sociale peut être mise en œuvre dans les écoles, la manière dont les écoles font face aux réalités du port du masque par les jeunes enfants et les adolescents, et les compromis qui doivent être faits. « En combinant les deux perspectives, nous pourrons peut-être progresser de manière très fructueuse, qui respecte les deux”, explique N. Gray. « Les enfants et les jeunes doivent être scolarisés pour de nombreuses raisons, pour leur santé et leur bien-être, et pas seulement pour leurs résultats scolaires, qui sont tout aussi importants. »
“Notre domaine n’est pas la science des problèmes, mais la science des solutions”, note D. Jourdan, qui souligne la nécessité de collaborer avec les écoles et les autres institutions qui s’occupent des jeunes afin de définir des stratégies efficaces. La vision intersectorielle de la chaire repose sur l’idée que “l’on ne peut pas créer de la santé sans ou contre la bonne volonté des gens”, déclare D. Jourdan. « Au-delà de la science de l’implémentation, il s’agit de développer une véritable science de l’amélioration en partenariat avec les personnes concernées, car nous ne pouvons pas améliorer la santé des populations sans elles. »
Librement traduit en français de l’article original : Thorley, J. (2024). A renewed commitment to intersectoral action for child and adolescent health. The Lancet Child & Adolescent Health, 8(5), 320‑321. https://doi.org/10.1016/S2352-4642(24)00082-8
La quatrième édition de l’Atelier Mondial de Santé Communautaire aura lieu du 4 au 6 juin 2024.
Le thème principal de l’atelier de cette année est « Comment la santé communautaire peut-elle contribuer à lutter contre la pauvreté ? » L’atelier explorera les causes profondes de la pauvreté et l’impact de celle-ci sur la santé communautaire. L’enjeu sera de valoriser la contribution des interventions communautaires – en tant que méthode de recherche et en tant que stratégie-clé de promotion de la santé – dans la lutte contre la pauvreté. L’atelier sera axé sur les solutions et visera le renforcement des capacités des participants, notamment le « plaidoyer et l’activisme ».
L’Atelier offre l’occasion pour les professionnels et les décideurs d’élargir leurs connaissances et leurs compétences en matière de santé communautaire et de promotion de la santé. Les chercheurs peuvent quant à eux y développer leurs capacités à mener des recherches participatives basées sur la communauté.
Intervenants
Nous avons l’honneur d’accueillir cette année encore d’excellents intervenants du monde entier, dont :
Joyce Brown – Professeur associé en santé mondiale/épidémiologie, Julius Center for Health Sciences and Primary Care, UMC Utrecht, Pays-Bas
Elizabeth Cherian Paramesh – Professeure, directrice générale du Lakeside Medical Center for Health Promotion, directrice du Lakeside Education Trust et de la fondation HP, Bangalore, Inde, présidente de l’Alliance pour la promotion de la santé, Suisse.
Iffat Elbarazi – Professeure adjoint, Institut de santé publique, Collège de médecine et des sciences de la santé, Université des Émirats arabes unis (UAEU), Al-Ain, Émirats arabes unis
Ange-Marie Nicodème Esse – Promoteur de la santé communautaire, cofondateur de l’initiative pour l’accès à la santé, Bénin
Alice Lakati – Directrice de la recherche et de l’extension communautaire, Université internationale Amref, Kenya
Alay Llamas – Cheffe de projet et chargée d’enseignement pour l’éducation à la santé mondiale et les activités de renforcement des capacités, Julius Center for Health Sciences and Primary Care, UMC Utrecht, Pays-Bas
Patricia Loayza Millan – Conseillère en développement social, La Paz, Bolivie
François Ndikumwenayo – Professeur à la faculté de médecine de l’université du Burundi, fondateur et président de l’Alliance burundaise contre les maladies non transmissibles, Burundi
Alexis Nizigiyimana – Chef de projet à l’Alliance Burundi NCD, Fondateur et PDG du Village Ubuntu de la Vie, Burundi
Jennie Popay – Professeure de sociologie et de santé publique à la division de la recherche sur la santé, Université de Lancaster, Royaume-Uni
Amets Suess Schwend – École andalouse de santé publique, domaine de la santé internationale, Université de Grenade, Espagne
Format de l’Atelier
L’Atelier Mondial se déroulera sur 3 jours consécutifs, à raison de 3 heures et demie par jour. Afin de pouvoir accueillir des participants de tous les fuseaux horaires du monde, l’atelier sera proposé deux fois par jour.
La session 1 se déroulera de 10h00 à 13h30 à Paris, de 16h00 à 19h30 à Pékin et de 18h00 à 21h30 à Melbourne.
La session 2 se déroulera de 16h00 à 19h30 à Paris, de 7h00 à 10h30 à Los Angeles et de 11h00 à 14h30 à Buenos Aires.
Il est conçu sous un format interactif afin de garantir la participation active des participants, par le biais d’une série de conférences en ligne, associées à des sessions de groupes ou « hubs de santé communautaire ».
Ces hubs de santé communautaire (petits groupes de travail) valorisent la diversité des pratiques et des contextes socio-culturels et sont ainsi proposés en différentes langues, notamment en anglais, français et espagnol, selon les demandes et la disponibilité des facilitateurs. Durant ces sessions en groupes plus restreints, les participants pourront partager leurs expériences, développer leurs réseaux régionaux et mondiaux et travailler sur des situations pratiques.
Les conférences plénières se déroulent en anglais et en français. Nous ne voulons pas que la langue soit un obstacle à la participation, aussi nous nous efforçons d’organiser une traduction simultanée.
Inscription
Gratuit, l’atelier interactif se déroulera en ligne. Les praticiens, les étudiants, les décideurs politiques et les chercheurs du monde entier sont invités à y participer. Vous pouvez vous inscrire en complétant le formulaire en ligne. Les inscriptions seront ouvertes jusqu’au mardi 28 mai 2024, 16h00 CEST.
Pour plus d’informations sur l’atelier, veuillez consulter la page web dédiée.
On a beaucoup parlé de priorités, et même de priorités des priorités. En termes de priorités, je n'en connais que deux l'instruction publique et la santé publique