A la mi-mai, la chaire UNESCO et centre collaborateur OMS ÉducationS & Santé, en partenariat avec un ensemble de partenaires, dont la FNES, le REFIPS, le RADIX et le réseau d’écoles21, la fondation du réseau “Schools for Health in Europe” (SHE), la section Promotion de la santé de l’EUPHA et le Réseau Éducation et Solidarité ont lancé un processus de partage des connaissances sur la réouverture des écoles. Une nouvelle phase de la pandémie s’est ouverte avec la réouverture des écoles dans les pays où elles ont été fermées, et avec elle, le besoin crucial de partager les informations sur les différentes stratégies locales, régionales et nationales selon les contextes. Un grand nombre d’écoles, de régions et de pays ont déjà répondu au questionnaire. Nous sommes donc heureux de partager quelques résultats préliminaires de l’enquête sur la réouverture des écoles :
- Les groupes qui reviennent le plus souvent sont les élèves du primaire et les étudiants du secondaire qui passent des examens nationaux (diplômes de fin d’études ; baccalauréat ou équivalent);
- La réduction de la taille des classes, la distanciation physique et les mesures d’hygiène sont les recommandations les plus fréquemment retrouvées, mais de nombreuses autres stratégies de réduction des risques ont été adoptées;
- Concernant les ressources et les recommandations encore nécessaires, un large éventail de réponses a été apporté, comprenant des ressources concrètes (masques/PPE, meilleure connectivité en ligne, augmentation des effectifs d’enseignants et de personnel d’entretien, ressources éducatives sur la pandémie et la littératie en santé), des communiqués sur les données scientifiques disponibles et de vastes politiques de relance économique pour les familles et les professionnels de l’éducation;
- Parmi les réussites constatées lors de la réouverture des écoles, on peut citer:
- Un signe de retour à la normale dans le pays;
- Pas d’augmentation des infections au niveau national;
- Un bon travail d’équipe dans les écoles, avec des enseignants qui apprennent rapidement et qui s’adaptent;
- De bons partenariats et une bonne communication entre les différents acteurs – par exemple les écoles, les familles, les autorités locales et/ou les syndicats;
- Bonne préparation et respect des mesures recommandées
- Les difficultés signalées lors du retour rapportent :
- Des craintes pour la sécurité et résistance à la réouverture – des parents, des enseignants et des syndicats
- Manque de temps pour se préparer / manque de ressources / manque d’équipement
- Problèmes logistiques, notamment liés aux locaux scolaires et les difficultés de mise en œuvre
- Inquiétudes quant aux conséquences sur l’éducation pendant cette période (les élèves ne sont souvent pas accueillis à temps plein)
- Des informations contradictoires et difficultés dans la communication
- Problèmes de santé mentale et fatigue du personnel
- Manque de concertation / autonomie locale et manque de confiance
- Des niveaux d’absentéisme significatifs mais variables ont été signalés parmi les élèves et – dans une moindre mesure – parmi les enseignants. Les raisons perçues sont la peur de l’infection, le risque encouru pour les personnes atteintes de maladies chroniques, les difficultés pour les familles de s’organiser en parallèle un accueil scolaire à temps partiel, le travail des parents et la garde des enfants;
- Le renforcement des capacités de la population en matière de santé et la réorganisation des systèmes de prévention et de santé publique pourraient améliorer la réponse aux futures crises sanitaires.
Pour plus d’informations, veuillez consulter la la page web dédiée qui sera régulièrement mise à jour. Un article scientifique sera également prochainement publié.




Depuis plus de 30 ans, l’étude internationale Health Behaviour in School-aged Children (HBSC), menée en collaboration avec l’OMS, travaille à comprendre et analyser la santé des jeunes en Europe et en Amérique du Nord. L’étude s’est étendue à 50 pays et régions membres et l’utilité des données qu’elle fournit sur la santé, le bien-être, l’environnement social et le comportement en matière de santé des garçons et des filles de 11, 13 et 15 ans s’est également accrue.
L’UNESCO sollicite des voix inspirantes du monde entier, qui participeront à une série de discussions en ligne pour nous aider à imaginer le monde reconfiguré par la crise du COVID-19. La série débutera en mai, avec un événement unique qui mettra en scène des femmes, intellectuelles ou expertes, de premier plan.



Daniel Oberlé, Président de l’Association « Pratiques en santé » (une veille large et une sélection d’articles dans les champs de la santé, du médico-social, du social), s’interroge sur l’omniprésence de la thématique Covid-19 dans les communications de promotion de la santé et lance une réflexion collective : les actions de promotion de la santé ont-elles vraiment toutes besoin de l’estampillage COVID-19 ? Nos pratiques sont-elles différentes en ces temps de pandémie ? A relier excessivement nos pratiques à la pandémie de COVID-19, ne risque-t-on d’entretenir une vision biomédicale et négative de la santé, centrée sur la maladie ?




