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Éducation à la sexualité dans les espaces numériques – Publications récentes de l’UNESCO

Éducation à la sexualité dans les espaces numériques – Publications récentes de l’UNESCO

L’UNESCO vient de publier une série de produits qui ont été développés dans le cadre d’un travail d’envergure ayant trait à l’éducation à la sexualité dans les espaces numériques : 

  • Un compte-rendu du Symposium “Switched On” (organisé conjointement par l’UNESCO, le FNUAP, le réseau européen de l’IPPF et la BZgA à Istanbul du 19 au 21 février 2020). Le symposium a étudié les possibilités et les défis liés à l’utilisation des espaces numériques pour renforcer les efforts visant à dispenser une éducation sexuelle globale aux adolescents et aux jeunes. Plus d’informations sur le symposium sont disponibles ici.
  • Une série d’affiches présentant des exemples d’espaces numériques proposant des contenus pédagogiques en matière d’éducation sexuelle aux adolescent(e)s et aux jeunes du monde entier.
  • Un article de recherche Sexuality Education for Young People in Digital Spaces: A review of the evidence, commandé par l’UNESCO et rédigé par The Institute of Development Studies. Cette étude documentaire examine les données disponibles sur la manière dont le contenu numérique peut influencer les connaissances, les attitudes et les pratiques des adolescents et des jeunes (âgés de 10 à 24 ans), et étudie le potentiel d’utilisation des espaces numériques pour apporter une valeur ajoutée pour une éducation globale à la santé sexuelle.
  • Un article de recherche Information.Support.Connection: How are young people engaging with digital spaces to learn about bodies, sex and relationships?, commandé par l’UNESCO et écrit par Restless Development. Cette recherche vise à mettre en lumière l’engagement des jeunes (10-24 ans) dans les espaces numériques pour obtenir informations et éducation sur le corps, le sexe et les relations aux autres. Le rapport présente les résultats d’une enquête mondiale à laquelle ont répondu près de 4 000 jeunes du monde entier, ainsi qu’une série de discussions de groupe menées dans cinq pays. Il donne un aperçu de la manière dont les jeunes utilisent les espaces numériques pour trouver des réponses à leurs questions, et leurs expériences en la matière.

Vient également d’être publié le rapport d’une consultation menée en mai 2020 par Youth Tech Health (YTH, Etats-Unis) et l’UNESCO sur les besoins et difficultés rencontrées par les jeunes en matière de santé et de bien-être dans le contexte de confinement et de fermeture des écoles liés à la COVID-19.

Lire le rapport Health and Wellbeing Experiences for Young People in the Times of COVID-19 (en anglais).

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Vous avez été nombreux à participer au webinaire “Pandémie de COVID-19: concilier éducation et santé” le lundi 13 juillet 2020 et nous remercions vivement les intervenants et l’ensemble des participants pour la qualité et la richesse de leurs contributions. Les vidéos et l’ensemble des ressources sont maintenant disponibles sur la page dédiée.

Ce webinaire a été l’occasion de discuter des enjeux et des conditions nécessaires pour mieux concilier éducation et santé dans la perspective de la pandémie de COVID-19. Ce webinaire a été animé en anglais avec une traduction simultanée en français et en espagnol. Trois questions ont structuré les interventions et les échanges :

La réouverture des écoles du point de vue du terrain : quel cadre, quels défis, quelles difficultés, quelles solutions ?

Nicola Gray, Vice-Présidente Europe de l’International Association for Adolescent Health

En quoi l’éducation a-t-elle été impactée, modifiée et transformée par la pandémie de Covid-19 ?

Sean Slade, Directeur général Global Outreach ASCD

Quel est le point de vue de la communauté des enseignants sur la pandémie ?

Antonia Wulff, Coordinatrice pour les politiques COVID-19, Internationale de l’Éducation

Au plaisir de vous retrouver pour les prochains webinaires ÉducationS & Santé ! Pour en savoir plus sur le dispositif et sur la programmation.

Publié par Didier dans Actualités
La parole aux membres de notre communauté ! Fatou Diagne

La parole aux membres de notre communauté ! Fatou Diagne

Une communauté mondiale au service de ses membres

Parce que la force de la communauté de la Chaire réside dans les compétences et les connaissances de ses membres, parce que la communauté est au service de ses membres et vit par ceux qui la composent, nous souhaitons les mettre en devant et leur permettre d’expliquer – avec leurs propres mots – ce qu’est pour eux cette communauté et quelles attentes et quels espoir ils mettent en elle.

Troisième vidéo de la série : Fatou Diagne, enseignante-chercheure à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Inspectrice générale de l’éducation et de la formation et coordinatrice des activités de la Chaire au Sénégal. Elle décrit les challenges rencontrés dans l’éducation à la santé, et plus particulièrement dans l’éducation à la santé sexuelle des jeunes au Sénégal.

 

 

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La communauté de la Chaire est ouverte à tous. Elle est fondée sur deux dimensions indissociables : 1. produire et partager des savoirs 2. Contribuer au changement social en faveur de la santé des enfants et des jeunes.

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La parole aux membres de notre communauté ! MinChien Tsai

La parole aux membres de notre communauté ! MinChien Tsai

Une communauté mondiale au service de ses membres

Parce que la force de la communauté de la Chaire réside dans les compétences et les connaissances de ses membres, parce que la communauté est au service de ses membres et vit par ceux qui la composent, nous souhaitons les mettre en devant et leur permettre d’expliquer – avec leurs propres mots – ce qu’est pour eux cette communauté et quelles attentes et quels espoir ils mettent en elle.

Deuxième vidéo de la série : MinChien Tsai, doctorante et coordinatrice de projets au Health Promoting School International Center, Université catholique Fu Jen, Taïwan.

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La parole aux membres de notre communauté ! Nicola Gray

La parole aux membres de notre communauté ! Nicola Gray

Une communauté mondiale au service de ses membres

Parce que la force de la communauté de la Chaire réside dans les compétences et les connaissances de ses membres, parce que la communauté est au service de ses membres et vit par ceux qui la composent, nous souhaitons les mettre en devant et leur permettre d’expliquer – avec leurs propres mots – ce qu’est pour eux cette communauté et quelles attentes et quels espoir ils mettent en elle.

Première vidéo de la série : Nicola Gray, Vice-Présidente pour l’Europe de l’International Association for Adolescent Health (IAAH), chercheure associée à la Chaire.

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2. Contribuer au changement social en faveur de la santé des enfants et des jeunes.

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Régulation de la publicité et comportements des adolescents

Régulation de la publicité et comportements des adolescents

Il n’est pas toujours aisé de mettre en évidence « grandeur nature » l’impact des mesures de régulation de la publicité sur les comportements.

Les différences dans les règlementations régulant la publicité pour les e-cigarettes entre les provinces canadiennes permettent d’examiner l’impact des restrictions réglementaires sur le marketing des cigarettes électroniques.

Un article publié dans le premier juillet 2020 dans PEDIATRICS fait état d’un travail conduit sur 3 années (2017 à 2019) auprès de 12.000 jeunes de 16 à 19 ans. Il montre que l’exposition à la commercialisation et la prévalence de la vape ont augmenté après la libéralisation du marché de la cigarette électronique en 2018. Les provinces pour lesquelles la régulation est la plus importante sont celles pour lesquelles les niveaux d’exposition au marketing et l’utilisation de la cigarette électronique sont les plus faibles. Les provinces pour lesquelles les régulations sont plus limitées sont celles pour lesquelles l’utilisation de l’e-cigarette est la plus élevée. La figure montre les écarts de consommation en fonction de la nature des régulations provinciales.

Il ne s’agit pas ici d’entrer dans l’intense débat relatif aux enjeux de la vape dans le sevrage tabagique et aux modalités d’utilisation de l’e-cigarette dans l’accompagnement des fumeuses et des fumeuses. Ces travaux mettent en évidence le lien existant entre déterminants commerciaux de la santé, régulations et comportements des adolescents.

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Pourquoi il faut éduquer les jeunes face au marketing du tabac

Pourquoi il faut éduquer les jeunes face au marketing du tabac

Article intégral publié le 1 juillet 2020 dans The Conversation          

Si les niveaux de consommation des adolescents français sont en baisse ces dernières années, ils restent au-dessus de la moyenne des autres pays européens. Plus inquiétant encore, les inégalités sociales relatives au tabagisme s’installent dès le plus jeune âge dans notre pays. Sachant que 90 % des fumeurs ont commencé avant l’âge de 18 ans, l’enjeu premier est bien de développer la capacité des jeunes à garder leur liberté vis-à-vis de ce produit.

Face à l’extrême agilité des stratégies déployés par l’industrie du tabac, il s’avère crucial de développer les capacités des jeunes à identifier et résister aux différentes influences. Ces stratégies font appel à une variété de canaux, sont extrêmement dynamiques et s’adaptent constamment aux contextes. Outre la démarche consistant à surfer sur la défiance actuelle vis-à-vis des données scientifiques, une autre stratégie est particulièrement efficace : il s’agit de faire du tabac un enjeu moral et de l’action publique en matière de santé un hygiénisme moralisateur, une chasse aux « bons vivants », une atteinte à l’art de vivre à la française… Cette confusion détourne de l’enjeu principal, celui des pressions qui influencent ces choix, en particulier des modalités d’emprise sur les adolescents.

Vis-à-vis de produits addictifs comme le tabac, les jeunes sont particulièrement vulnérables :

  • au plan neurobiologique, puisque le cerveau est encore en pleine phase de développement (la maturation du système nerveux se termine après 20 ans chez les humains)
  • au plan psychologique (c’est une phase de transition majeure qui génère des défis en termes de construction de l’identité)
  • sur le plan social : s’intégrer aux groupes sociaux, exister vis-à-vis des pairs constituent des enjeux majeurs à cette période et les comportements qui affectent directement la santé sont des vecteurs d’intégration.

Du fait de cette triple vulnérabilité et des enjeux majeurs pour la prévention de l’entrée dans la consommation de tabac, il s’avère crucial de renforcer à la fois la protection et l’éducation pendant cette période spécifique que constitue l’adolescence. Cela implique à la fois un écosystème de vie qui protège les jeunes et une éducation critique qui leur permette de mettre à distance les pressions de toutes sortes, notamment celles liées aux intérêts commerciaux.

Si beaucoup a été fait ces dernières années en matière de protection (interdiction de la vente aux mineurs, régulation de la publicité, interdiction de fumer dans les lieux publics, instauration du paquet neutre…), il reste beaucoup à faire en matière éducative face aux stratégies d’influence.

Conjointement à celui de la famille et des clubs sportifs et culturels, les établissements scolaires ont ici un rôle clé à jouer, en cohérence avec leur mission première : mettre en œuvre des activités permettant aux élèves de disposer des compétences lui permettant de conserver sa liberté, c’est-à-dire d’être capable de faire des choix éclairés. Il s’agit de permettre aux élèves de s’approprier les moyens de construire leur propre liberté comme personne et comme citoyen.

Des études ont été conduites quant aux approches les plus efficaces pour parvenir à développer chez les jeunes ces capacités de résistance à l’emprise. Plusieurs ont montré leur efficacité en termes de prévention des consommations de substances psychoactives. Dans tous les cas, il s’agit de développer la capacité d’action des établissements scolaires via la formation, l’accompagnement et la mise à disposition d’outils adaptés.

De réels progrès ont été réalisés en matière de politiques publiques comme d’engagement citoyen. Il s’agit maintenant de renforcer les dispositifs existants, d’amplifier ceux qui visent à prévenir l’entrée des adolescents dans le tabagisme et de mettre en cohérence les différentes approches dans une perspective de promotion de la santé. L’enjeu est d’arriver à une première génération sans tabac à l’horizon 2032, c’est l’un des objectifs phares du Programme national de lutte contre le tabac 2018-2022 : décideurs, politiques, acteurs de santé publique et société civile doivent résolument s’y employer. Libérer les jeunes de l’influence de l’industrie du tabac est un prérequis à toute évolution favorable en matière de santé.

Lire l’article intégral

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S’appuyer sur des savoirs solides pour agir sur la santé de tous : la cartographie des dynamiques territoriales de santé

S’appuyer sur des savoirs solides pour agir sur la santé de tous : la cartographie des dynamiques territoriales de santé

Pour améliorer la santé de tous et réduire les inégalités, il ne faut pas seulement traiter les maladies, il est indispensable d’agir sur les facteurs environnementaux, sociaux, économiques qui déterminent la bonne santé d’une population. Mettre en place des politiques et des pratiques de santé renouvelées passe par le partage de solides savoirs scientifiques, expériences et pratiques. Agir sur la santé impose de s’appuyer sur trois types de savoirs :

–savoir des individus, populations des communautés

–savoir des professionnels, des personnes engagées et des institutions

–savoirs scientifiques

En ce qui concerne les données scientifiques ont peut par exemple se reporter au rapport du Haut Conseil de la Santé Publique sur la Stratégie Nationale de Santé. Pour ce qui est des pratiques, des solutions crées sur des territoires et construites avec les habitants, de nombreux outils de partages existent. Saluons la mise en ligne de la cartographie des dynamiques territoriales de santé par le CRES PACA. Des dispositifs à connaitre, des acteurs avec qui échanger.

N’oubliez pas de signer la pétition « La santé, c’est plus que l’hôpital«  qui appelle à la refondation du système de santé dans son ensemble et non du seul système de soin.

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Inégalités sociales de santé à travers le monde: la plateforme de ressources du REFIPS

Inégalités sociales de santé à travers le monde: la plateforme de ressources du REFIPS

La promotion de la santé est une stratégie, un ensemble d’actions intersectorielles coordonnées, qui vise à orienter et accompagner le changement social en faveur de l’amélioration de la santé de tous et de la réduction des inégalités. Cette stratégie est fondée sur la connaissance d’une part des déterminants de la santé et d’autre part des pratiques sociales et culturelles des populations et des individus concernés.

Le Réseau francophone international pour la promotion de la santé (RÉFIPS) met à disposition de tous une plateforme électronique à nulle autre pareille : la tribune sur les inégalités de santé. Il s’agit d’une ressource informationnelle en matière d’inégalités sociales de santé à travers le monde. Divers événements, publications, initiatives et ressources y sont répertoriés dans le but de partager l’information existante. Il est particulièrement intéressant d’y trouver des présentations ppt riches en diapositives convaincantes et inspirantes.

Cette ressource étant disponible depuis quelques années, le REFIPS lance un sondage en direction de ses membres pour enrichir cette base de connaissance. C’est l’occasion de souligner le rôle majeur du réseau dans les dynamiques de promotion de la santé dans l’espace francophone !

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Tribune : La santé c’est plus que l’hôpital !

Tribune : La santé c’est plus que l’hôpital !

Tribune publiée le 17 juin 2020 dans Mediapart

L’épidémie n’est peut-être pas derrière nous mais il y a comme un parfum de « jour d’après » dans l’air. Le 25 mai, le gouvernement a lancé un « Ségur de la Santé » avec l’ambition annoncée de « refonder » notre système de santé, par la mise en place « d’une organisation du système de santé fondée sur le territoire et intégrant hôpital, médecine de ville et médico-social ». C’est donc d’une refondation dont il est question. Cette crise douloureuse du Covid-19 aurait donc porté quelques fruits ?

Non, puisque le gouvernement restreint la réflexion actuelle sur le système de santé uniquement à la gestion de la maladie… Ainsi, et en dépit du rôle essentiel que jouent au niveau local les élu·e·s, les professionnel·le·s impliqué·e·s dans des dynamiques territoriales de santé, de démarches de santé communautaire, d’éducation pour la santé et ce avec les habitant·e·s et les personnes soignées et accompagnées, qui sont les premier·e·s concerné·e·s et les mieux placé·e·s pour identifier les problèmes et construire les réponses, aucun.e de ces expert·e·s de la promotion de la santé et de la santé des populations n’a été convié·e à participer à ce Ségur.

Nous, membres de la coalition pour la prévention et la promotion de la santé rassemblant les acteur·rice·s précité·e·s ne nous contenterons plus d’avoir raison pour l’histoire. Il y a urgence, et la crise du Covid-19 a démontré l’énormité des coûts économiques, sociaux et sanitaires de ne pas investir dans un système de santé priorisant la prévention et doté d’une réelle capacité d’action à l’échelle des communes et quartiers.

La mortalité liée au Covid-19 touche de manière plus importante les quartiers pauvres et populaires : une politique de santé centrée sur les soins ne pourra en rien réduire les inégalités sociales de santé scandaleuses qui sous-tendent ce constat. Partout dans le monde – y compris en France, le même constat est fait : les conditions de vies (conditions de ressources, de logement, d’emploi, niveau d’éducation), et les inégalités territoriales expliquent davantage cette surmortalité que ne le font les facteurs liés à l’accès et à la qualité des soins.

En France, la prévention au niveau local ne bénéficie pas de financements stables ni conséquents, ce qui entrave sérieusement le développement d’une capacité d’action et d’une expertise qui auraient été fort utiles en cette période de pandémie. Les communes et professionnel·le·s de santé et du champ social ont inventé et déployé des réponses pour ralentir la contagion et pour réduire les conséquences des mesures de confinement. Ils n’ont pas ménagé leur peine et ont usé d’une créativité sans précédent pour gérer la crise. A l’heure des bilans, la façon dont on ignore leur action est aussi intolérable que contre-productive.

Si le système hospitalier joue un rôle incontournable dans le traitement des pathologies, il est illusoire, dans les conditions actuelles de financement et de tarification, d’attendre de ce dernier qu’il joue un rôle plus important dans la prévention. Il est vrai que le système hospitalier et les soins primaires en ville ont grand besoin de réforme et de soutien. Nous rejoignons les revendications portées par les Collectifs inter urgences et inter hôpitaux ; nous avons aussi signé l’appel lancé par AVEC (AVenir des Equipes Coordonnées) Santé.

Néanmoins, la refondation du système de santé ne peut se cantonner à réformer uniquement le système de soins.

Dans sa configuration actuelle, le « Ségur de la santé » laisse dans l’ombre la capacité de notre système de santé à faire face aux défis contemporains et futurs auxquels seront confronté·e·s les professionnel·le·s et habitante.s de nos territoires. C’est pourquoi notre coalition affirme qu’une véritable refonte du système de santé doit inclure :

  • une sincère co-élaboration et le partage de la décision, au niveau territorial, entre l’Agence Régionale de Santé, les collectivités territoriales et tou·te·s les acteur·rice·s locaux·cales, notamment les habitant.e.s, les personnes soignées ou accompagnées, et y compris l’hôpital et les organismes médico-sociaux,
  • une valorisation des coopérations et coordinations locales portées par la ville (Atelier santé ville, Contrat local de santé, Conseil local en santé mentale) qui ont au cœur de leurs démarches la participation des citoyen·ne·s et la démocratie en santé,
  • un véritable déploiement de la pratique des soins en exercice coordonné (Centres municipaux de santé, Maisons de santé pluri-professionnelles, Communautés professionnelles territoriales de santé), une réelle coopération entre la ville et l’hôpital et de l’intervention au domicile, la délégation de tâche, la démédicalisation à travers la mise en place de démarches de proximité, en lien avec le secteur social et médico-social, et les services de protection maternelle et infantile, pilotées par les villes, les départements et les associations de santé,
  • une mobilisation des ressources et acteur·rice·s locaux·cales permettant d’apporter des réponses plus appropriées à des problématiques complexes tels le coronavirus, les conséquences sanitaires du réchauffement climatique et la reproduction intergénérationnelle des inégalités sociales et de santé.

Ce système de santé refondé doit, en plus de traiter les maladies, agir sur les facteurs environnementaux, sociaux, économiques qui déterminent la bonne santé d’une population. Ce système doit soutenir les dynamiques de santé issues des territoires et construites avec les habitant·e·s. Il doit encourager et financer les villes et intercommunalités qui développent des politiques de santé intersectorielles fondées sur une gouvernance partagée, et reconnaître leur compétence en la matière.

Notre système de santé doit mieux s’ancrer dans la réalité des besoins des hommes, femmes, et enfants à qui il devrait conférer les ressources et conditions d’existence nécessaires pour vivre une vie longue en bonne santé quel que soit le niveau de revenu des personnes.

Les défis à venir sont multiples. Nous ne sommes qu’au début d’une vague qui prend corps dans des courants multiples et complexes.

La santé des Français.e.s exige plus qu’un Ségur : ouvrons des États généraux de la Santé dans chaque région pour une convergence nationale respectant la diversité de nos territoires !

Vous pouvez nous rejoindre dans cette initiative et signer la pétition  « La santé, c’est plus que l’hôpital » et n’hésitez à partager.

Publié par Didier dans Actualités