Mois : septembre 2026

L’OMS lance une nouvelle formation en ligne sur les sciences comportementales au service de la santé

L’OMS lance une nouvelle formation en ligne sur les sciences comportementales au service de la santé

Source : who.int

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a lancé une nouvelle formation en ligne en autonomie, Behavioural Sciences for Better Health: An Interactive Course for Public Health Practitioners (« Les sciences comportementales au service d’une meilleure santé : un cours interactif pour les professionnels de santé publique »), disponible sur la WHO Academy.

Cette formation a été conçue pour renforcer la compréhension et l’utilisation des sciences comportementales en santé publique. Elle propose des connaissances et des compétences pratiques permettant d’identifier les facteurs qui influencent les comportements liés à la santé et de concevoir des interventions, des programmes et des politiques plus efficaces.

Sciences comportementales : comprendre pourquoi les personnes agissent comme elles le font

Les comportements humains sont au cœur de nombreux défis majeurs de santé actuels, qu’il s’agisse notamment de la vaccination, de la résistance aux antimicrobiens, de l’activité physique, de la santé maternelle et infantile ou encore des risques sanitaires liés au changement climatique.

Si les interventions fondées sur les données probantes sont essentielles pour améliorer les résultats en matière de santé, leur efficacité dépend en définitive de la capacité des personnes à adopter et à maintenir des comportements favorables à leur santé.

Les sciences comportementales proposent des approches systématiques pour mieux comprendre les facteurs qui influencent les comportements. En analysant leurs dimensions psychologiques, cognitives, sociales, culturelles et environnementales, les professionnels de santé publique peuvent concevoir des interventions davantage adaptées aux expériences vécues et aux contextes des populations, et ainsi augmenter leurs chances de produire des effets significatifs.

La nouvelle formation en ligne en bref

La formation présente les principaux concepts des sciences comportementales et montre comment les enseignements issus de ces disciplines peuvent être intégrés aux pratiques de santé publique. À travers des exercices interactifs, des études de cas et des activités d’apprentissage guidées, les participants explorent des approches concrètes pour identifier les freins et les leviers comportementaux, et pour mobiliser les données et les connaissances disponibles dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation des programmes.

L’un des éléments centraux de la formation est le cadre DDDIE de l’OMS (define, diagnose, design, implement and evaluate : définir, diagnostiquer, concevoir, mettre en œuvre et évaluer). Celui-ci propose une démarche structurée pour produire et mobiliser des connaissances sur les comportements dans les programmes et politiques de santé publique. Il accompagne les professionnels depuis l’identification d’un enjeu comportemental jusqu’à la conception, la mise en œuvre et l’évaluation d’interventions fondées sur des données et connaissances comportementales.

La formation comprend neuf modules et une évaluation finale. Elle peut être suivie entièrement en ligne en environ cinq heures. Aucune expertise préalable en sciences comportementales n’est nécessaire. Les participants ayant réussi l’évaluation finale reçoivent une attestation de réussite délivrée par la WHO Academy.

Ce programme de formation s’inscrit dans les efforts menés par l’OMS pour soutenir la mise en œuvre de la résolution WHA76.7 de l’Assemblée mondiale de la Santé sur les sciences comportementales au service d’une meilleure santé. Il complète un ensemble croissant d’outils et de ressources développés par l’OMS pour renforcer les capacités des institutions de santé publique dans ce domaine, parmi lesquels :

À qui s’adresse cette formation ?

La formation s’adresse à un large public : professionnels de santé publique, personnels des ministères de la Santé, équipes de l’OMS aux niveaux national, régional et mondial, partenaires des Nations Unies, organisations non gouvernementales, acteurs humanitaires, responsables de programmes et conseillers chargés des politiques publiques.

En renforçant les connaissances et les compétences fondamentales en sciences comportementales dans différents secteurs et disciplines, cette formation vise à soutenir une action de santé publique plus efficace et à contribuer à l’amélioration des résultats en matière de santé.

Pour en savoir plus, consultez le site de la WHO Academy.

S’inscrire à la formation

Publié par Didier dans Actualités
Écoles promotrices de santé : participez à la restitution nationale d’ALLIANCE à l’Assemblée nationale

Écoles promotrices de santé : participez à la restitution nationale d’ALLIANCE à l’Assemblée nationale

À l’invitation de M. le député Cyrille Isaac-Sibille, la restitution nationale de l’expérimentation ALLIANCE se tiendra le 7 octobre 2026 à l’Assemblée nationale, à Paris. Une rencontre pour partager six années de recherche et d’expérience autour du déploiement des Écoles promotrices de santé et échanger directement avec chercheurs, professionnels, acteurs institutionnels et équipes engagées sur le terrain.

Après six années de déploiement et d’évaluation en Auvergne-Rhône-Alpes, cette restitution nationale sera l’occasion de revenir sur les principaux résultats et enseignements de l’expérimentation ALLIANCE et d’en discuter collectivement les perspectives de déploiement.

Six années d’expérimentation au service des Écoles promotrices de santé

ALLIANCE vise à opérationnaliser la démarche des Écoles promotrices de santé en école primaire, en accompagnant les professionnels de l’Éducation nationale et des collectivités dans le développement d’environnements favorables à la santé, au bien-être et aux apprentissages. L’expérimentation a mobilisé 145 écoles, plus de 10 000 élèves et 500 enseignants.

La rencontre du 7 octobre permettra de croiser résultats de recherche, retours d’expérience et perspectives opérationnelles, à partir de l’expérience des chercheurs mais aussi des professionnels et institutions directement engagés dans la démarche.

Échanger directement avec les acteurs de l’expérimentation

Au cœur des échanges : l’engagement et la formation des équipes, le travail collectif, les fonctions clés du dispositif ALLIANCE, l’articulation entre les différents niveaux de pilotage, mais aussi les conditions permettant d’inscrire durablement une démarche d’École promotrice de santé dans les pratiques et d’envisager son changement d’échelle.

Participer à la rencontre à l’Assemblée nationale permettra d’échanger avec plusieurs acteurs institutionnels et scientifiques directement impliqués dans ces enjeux, parmi lesquels Cyrille Isaac-Sibille, Franck Chauvin et Didier Jourdan, ainsi que Claire Bey, cheffe du bureau de la santé et de l’action sociale à la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGESCO), et Christophe Marsollier, inspecteur général de l’Éducation nationale. Le programme réunira également les équipes de recherche ACTé et PRESAGE, des représentants des académies et des écoles engagées dans l’expérimentation.

Professionnels de l’éducation et de la santé, chercheurs, représentants des collectivités et institutions, acteurs de terrain : les inscriptions pour participer à cette rencontre sont ouvertes.

Informations pratiques

Mercredi 7 octobre 2026, de 14h à 17h
Assemblée nationale – Salle Victor Hugo
Immeuble Jacques Chaban-Delmas
101 rue de l’Université – 75007 Paris

La participation est gratuite, sur inscription préalable.

Publié par Didier dans Actualités
Jeunesse, culture et santé : penser l’université comme un environnement promoteur de santé

Jeunesse, culture et santé : penser l’université comme un environnement promoteur de santé

Les 18 et 19 novembre 2026, l’Université Clermont Auvergne accueillera à La Comédie de Clermont-Ferrand le colloque inter-réseaux « Jeunesse et culture dans un monde en transitions : université promotrice de santé ». La Chaire UNESCO Éducations & Santé est heureuse d’apporter son soutien à cet événement consacré aux liens entre culture, bien-être, santé mentale et réussite étudiante.

Dans un contexte où la santé mentale et le bien-être des étudiants constituent des enjeux majeurs pour l’enseignement supérieur, cette rencontre propose d’interroger le rôle que peuvent jouer les universités dans la création d’environnements favorables à la santé.

L’événement abordera plus particulièrement la culture, entendue dans son acception la plus large, comme une composante du bien-être étudiant : comment peut-elle contribuer à lutter contre l’isolement, favoriser les liens sociaux et ouvrir de nouvelles perspectives d’action en matière de santé mentale ?

Une approche globale de la santé et du bien-être à l’université

Au-delà d’une approche centrée sur les seuls dispositifs de soins ou de prévention, le colloque invite à considérer l’université comme un milieu de vie à part entière, susceptible d’agir sur les conditions favorisant la santé, le bien-être et la réussite des étudiants.

Cette approche rejoint les principes de la promotion de la santé, qui conduisent à agir simultanément sur les ressources des personnes, les environnements dans lesquels elles évoluent et les dynamiques collectives et institutionnelles qui structurent leur quotidien.

Les échanges permettront ainsi d’explorer les articulations entre culture, vie étudiante, santé, sport et politiques universitaires, et de croiser les regards des différents acteurs engagés dans ces domaines.

Une rencontre inter-réseaux à Clermont-Ferrand

Le colloque est co-organisé par l’Université Clermont Auvergne, sous la coordination du Service Université Culture, en lien avec les services du sport et de la santé de l’UCA, ainsi que par les réseaux Art + Université + Culture, RVE, Vécu et CEVPU, en partenariat avec La Comédie de Clermont-Ferrand – Scène nationale.

Il bénéficie notamment du soutien du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, du ministère de la Culture, de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, de Clermont Auvergne Métropole, de la Chaire UNESCO Éducations & Santé, de la CASDEN Banque Populaire et de l’Association des directeurs de services de santé étudiante.

Dates : 18 novembre 2026, de 8h30 à 23h, et 19 novembre 2026, de 8h30 à 12h30
Lieu : La Comédie de Clermont-Ferrand – Scène nationale, 69 boulevard François-Mitterrand, Clermont-Ferrand
Participation : gratuite, sur inscription et dans la limite des places disponibles
Date limite d’inscription : 15 octobre 2026

En savoir plus et s’inscrire au colloque

Publié par Didier dans Actualités
Promouvoir la santé à l’école : agir sur l’ensemble de l’environnement scolaire pour renforcer la littératie en santé des élèves

Promouvoir la santé à l’école : agir sur l’ensemble de l’environnement scolaire pour renforcer la littératie en santé des élèves

Une nouvelle étude publiée dans Health Promotion International met en évidence l’importance des politiques globales de promotion de la santé à l’école dans le développement de la littératie en santé des élèves, c’est-à-dire leur capacité à trouver, comprendre, évaluer et utiliser des informations pour prendre des décisions favorables à leur santé.

L’article The settings approach to health promotion in schools: examining the role of school policies in fostering student health literacy s’appuie sur les données recueillies auprès de 46 écoles primaires, impliquant 2 325 élèves, 552 enseignants et 46 directeurs d’établissement.

La littératie en santé ne se construit pas seulement en classe

L’étude montre que la littératie en santé des élèves résulte d’une combinaison de déterminants individuels, familiaux, sociaux et scolaires. Le contexte socio-économique demeure important : le niveau d’éducation de la mère ainsi que la proportion d’élèves bénéficiant de repas subventionnés sont notamment associés au niveau de littératie en santé. Mais les résultats montrent également que l’école dispose de leviers propres sur lesquels elle peut agir.

Les élèves scolarisés dans les établissements mettant en œuvre les politiques de promotion de la santé les plus complètes et les plus intégrées présentent plus souvent un niveau élevé de littératie en santé. Cette approche globale ne repose pas sur une action ou un programme isolé. Elle intègre différentes dimensions de la vie scolaire : l’organisation et le pilotage de l’établissement, les enseignements et les apprentissages, l’environnement physique et social, la participation des élèves et des personnels, les relations avec les familles et la communauté ainsi que l’accès aux services de santé et sociaux.

D’autres facteurs apparaissent également déterminants : la collaboration avec les parents, la formation des enseignants en promotion de la santé et leur propre niveau de bien-être sont tous associés, indépendamment des facteurs socio-économiques, à une meilleure littératie en santé des élèves.

Passer d’actions isolées à une véritable politique d’établissement

Ces résultats confortent l’approche dite des « milieux de vie » (settings approach), au fondement du modèle des écoles promotrices de santé. Il ne s’agit plus seulement de proposer aux élèves des séances spécifiques d’éducation à la santé, mais de créer un environnement dans lequel la santé est intégrée au fonctionnement quotidien de l’école.

L’un des principaux enseignements de l’étude est ainsi que la qualité, la cohérence et le degré d’intégration de la politique mise en œuvre comptent. Une politique de promotion de la santé ne peut être considérée comme une intervention simplement présente ou absente : la manière dont ses différentes dimensions s’articulent semble jouer un rôle dans les compétences développées par les élèves.

La collaboration avec les familles prend elle aussi tout son sens lorsqu’elle s’inscrit dans cette stratégie globale : les résultats suggèrent qu’une action partenariale isolée est moins susceptible de produire des effets qu’une démarche cohérente à l’échelle de l’ensemble de l’école.

Soutenir les enseignants, un levier de santé pour les élèves

L’étude apporte également un résultat particulièrement important concernant les professionnels de l’éducation. La formation des enseignants et leur bien-être ne constituent pas uniquement des enjeux professionnels : ils participent aux conditions qui permettent aux élèves de développer leurs compétences en santé.

Les analyses montrent en effet que les élèves dont les enseignants sont davantage formés à la promotion de la santé et déclarent un meilleur niveau de bien-être ont davantage de chances de présenter une littératie en santé élevée.

Ce résultat invite à considérer les enseignants comme des acteurs centraux de l’écosystème scolaire. Une politique ambitieuse de promotion de la santé des élèves suppose donc également de donner aux professionnels les compétences, les ressources et les conditions de travail nécessaires pour agir.

Un enjeu majeur : agir sur les inégalités de santé dès l’enfance

Les inégalités sociales continuent de peser fortement sur les compétences en santé des enfants. Mais l’étude montre que les caractéristiques de la politique scolaire et les ressources des enseignants restent associées à la littératie en santé après prise en compte de ces différences socio-économiques.

Les approches globales à l’échelle de l’école pourraient donc contribuer à atténuer les effets des inégalités sociales sur la littératie en santé. L’analyse des différents profils d’établissements confirme notamment que ce n’est pas un facteur isolé qui fait la différence, mais la combinaison entre contexte social, politique de promotion de la santé, formation des enseignants et bien-être professionnel. Développer la littératie en santé des enfants suppose de construire des environnements scolaires qui leur donnent effectivement les moyens de comprendre, d’évaluer et d’utiliser ces connaissances dans leur vie.

L’étude fournit ainsi de nouveaux arguments en faveur d’un investissement durable dans les écoles promotrices de santé, dans le développement professionnel des équipes éducatives et dans leur bien-être. Elle invite également à poursuivre les recherches longitudinales afin de mieux mesurer dans le temps les effets des transformations des politiques scolaires sur la littératie en santé, la santé et les parcours éducatifs des élèves.

Référence
Jourdan D., Kuo T.-Y., Tsai M.-C., Chen F.-L. (2026). The settings approach to health promotion in schools: examining the role of school policies in fostering student health literacy. Health Promotion International, 41, daag129. Publication : 10 septembre 2026.

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Publié par Didier dans Actualités