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Forum mondial des centres collaborateurs de l’OMS, Lyon, 7-9 avril 2026

Forum mondial des centres collaborateurs de l’OMS, Lyon, 7-9 avril 2026

Du 7 au 9 avril 2026, Lyon accueille le premier Forum mondial des centres collaborateurs de l’OMS, sur le thème « collaborer pour un avenir en meilleure santé », en marge du sommet One Health et avec la participation de plusieurs centaines d’institutions issues de plus de 80 pays. Ce Forum vise à renforcer la contribution scientifique et technique de ces centres au Quatorzième programme général de travail de l’OMS et à l’agenda « Santé pour tous ».

Lors d’une session dédiée au rôle des centres collaborateurs, le directeur régional de l’OMS pour l’Europe, Hans Kluge, et Didier Jourdan, responsable du centre collaborateur FR‑135 et titulaire de la Chaire UNESCO Global Health & Education, sont intervenus conjointement. Hans Kluge a posé le cadre stratégique pour la Région européenne, insistant sur la nécessité de réseaux solides de centres collaborateurs pour soutenir les pays dans un contexte de crises multiples.

Didier Jourdan a illustré ce cadre à partir de l’expérience des centres collaborateurs OMS, en mettant en avant trois évolutions clés pour le réseau : passer d’actions dispersées à de véritables programmes de travail alignés sur l’EPW2 et le GPW 14, renforcer l’articulation avec l’Académie de l’OMS pour diffuser à grande échelle des formations fondées sur les données probantes, et utiliser l’éducation et la littératie en santé comme réponse structurelle à la crise de confiance envers la science et les institutions. Ensemble, ils ont défendu l’idée de centres collaborateurs conçus non seulement comme « centres d’excellence » , mais comme « centres de capacités » interconnectés, au service des systèmes éducatifs, des professionnels de santé et des communautés.

Lire la présentation du Professeur Didier Jourdan

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Stratégie européenne 2026-2030 pour la santé et le bien-être des enfants et des adolescents 2026-2030

Stratégie européenne 2026-2030 pour la santé et le bien-être des enfants et des adolescents 2026-2030

Un texte accompagné de ressources scientifiques auxquelles a contribué la chaire UNESCO EducationS & Santé

Enjeux et leviers pour la santé des enfants et adolescents en Europe : prévention, qualité, sécurité des soins et équité

La nouvelle stratégie pour la santé et le bien-être des enfants et des adolescents 2026-2030, élaborée par le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe et UNICEF, vient d’être officiellement publiée et marque une étape cruciale pour répondre aux défis sanitaires persistants auxquels sont confrontés les jeunes générations dans les 53 États membres de la Région OMS . Cette stratégie a bénéficié d’une consultation sans précédent auprès des jeunes, des États membres et d’experts techniques du secteur, et vise à réduire les inégalités de santé, améliorer l’accès aux soins, et garantir que chaque enfant peut réaliser son plein potentiel.

Sourcehttps://www.who.int/europe/teams/policy-and-governance-for-health-through-the-life-course/child-and-adolescent-health-and-well-being-strategy–2026-2030 

Dans le même temps, un numéro spécial scientifique, accessible sur ScienceDirect, rassemble les articles fondamentaux qui soutiennent la stratégie en fournissant des analyses, des données probantes et des recommandations concrètes pour sa mise en œuvre . La chaire UNESCO « ÉducationS & Santé » a contribué activement à ce dossier, notamment à travers l’article « School is more than a place to learn: An intersectoral assessment of adolescent well-being prior to and after the COVID-19 pandemic in the WHO European Region », qui éclaire les enjeux du bien-être adolescent, l’impact de la pandémie et l’importance d’une approche intersectorielle scolaire .

Ces travaux constituent un apport majeur pour informer les politiques et soutenir la vision d’une région où chaque enfant et adolescent bénéficie d’un environnement favorable à sa santé et à son épanouissement .

Source https://www.sciencedirect.com/special-issue/10T4RDRF2XR

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Lignes directrices de l’OMS sur la prévention des grossesses précoces chez les adolescentes et de leurs conséquences négatives en matière de santé reproductive dans les pays à revenu faible et intermédiaire

Lignes directrices de l’OMS sur la prévention des grossesses précoces chez les adolescentes et de leurs conséquences négatives en matière de santé reproductive dans les pays à revenu faible et intermédiaire

L’OMS a lancé des nouvelles lignes directrices intitulées « Prévenir les grossesses précoces et leurs conséquences négatives en matière de santé reproductive dans les pays à revenu faible et intermédiaire ».

Les grossesses des adolescentes et les mariages précoces sont des problématiques étroitement liées, qui menacent les droits en matière de santé sexuelle et reproductive des adolescents, et en particulier des adolescentes. Les données récentes montrent que, dans 54 pays en développement disposant de données, les premières naissances chez les filles âgées de 17 ans ou moins ont lieu dans le cadre du mariage ou d’union de fait.

La grossesse chez les adolescentes demeure un enjeu critique au niveau mondial, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire, où 21 millions de filles âgées de 15 à 19 ans tombent enceintes chaque année, dont la moitié de manière non intentionnelle. Le mariage précoce, les normes et stéréotypes de genre restrictifs, ainsi que l’accès limité à l’éducation et à l’emploi perpétuent le cycle des mariages précoces et des grossesses des adolescentes.

L’accès aux services de santé sexuelle et reproductive ainsi qu’à une éducation complète à la sexualité reste limité. De nombreux adolescents manquent d’informations essentielles sur la puberté, la contraception et la santé sexuelle. Des obstacles tels que la stigmatisation, les restrictions légales et les préjugés des prestataires entravent l’accès à la contraception, avec des inégalités persistantes selon les régions et les groupes.

Les objectifs de cette version actualisée des lignes directrices sont les mêmes que ceux de l’édition de 2011, à savoir fournir des recommandations normatives fondées sur des données probantes sur les interventions visant à améliorer la morbidité et la mortalité chez les adolescentes en réduisant les risques de grossesse précoce et leurs conséquences négatives sur la santé. Leurs objectifs spécifiques sont :

  • Identifier les interventions efficaces pour prévenir les grossesses précoces en agissant sur des facteurs tels que le mariage précoce, les rapports sexuels forcés, les avortements non sécurisés, l’accès à la contraception et aux services de santé maternelle pour les adolescentes ;
  • Fournir un cadre d’analyse destiné aux décideurs politiques et gestionnaires de programmes pour sélectionner les interventions fondées sur des données probantes les plus appropriées au contexte et aux besoins de leur pays.

Les recommandations et les déclarations de bonnes pratiques décrites dans ce document visent à permettre une prise de décision fondée sur des preuves pour prévenir les grossesses précoces et les issues défavorables en matière de santé reproductive chez les adolescentes dans les contextes des pays à revenu faible et intermédiaire.

Vous pouvez visionner l’enregistrement du webinaire de lancement de la ligne directrice [ici], accéder à la ligne directrice en anglais [ici], et au résumé exécutif en français [ici] et en espagnol [ici].

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Les maladies non transmissibles dans 53 pays : un nouvel outil pour la visualisation de données proposé par l’OMS/Europe

Les maladies non transmissibles dans 53 pays : un nouvel outil pour la visualisation de données proposé par l’OMS/Europe

L’OMS/Europe a présenté un nouveau tableau de visualisation qui permet de visualiser facilement les principales données concernant les maladies non transmissibles (MNT) en Europe, les politiques mises en place pour y répondre et les avancées dans la réalisation des objectifs dans ce domaine.

Ces données sont présentées dans des graphiques interactifs et simples d’utilisation, qui proposent une vue d’ensemble de la situation et son évolution dans chacun des 53 États membres de la Région européenne de l’OMS. Mettant en évidence la nature complexe et changeante des MNT, ce nouveau tableau de visualisation de données est un outil utile pour les décideurs, les chercheurs et la population.

Un tableau de bord complet intégrant les facteurs de risque et indicateurs de suivi

Le tableau se compose de 7 graphiques, reprenant l’ensemble des données dont dispose l’OMS Europe sur chacun des 53 pays. Ils permettent de visualiser 4 grands groupes d’indicateurs :

  • la mortalité prématurée (due aux 4 grandes MNT et au principal groupe de MNT dans un pays donné) ;
  • les facteurs de risque biologiques (prévalence de surpoids/d’obésité et d’hypertension) ;
  • les facteurs de risque comportementaux (tabagisme et niveau de consommation d’alcool) ;
  • les indicateurs de suivi des progrès (mise en œuvre des mesures recommandées par l’OMS pour lutter contre les MNT).

Des tendances différentes selon les pays

Les MNT sont, de loin, la principale cause de mortalité dans la Région européenne de l’OMS. Ensemble, les 4 principales MNT (maladies cardiovasculaires, cancer, diabète et affections respiratoires chroniques) sont responsables de près de 75 % des décès dans la Région.

Cependant les données montrent que les grandes tendances sont différentes selon les pays et les régions, notamment concernant la prévalence des maladies cardio-vasculaires qui reste élevée en Europe centrale ou en Asie centrale, alors qu’en Europe occidentale, le cancer devient la 1e cause de décès prématuré.

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OMS/Europe – UNESCO : 3e Réunion de haut niveau sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19

OMS/Europe – UNESCO : 3e Réunion de haut niveau sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19

Ce 2 juillet 2021 s’est tenue la troisième Réunion de haut niveau sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19, organisée par l’OMS/Europe, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Le Groupe consultatif technique européen de l’OMS sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19 y a fait part des nouvelles recommandations émises sur la base des meilleures données disponibles et des conseils d’experts sur la scolarisation en toute sécurité pendant la pandémie.

Scolarisation et COVID-19

La COVID-19 a perturbé la scolarité de millions d’enfants et de jeunes pendant l’année scolaire 2020-2021. Après la réouverture des écoles à l’automne 2020, l’augmentation des taux d’infection en hiver a conduit à des mesures plus strictes, y compris, dans certaines régions, la fermeture des écoles.

Ces mesures ont des effets graves sur l’éducation, le développement et le bien-être social et mental des enfants et des adolescents, à court et à long termes. Les enfants et les adolescents de la Région européenne de l’OMS ont manqué en moyenne plus de 30 semaines de scolarité en raison de la fermeture des écoles.

Cette troisième réunion de haut niveau fait suite aux réunions précédentes organisées en août et en décembre 2020. Elle présentera les nouvelles recommandations du Groupe consultatif technique, notamment sur la manière de maintenir les écoles ouvertes, les stratégies de dépistage en milieu scolaire, les mesures d’atténuation des risques et de lutte anti-infectieuse et les stratégies de vaccination.

Outre la présentation de ces recommandations, la réunion a pour but d’aider les pays à planifier la prise de mesures pendant les mois d’été afin de réduire autant que possible les perturbations au cours de l’année scolaire 2021-2022.

Membre du groupe consultatif technique, le Pr. Didier Jourdan a contribué aux échanges en présentant notamment les résultats de l’enquête mondiale de la Chaire UNESCO sur écoles et COVID.

Plus d’informations sur l’évènement

Recommandations sur la scolarisation en toute sécurité pendant la pandémie (mars 2021)

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L’UNESCO et l’OMS exhortent les pays à faire de chaque école une école promotrice de santé

L’UNESCO et l’OMS exhortent les pays à faire de chaque école une école promotrice de santé

Le 22 juin 2021, l’UNESCO et l’Organisation mondiale de la santé ont lancé les Recommandations mondiales pour des écoles promotrices de santé (Global Standards for Health Promoting Schools), un ensemble de ressources destinées aux écoles pour améliorer la santé et le bien-être de 1,9 milliard d’enfants et d’adolescents en âge scolaire. La fermeture de nombreuses écoles dans le monde pendant la pandémie de COVID-19 a entraîné de graves perturbations dans l’enseignement. On estime que 365 millions d’élèves du primaire ont été privés de repas scolaires et que les taux de stress, d’anxiété et d’autres problèmes de santé mentale ont considérablement augmenté.

Basé sur un ensemble de huit critères, le kit de ressources vise à garantir que toutes les écoles encouragent chez tous élèves le développement des compétences cognitives et socio-émotionnelles et les modes de vie favorables à la santé. Ces recommandations mondiales seront expérimentées au Botswana, en Égypte, en Éthiopie, au Kenya et au Paraguay. Cette initiative contribue à la réalisation de l’objectif du 13e programme général de travail de l’OMS, à savoir “1 milliard de vies en meilleure santé” d’ici 2023, et du programme mondial Éducation 2030 coordonné par l’UNESCO.

Les recommandations mondiales constituent une ressource pour les systèmes éducatifs afin de favoriser la santé et le bien-être par une gouvernance plus forte. L’UNESCO et l’OMS travailleront avec les gouvernements pour permettre aux pays d’adapter l’ensemble à leurs contextes spécifiques. Les données scientifiques sont claires. Des programmes complets de santé et de nutrition dans les écoles ont des effets importants sur les enfants d’âge scolaire.

L’approche des Écoles promotrices de santé a été formulée pour la première fois par l’OMS, l’UNESCO et l’UNICEF en 1995 et adoptée dans plus de 90 pays et territoires. Cependant, peu de pays l’ont mise en œuvre à grande échelle, et encore moins ont adapté efficacement leurs systèmes éducatifs pour y inclure la promotion de la santé. Les nouvelles recommandations mondiales aideront les pays à intégrer la promotion de la santé dans toutes les écoles et à améliorer la santé et le bien-être de leurs enfants.

Plus d’informations et accès aux nouvelles ressources (en anglais) :

Lire le communiqué de presse officiel
Recommandations et indicateurs mondiaux
Conseils de mise en œuvre
Études de cas nationales
Recommandations de l’OMS sur les services de santé scolaire

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Réunion de haut niveau sur la scolarisation sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19

Réunion de haut niveau sur la scolarisation sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19

Le défi de maintenir une scolarisation efficace durant la pandémie

Lundi 31 Août, l’OMS/Europe a organisé une réunion de haut niveau en ligne en présence des ministres de la Santé de toute la Région européenne de l’OMS pour échanger des données d’expérience, des opinions et des réflexions sur la mise en œuvre d’une scolarisation sûre et efficace pendant la pandémie de COVID-19.

Il est essentiel pour la santé et le bien-être des enfants de maintenir une scolarisation efficace pendant la pandémie. Néanmoins, cela constitue un réel défi stratégique pour les autorités éducatives et sanitaires car les pays cherchent à garantir un environnement sûr, accueillant et efficace sur le plan éducatif tout en contrôlant la transmission du virus.

Sur proposition du docteur Roberto Speranza, ministre italien de la Santé, la réunion a offert la possibilité à plusieurs États membres de présenter leurs données d’expérience. Des experts du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), du Siège de l’OMS et des centres collaborateurs de l’OMS apporteront leur éclairage et faciliteront le débat.

La contribution de Didier Jourdan et de la Chaire UNESCO

Didier Jourdan a été invité afin de présenter le point de vue et l’expérience de la Chaire UNESCO sur ces questions, qui a été très active dans le contexte de la crise COVID-19 tant au sein du groupe de travail des Nations Unies que dans la production d’articles, d’outils pédagogiques et de soutien aux enseignants au niveau national.
La récente enquête mondiale réalisée par la Chaire dans 42 pays a montré que les États ont un double rôle à jouer pour rendre possible la gestion de la crise au niveau des écoles :

  • Produire des lignes directrices nationales
  • Soutenir le renforcement des capacités locales

Didier Jourdan a ainsi rappelé qu’il est maintenant important donner la priorité aux modalités opérationnelles des organisations et aux questions relatives à la qualité de l’éducation. L’enjeu principal est de ne plus se focaliser sur les instructions nationales, mais sur l’action collective au niveau local pour limiter la transmission. Nous devons veiller à ce que tous les étudiants – en particulier les plus vulnérables – continuent à apprendre.
Il ne s’agit pas simplement de mettre en œuvre un protocole, mais plutôt de mettre en pratique les pratiques les mieux adaptées à la situation. Reconnaître l’expertise des professionnels de l’éducation, leur faire confiance et leur donner les moyens d’agir. Assurer l’implication de tous au niveau local – étudiants, parents, décideurs locaux, professionnels de l’éducation et de la santé – est essentiel pour réussir. Nous devons développer les compétences nécessaires pour que chacun soit capable d’adapter son comportement. La participation des enfants et des jeunes est une condition de réussite et nécessite un effort à long terme.
Une approche locale positive et responsable du retour à l’école par les familles, les équipes scolaires et les professionnels de la santé est notre meilleur espoir pour la réussite continue de nos enfants et de nos jeunes.

Ces discussions alimenteront un document de synthèse que prépare actuellement l’OMS/Europe pour fournir un point de référence et des considérations opérationnelles aux autorités nationales éducatives et sanitaires aux fins de la planification et de la mise en œuvre d’une scolarisation efficace pendant la pandémie.

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