Ecoles

Un Sommet pour transformer l’éducation d’ici 2030

Un Sommet pour transformer l’éducation d’ici 2030

A l’occasion de la journée internationale de l’éducation le 24 janvier dernier, le bureau du Secrétaire général des Nations Unies a annoncé l’organisation d’un Sommet sur la transformation de l’éducation et a invité chacun et chacune à s’unir pour faire de l’éducation un bien commun et une priorité politique absolue.

La pandémie de COVID-19 a entraîné une crise de l’éducation sans précédent, interrompant la scolarité de 1,6 milliards d’élèves et d’étudiants au plus fort de la crise, et encore aujourd’hui, la scolarité de près de 31 millions d’élèves reste perturbée par les fermetures d’écoles. Comme le souligne M. António Guterres, dans les pays en développement, la proportion d’enfants qui sortent de l’école sans savoir lire pourrait passer de 53 à 70% si nous n’agissons pas.

Au-delà des questions d’accès et d’inégalité, l’éducation se doit de faire face à des défis de taille : innovation technique, changements spectaculaires dans le monde du travail, réalité de l’urgence climatique et perte de confiance généralisée entre les populations et les institutions. Il est nécessaire de placer l’éducation au cœur des efforts pour transformer l’économie et la société sur la voie du développement durable. Cela implique également de lancer une réflexion pour déterminer comment les systèmes éducatifs peuvent évoluer pour accompagner et soutenir cette transformation des sociétés d’ici 2030.  

Tel est l’objectif du Sommet sur la transformation de l’éducation qui se tiendra à New-York en septembre 2022 durant la 77e assemblée des Nations-Unies. Reconnaissant que l’éducation est un fondement de la paix, de la tolérance, des droits de l’homme et du développement durable, ce Sommet vise à mobiliser et faire converger les actions, les ambitions, la solidarité et les solutions en vue de transformer l’éducation d’ici à 2030. Une conférence préalable au Sommet aura également lieu à Paris en juin. Un processus préparatoire ciblé, intensif et inclusif, a été lancé par l’UNESCO, dans le but de prendre en compte les priorités des États membres et garantir l’engagement significatif des jeunes et de l’ensemble des parties prenantes de l’éducation.

La chaire UNESCO est partenaire de cet évènement et engagée dans sa préparation, notamment sur le volet « des écoles inclusives, équitables, favorables à la santé et la sécurité ».

Publié par Didier dans Actualités
Article – Ecoles et pandémie : qu’avons-nous appris de la crise sanitaire ?

Article – Ecoles et pandémie : qu’avons-nous appris de la crise sanitaire ?

Publié dans le dernier numéro de Santé Publique (6/2021), l’article Ecoles et pandémie: qu’avons-nous appris de la crise sanitaire[1]  propose une analyse des différents enjeux de la gestion de la pandémie à l’échelle des écoles et identifie les changements de paradigmes nécessaires pour construire la résilience des écoles et des sociétés aux crises futures. Il est en libre accès jusqu’au 28 avril 2022.

Résumé : La pandémie de COVID-19 a confronté le monde entier à une crise d’une ampleur inédite. Pour lutter contre la propagation du virus, des mesures sans précédent ont été prises dans de nombreux pays, bouleversant le fonctionnement habituel des sociétés. De par ses multiples impacts sociaux, éducatifs, économiques et sanitaires, la fermeture quasi généralisée des écoles au niveau mondial, pendant le premier confinement, est sans doute l’une des mesures les plus marquantes dans la gestion de cette pandémie.

La question du fonctionnement des écoles pendant la crise révèle de façon aiguë les tensions entre les différents défis sanitaires, sociaux, politiques et éthiques posés par la pandémie actuelle. Dans un contexte à la fois d’urgence et d’incertitude, les gouvernements ont dû mettre en balance les risques incertains liés à l’ouverture des écoles et les préjudices bien documentés liés à une fermeture prolongée. Quels sont les savoirs convoqués pour fonder de telles décisions complexes et quels sont les facteurs qui orientent les choix ? Quelles ont été les différentes réponses apportées selon les pays et comment celles-ci sont-elles construites ? Une fois les décisions politiques prises, comment celle-ci sont-elles reçues, interprétées et mises en œuvre par les professionnels sur le terrain ? Comment préparer les écoles aux crises sanitaires ? Telles sont les questions que cette analyse rétrospective se propose d’étudier.

En s’appuyant à la fois sur les données scientifiques disponibles, les réponses dans les différents pays et les données issues de l’expériences des professionnels du terrain à l’échelle mondiale, les auteurs analysent les principaux enjeux de la fermeture et la réouverture des écoles, de la prise de décision à sa mise en œuvre concrète sur le terrain. Cette démarche permet de tirer les premiers enseignements de la crise et d’introduire les changements de paradigmes nécessaires pour construire des réponses durables aux défis actuels et futurs de nos sociétés.

Lien vers l’article (en libre accès jusqu’au 28/04/2022)


[1] Jourdan, D., Gray, N. & Ivassenko, V. (2021). Écoles et pandémie : qu’avons-nous appris de la crise sanitaire ?. Santé Publique, 33, 813-822. https://doi.org/10.3917/spub.216.0813 (en libre accès jusqu’au 28/04/2022)

Publié par Didier dans Actualités
Alliance: une recherche intervention pour développer les compétences des enfants et lutter contre les inégalités de santé en Auvergne-Rhône Alpes

Alliance: une recherche intervention pour développer les compétences des enfants et lutter contre les inégalités de santé en Auvergne-Rhône Alpes

L’expérimentation ALLIANCE est une recherche interventionnelle, multi-partenariale, visant à développer les compétences en santé des enfants et contribuer à créer des environnements favorables à la santé à l’école primaire. Trois objectifs ont été définis : (1) développer les actions de promotion de la santé portées par les enseignants auprès des élèves, (2) développer un environnement favorable à la santé dans les écoles primaires, (3) développer un environnement favorable à la santé dans les municipalités.

Sur le Cantal, l’Isère, la Loire, et le Rhône, 101 écoles et leurs 97 communes ont été sélectionnées aléatoirement dans le groupe intervention et le groupe témoin. L’intervention consiste en trois dispositifs : Formation, Accompagnement, Ressources, déployés depuis septembre 2019 dans le groupe intervention. Le groupe témoin est parallèlement observé et bénéficiera des stratégies d’intervention à partir de septembre 2022.

Une évaluation réaliste est en cours. Dans cette optique, des données quantitatives et qualitatives concernant les indicateurs (élèves, enseignants) et les processus (écoles, territoires) sont collectées dans les deux groupes d’écoles et de communes depuis septembre 2019 jusqu’à juin 2022.

A travers ces dispositifs d’intervention focalisés sur les pratiques professionnelles, le consortium ALLIANCE souhaite contribuer à l’effort collectif de promotion de la santé à travers notamment le développement de la littératie en santé et des compétences psychosociales chez les enfants.

Contact : Marine Genton marine.genton@univ-st-etienne.fr

>> Ecoutez la présentation du dispositif par Franck Chauvin, président du Haut conseil de la santé publique et Didier Jourdan, titulaire de la Chaire UNESCO et Centre collaborateur OMS EducationS & Santé (interview du 9 mars 2022 sur RCF)

>> Lire le communiqué de presse pour le lancement du dispositif (fév. 2019)

Plus d’informations : Marine Genton, Carine Simar, Véronique Régnier Denois, Julie Pironom, Julien Masson, et al.. ALLIANCE : une recherche interventionnelle visant le développement d’environnements favorables à la santé autour des enfants scolarisés à l’école primaire. Les 3ème Journées Scientifiques de la Plateforme de Recherche en Prévention Primaire des Cancers (PRPPC), Jan 2022, Montpellier, France. ⟨hal-03576534⟩

Publié par Didier dans Actualités
MOOC « Pour une école inclusive de la maternelle au supérieur » – Inscriptions ouvertes

MOOC « Pour une école inclusive de la maternelle au supérieur » – Inscriptions ouvertes

Les inscriptions sont ouvertes pour la session 2 du MOOC « Pour une école inclusive de la maternelle au supérieur »

Ce MOOC vise à développer les compétences des professionnels de l’éducation, de la maternelle à l’enseignement supérieur, à l’accompagnement en contexte scolaire d’élèves ou étudiants suivis pour une maladie grave chronique.

La première session avait regroupé environ 7000 professionnels (enseignants du 1er degré et 2nd degré, AESH, CPE, personnels médico-sociaux, enseignants chercheurs et personnels du supérieur).

Cette formation est gratuite et ouvrira le 28 mars 2022 et se déroulera autour de 5 modules thématiques diffusés pendant 6 semaines (prévoir deux heures environ par module).

Ce MOOC est porté par l’Université de Paris et soutenu par trois ministères (Ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse, Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et Ministère des Solidarités et de la Santé). Il est l’aboutissement de travaux collaboratifs entre l’Université de Paris, l’Université de Bordeaux et l’association Carry-on.

Pour en savoir plus et s’inscrire, cliquez ici.

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Analyse des programmes d’éducation des jeunes en milieu scolaire financés par l’industrie de l’alcool

Analyse des programmes d’éducation des jeunes en milieu scolaire financés par l’industrie de l’alcool

Si depuis des décennies les industries du tabac et du pétrole utilisent les programmes d’éducation en milieu scolaire pour diffuser au sein des jeunes des discours, idées et valeurs favorables à leurs produits, il n’existait à ce jour aucune recherche scientifique portant spécifiquement sur les programmes d’éducation financés par l’industrie de l’alcool.

L’article publié ce 12 janvier 2022[1] propose une étude détaillée de 3 programmes d’éducation en milieu scolaire diffusés au niveau international, portant sur la consommation d’alcool et ses méfaits sur la santé.

L’analyse montre que les supports pédagogiques se limitent à une compréhension restrictive du problème et de ses causes, en bornant les discours sur la responsabilité personnelle et la consommation modérée d’alcool. Sont invoqués comme causes du problème la pression des pairs, de « mauvais choix », sans mention du rôle joué par le marketing de l’industrie de l’alcool.

Tous les programmes présentent l’alcool comme un produit que les jeunes doivent apprendre à consommer de façon « responsable » quand ils seront adultes, favorisant ainsi une familiarisation et une normalisation de la consommation d’alcool. Les discours s’appuient également sur une présentation sélective des méfaits et notamment une désinformation sur le risque de cancer. La recherche s’est limitée à une analyse du matériel pédagogique et d’autres recherches seront nécessaires pour explorer leur impact sur les jeunes, les enseignants et les discours et normes sociales plus larges.

Cette étude révèle donc des conflits d’intérêt considérables dans la mise en œuvre des programmes d’éducation sur l’alcool en milieu scolaire. Censés éduquer les jeunes sur les méfaits et les conséquences de la consommation d’alcool, ces programmes encouragent avant tout la consommation modérée et « responsable », en se focalisant sur les comportements et les choix individuels. Ces programmes ne permettent pas aux enfants d’accéder à une compréhension globale de la question et de développer une posture critique par rapport à l’alcool. Les auteurs alertent sur le fait que les enfants et les jeunes soient exposés à des documents aussi contradictoires et trompeurs. Ils appellent à l’intervention rapide des décideurs politiques, des praticiens, des enseignants et des parents, et à la cessation du recours à ces ressources financées par l’industrie dans les écoles.

Lire l’article


[1] Schalkwyk, M. C. I. van, Petticrew, M., Maani, N., Hawkins, B., Bonell, C., Katikireddi, S. V., & Knai, C. (2022). Distilling the curriculum : An analysis of alcohol industry-funded school-based youth education programmes. PLOS ONE, 17(1), e0259560. https://doi.org/10.1371/journal.pone.0259560

Publié par Didier dans Actualités
« Faire pour moi mais pas sans moi » : pourquoi passer de l’inclusion à l’inclusivité

« Faire pour moi mais pas sans moi » : pourquoi passer de l’inclusion à l’inclusivité

Assistance, intégration, inclusion : quels sont les modèles qui ont défini, structuré, façonné le rapport de nos institutions éducatives ou sociales à ceux qu’ils visent à accueillir et accompagner, notamment les plus vulnérables ou ayant des besoins spécifiques ? Les mots sont une porte d’entrée privilégiée pour saisir le rapport entre les hommes et le monde, et dans notre cas précis, pour explorer le sens des pratiques sociales. Donnant forme au réel, les mots constituent de véritables guides symboliques à nos actions : sachons donc écouter ce qu’ils ont à nous dire ! L’article publié ce 26 janvier 2022 par Eric Dugas dans The Conversation propose ainsi une réflexion féconde sur les différents concepts qui se sont succédé pour caractériser le rapport entre les institutions et les personnes. En partant du contexte du handicap, ce travail des mots pose plus généralement la question de la participation des populations aux dispositifs (qu’ils soient éducatifs, politiques, sociaux, médicaux…) qui les concernent. Rappelant leur caractère indissociable, c’est finalement l’équilibre du volet structurel (l’environnement, l’écosystème dans lequel évolue les personnes) et du nécessaire développement des capacités des personnes qui se trouve réinterrogé.

Cette réflexion est omniprésente et guide la Chaire UNESCO EducationS & Santé dans le développement de ses différentes activités : « faire avec moi mais pas sans moi » est à la fois une injonction éthique et une nécessité pour la pertinence, la durabilité et l’efficacité des dispositifs. Qu’il s’agisse d’accompagner des structures de soins à domicile dans le passage d’une logique de suppléance à une véritable stratégie de promotion de la santé, plaçant les personnes accompagnées au centre du dispositif, ou de développer des projets de recherche sur les conditions pour permettre la participation réelle des enfants et des jeunes aux dispositifs qui les concernent, la Chaire est engagée avec sa communauté dans cette dynamique collective d’ambition mondiale.

Publié par Didier dans Actualités
Pilotage des établissements scolaires : l’éducation à l’environnement inscrite dans les principes généraux de l’éducation

Pilotage des établissements scolaires : l’éducation à l’environnement inscrite dans les principes généraux de l’éducation

Des évolutions sont en cours en ce qui concerne le pilotage des établissements scolaires. En effet, le CESC (comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté créé en 1990 et dont les missions ont évolué au cours du temps) est devenu le CESCE (Comité d’Education à la Santé, à la Citoyenneté et à l’Environnement) à la rentrée 2021.

La définition de ses missions et de son fonctionnement fait l’objet d’un travail au sein du ministère de l’éducation nationale. Selon l’AEF, un projet de décret examiné en Conseil Supérieur de l’Education le 20 janvier 2022 élargit les missions des comités d’éducation à la santé et à la citoyenneté au sujet de l’environnement. Le texte, pris en application de la loi du 22 août 2021 sur le climat, détaille les missions de ces comités et “modernise” leur fonctionnement. L’objectif du ministère est “d’accentuer la mobilisation de ces structures […] autour des grands enjeux et de renforcer la cohérence et le pilotage entre les différentes éducations transversales à toutes les échelles territoriales : établissement, département et académie”.

Pour rappel l’article L421-8 du code de l’éducation

Modifié par LOI n°2021-1104 du 22 août 2021 – art. 6

Le comité d’éducation à la santé, à la citoyenneté et à l’environnement, présidé par le chef d’établissement, a pour mission globale d’inscrire l’éducation à la santé, à la citoyenneté et au développement durable dans chaque projet d’établissement approuvé par le conseil d’administration.

Il apporte un appui aux acteurs de la lutte contre l’exclusion et renforce notamment les liens entre l’établissement d’enseignement, les parents d’élèves et les partenaires extérieurs. Il concourt aux initiatives en matière de lutte contre l’échec scolaire, d’amélioration des relations avec les familles, de médiation sociale, d’éducation artistique et culturelle, de prévention des conduites à risque et de lutte contre les violences.

Il contribue à la promotion de la santé physique, mentale et sociale. Cette promotion intègre notamment des projets d’éducation à la sexualité et à l’alimentation et de prévention de conduites addictives.

Ce comité contribue à l’éducation à la citoyenneté, à la transmission des valeurs et des principes de la République, à la promotion du principe de laïcité et au soutien des initiatives de prévention et de lutte contre toutes les formes de discrimination, en associant les enseignants, les élèves, les parents d’élèves et les partenaires extérieurs.

Ce comité a également pour mission de favoriser et de promouvoir les démarches collectives dans le domaine de l’éducation à l’environnement et au développement durable, en associant les enseignants, les élèves, les parents d’élèves et les partenaires extérieurs. Ces démarches font partie intégrante du projet d’établissement.

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Impliquer les enfants et les adolescents dans l’évaluation des impacts de la fermeture des écoles sur leur bien-être et l’élaboration des stratégies pour la scolarisation post-COVID-19

Impliquer les enfants et les adolescents dans l’évaluation des impacts de la fermeture des écoles sur leur bien-être et l’élaboration des stratégies pour la scolarisation post-COVID-19

Un article publié ce 5 septembre 2021 dans MDPI

Près de 200 pays ont procédé à des fermetures d’écoles afin de réduire la propagation du coronavirus COVID-19. Bien que ces fermetures aient semblé nécessaires, leurs effets sur le bien-être des enfants et des adolescents ont suscité de vives inquiétudes. Pour comprendre réellement l’impact de ces interruptions sur le bien-être des jeunes, et leur suggestions pour le futur, il s’avère important d’adopter des approches nouvelles pour recueillir les données qui permettront de garantir le droit des enfants et des adolescents à être entendus sur les questions qui les concernent.

Les méthodes actuelles d’évaluation des impacts de la fermeture des écoles sont dominées par la collecte d’informations concernant les enfants et les adolescents, en utilisant principalement les indicateurs de bien-être existants et les enquêtes par questionnaire. Bien que ces sources d’information soient importantes, elles ne permettent qu’une compréhension limitée de la manière dont les enfants et les adolescents ont vécu la fermeture des écoles, surtout si elles ont été produites à partir de mesures élaborées uniquement par des adultes. Il est nécessaire de disposer d’informations produites par les enfants et les adolescents eux-mêmes, ce qui peut nécessiter d’aller au-delà des cadres théoriques de bien-être existants et antérieurs à la COVID-19.

En recueillant les informations produites par les enfants et les adolescents, les auteurs de cet article[1] montrent que nous pourrons orienter plus efficacement le développement et l’évaluation des politiques de santé publique et identifier des solutions pour atténuer les impacts négatifs de la fermeture des écoles, ou pour reconnaître les éventuels effets positifs, et réagir en conséquence.

Lire l’article


[1] Paakkari, L., Jourdan, D., Inchley, J., & Torppa, M. (2021). The Impact of School Closure on Adolescents’ Wellbeing, and Steps toward to a New Normal : The Need for an Assessment Tool Update? Adolescents, 1(3), 360‑362. https://doi.org/10.3390/adolescents1030027

Publié par Didier dans Actualités
Coût-efficacité et rentabilité des programmes de promotion de la santé en milieu scolaire

Coût-efficacité et rentabilité des programmes de promotion de la santé en milieu scolaire

Bien que les programmes de prévention sanitaire en milieu scolaire soient efficaces pour promouvoir une alimentation saine et l’activité physique, on sait peu de choses sur leurs répercussions économiques. Une évaluation économique de programmes identifiés comme réalisables, acceptables et durables dans le contexte canadien vient ainsi d’être publiée dans l’European Journal of Public Health.

Cette étude s’appuie sur une méta-analyse de l’efficacité de programmes de promotion de la santé en milieu scolaire évalués comme réalisables, acceptables et durables. Un modèle de micro-simulation a intégré les effets de l’intervention sur de multiples facteurs de risque afin d’estimer le coût-efficacité et le « retour sur investissement » de programmes globaux de santé scolaire, combinant des approches multiples et ceux reposant sur une modification des programmes d’éducation physique.

Alors que chaque type d’intervention étudié se montre bénéfique du point de vue économique, les programmes globaux de promotion de la santé scolaire apparaissent comme les plus rentables et ayant le meilleur retour sur investissement.


Références: John P Ekwaru, Arto Ohinmaa, Julia Dabravolskaj, Katerina Maximova, Paul J Veugelers, Cost-effectiveness and return on investment of school-based health promotion programmes for chronic disease prevention, European Journal of Public Health, 2021;, ckab130, https://doi.org/10.1093/eurpub/ckab130

Publié par Didier dans Actualités
OMS/Europe – UNESCO : 3e Réunion de haut niveau sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19

OMS/Europe – UNESCO : 3e Réunion de haut niveau sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19

Ce 2 juillet 2021 s’est tenue la troisième Réunion de haut niveau sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19, organisée par l’OMS/Europe, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Le Groupe consultatif technique européen de l’OMS sur la scolarisation pendant la pandémie de COVID-19 y a fait part des nouvelles recommandations émises sur la base des meilleures données disponibles et des conseils d’experts sur la scolarisation en toute sécurité pendant la pandémie.

Scolarisation et COVID-19

La COVID-19 a perturbé la scolarité de millions d’enfants et de jeunes pendant l’année scolaire 2020-2021. Après la réouverture des écoles à l’automne 2020, l’augmentation des taux d’infection en hiver a conduit à des mesures plus strictes, y compris, dans certaines régions, la fermeture des écoles.

Ces mesures ont des effets graves sur l’éducation, le développement et le bien-être social et mental des enfants et des adolescents, à court et à long termes. Les enfants et les adolescents de la Région européenne de l’OMS ont manqué en moyenne plus de 30 semaines de scolarité en raison de la fermeture des écoles.

Cette troisième réunion de haut niveau fait suite aux réunions précédentes organisées en août et en décembre 2020. Elle présentera les nouvelles recommandations du Groupe consultatif technique, notamment sur la manière de maintenir les écoles ouvertes, les stratégies de dépistage en milieu scolaire, les mesures d’atténuation des risques et de lutte anti-infectieuse et les stratégies de vaccination.

Outre la présentation de ces recommandations, la réunion a pour but d’aider les pays à planifier la prise de mesures pendant les mois d’été afin de réduire autant que possible les perturbations au cours de l’année scolaire 2021-2022.

Membre du groupe consultatif technique, le Pr. Didier Jourdan a contribué aux échanges en présentant notamment les résultats de l’enquête mondiale de la Chaire UNESCO sur écoles et COVID.

Plus d’informations sur l’évènement

Recommandations sur la scolarisation en toute sécurité pendant la pandémie (mars 2021)

Publié par Didier dans Actualités