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Droits de l’enfant : faire des communes des garantes effectives de la Convention internationale

Droits de l’enfant : faire des communes des garantes effectives de la Convention internationale

Le 12 janvier 2026, un collectif d’élus, de professionnels de l’enfance, de responsables associatifs et de personnalités engagées a publié une tribune dans Le Monde appelant à une mesure structurante à l’issue des élections municipales de mars 2026 : la création, dans chaque exécutif municipal, d’une délégation explicitement dédiée aux droits de l’enfant.
Lien vers la Tribune : https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/01/12/droits-de-l-enfant-nous-proposons-qu-a-l-issue-des-elections-de-mars-chaque-executif-municipal-cree-une-delegation_6661480_3232.html

Cette proposition part d’un constat partagé : les enfants, près d’un habitant sur six en France, restent largement absents des lieux où se décident les politiques locales qui structurent pourtant leur quotidien (éducation, périscolaire, logement, alimentation, espaces publics, mobilités, accès à la nature et à la santé). Trop souvent, leurs droits sont dilués dans des délégations sectorielles, sans portage politique explicite ni lecture transversale à l’aune de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE).

Une délégation pour relire les politiques locales à hauteur d’enfant

La tribune propose une mesure simple, lisible et transpartisane : confier à une délégation municipale dédiée la mission de garantir que l’ensemble des décisions locales soient relues à la lumière des droits de l’enfant. Cette délégation pourrait constituer un levier pour :

  • lutter contre les inégalités dès l’enfance ;
  • prévenir et traiter toutes les formes de violences ;
  • renforcer l’accès à la santé, à une alimentation de qualité et à des environnements favorables ;
  • penser les villes et villages à hauteur d’enfant (espaces publics, mobilités, nature, jeu) ;
  • et surtout donner une place réelle à la parole et à l’expérience des enfants et des jeunes.

Une initiative soutenue par la Chaire UNESCO ÉducationS & Santé

La Chaire UNESCO ÉducationS & Santé soutient pleinement cette initiative, portée notamment par la Fabrique des communs pédagogiques, qui s’inscrit dans une vision de l’action publique reconnaissant les enfants non comme de futurs citoyens, mais comme des sujets de droit à part entière, capables de contribuer aux décisions qui les concernent.

Ce positionnement fait écho à un principe fondamental « Nothing about them, without them ». Autrement dit, aucune politique publique concernant les enfants ne peut être pleinement légitime, efficace et durable sans leur participation réelle, organisée, accompagnée et prise au sérieux.

Une interpellation à l’approche des municipales

À l’approche des élections municipales de mars 2026, la tribune invite les futures équipes candidates à répondre à une question essentielle : qui, au sein de votre exécutif municipal, portera explicitement la responsabilité politique des droits des enfants ?

Créer une délégation aux droits de l’enfant, c’est faire le choix d’une gouvernance locale plus juste, plus protectrice et plus démocratique, en orientant les politiques, les investissements et les priorités à hauteur d’enfant, avec eux et non à leur place.

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École et familles populaires : dépasser l’illusion de la coéducation évidente

École et familles populaires : dépasser l’illusion de la coéducation évidente

Dans un éditorial publié le 1er janvier 2026 sur le carnet du CICUR, Patrick Rayou interroge une idée largement partagée dans les politiques éducatives contemporaines : celle d’une coéducation allant de soi entre l’école et les familles, y compris populaires.

À rebours des discours déficitaristes, l’auteur rappelle que les familles populaires sont fortement mobilisées autour de la scolarité de leurs enfants, mais souvent prises dans des malentendus socio-scolaires profonds : attentes implicites de l’école, valeurs épistémologiques et éthiques non partagées, conflits de loyauté entre normes familiales et scolaires. La crise sanitaire a rendu ces tensions particulièrement visibles, en plaçant les parents au cœur de la « continuité éducative » sans toujours leur en donner les moyens symboliques et pédagogiques.

L’édito met en évidence un point central : les difficultés de la relation école-famille relèvent avant tout d’une méconnaissance réciproque des savoirs, des postures et des valeurs qui structurent le curriculum réel. Dès lors, renforcer la coéducation suppose moins de «  montrer les normes scolaires » que de créer des espaces où celles-ci peuvent être explicitées, discutées et mises en débat.

Ces analyses font directement écho aux enseignements récents du Parcours éducatif de santé, qui souligne l’importance de construire des continuités éducatives fondées sur la mise en cohérence des expériences vécues par les enfants et les jeunes. Le PES insiste sur la nécessité d’articuler les savoirs scolaires, les pratiques éducatives familiales et les ressources territoriales, non dans une logique de juxtaposition, mais de mutualisation, d’enrichissement réciproque et de valorisation des savoirs d’expérience.

À l’instar des dispositifs analysés dans le cadre du PES, l’édito plaide ainsi pour une approche curriculaire élargie, capable de dépasser l’opposition entre école et familles, et de construire une culture commune à partir de la diversité des contextes, des pratiques et des savoirs. En filigrane, une question demeure : oserons-nous une école commune, capable de se transformer pour faire de la pluralité sociale et culturelle un levier de démocratisation et de réduction des inégalités ?

Lire l’éditorial

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Mayotte : apprendre dehors, un levier pour la reconstruction

Mayotte : apprendre dehors, un levier pour la reconstruction

Dans une tribune collective publiée le 13 décembre 2025 dans La Croix intitulée « A Mayotte, apprendre dehors, c’est ajouter à la reconstruction », plusieurs organisations, dont la Fabrique des communes pédagogiques, la Chaire UNESCO Éducations & Santé, appellent à reconnaître l’éducation en plein air comme un élément structurant de la reconstruction post-cyclone à Mayotte. Un an après le passage dévastateur du cyclone Chido, les signataires soulignent que l’école ne peut se réduire à la réhabilitation des infrastructures : il s’agit aussi de revitaliser les processus d’apprentissage et les liens sociaux dans un territoire marqué par des défis éducatifs et sociaux persistants. La pédagogie du dehors est ainsi présentée comme une manière de renouer avec les savoirs locaux, d’ancrer les apprentissages dans le quotidien des élèves et de contribuer à la résilience des communautés. Cette démarche s’inscrit dans une vision de développement durable et inclusif où l’éducation participe activement à la reconstruction et au bien-être des populations.

Tribune

Publiée le samedi 13 décembre dans le journal La Croix

Éduquer dehors à Mayotte n’a rien d’une lubie ni d’un décor. C’est l’exigence d’un service public d’éducation qui assure pleinement sa mission, un an après le cyclone Chido. Réussir à faire école quand les murs manquent ou que les écoles ne sont pas suffisantes, que certains enfants subissent des temps scolaires réduits, quand d’autres ne sont pas encore scolarisés et que les urgences sociales pressent.

Le « dehors » n’est pas un ailleurs ; il est ce que l’île offre à portée de main : un préau, l’ombre d’un arbre, une cour, une placette, un jardin mahorais, la plage, la campagne etc. Habitants, associations et communes peuvent, ensemble, repérer ces petits coins du quotidien partagé où l’on apprend le matin, où l’on joue l’après-midi, où l’on se retrouve le soir.

Pédagogie de proximité

La classe dehors s’enracine dans des pratiques traditionnelles : dérouler une natte, faire cercle, inviter un conteur. Elle accueille la pluralité des idiomes, s’appuie sur l’oralité, convoque la mémoire des lieux et les récits des aînés. Lire à voix haute y devient un rituel journalier qui rassemble, et où l’on redécouvre qu’une histoire partagée peut ouvrir des questions difficiles avec plus de douceur et d’écoute qu’entre quatre murs.

Le territoire devient ressource : apprendre et pratiquer les sciences hors les murs, étudier l’eau et comprendre les risques climatiques, nommer les arbres et les oiseaux, dessiner une figure géométrique à la craie sur le sol, mesurer une ombre, observer les coraux, aller à la rencontre des anciens. La classe dehors est une pédagogie de proximité qui relie éducation, santé et environnement, rendant les savoirs vivants et ancrés dans le quotidien des élèves. Ainsi elle permet d’acquérir les savoirs de base et s’intégrer les valeurs du vivre-ensemble

La littérature scientifique comme l’expérience de terrain le confirment : dehors, l’attention s’accroît, le climat scolaire et la coopération s’améliorent, les fondamentaux reprennent sens et adultes comme enfants retrouvent du pouvoir d’agir. Faire classe dehors se prépare, se sécurise, respecte le cadre de l’Éducation nationale et la priorité donnée au bien-être et aux fondamentaux et tisse des liens avec les actions menées sur les temps périscolaires et extra scolaires.

Effort de formation

Pour transformer une bonne idée en mouvement durable, la formation est décisive. À Mayotte, le renouvellement parfois rapide des équipes pédagogiques et la diversité des contextes imposent un effort de formation pour éviter que chacun réinvente seul, adapter les pratiques aux réalités de l’île et transmettre ce qui fonctionne.

Le plein air appelle à des aménagements légers, réalisables avec les habitants. Mettre de l’ombre où il n’y en a pas, tracer des repères au sol, construire des assises, sécuriser un chemin, proposer une malle de livres. Ces micro-aménagements peuvent être réalisés en chantiers participatifs avec parents, enfants, artisans, lycéens en filière professionnelle : on plante, on visse, on repeint, on nomme les lieux. La participation de toutes et tous renforce la fierté et donne aux enfants le sentiment juste que l’école s’ouvre à eux et avec eux.

Rapprocher l’école des lieux de vie

Dans un contexte où le déficit d’équipements publics est structurel à Mayotte, nous savons que tout ne tient pas dehors, et que rien ne remplace des écoles solides, accueillantes, dotées d’effectifs soutenables et d’une restauration de qualité. Justement : éduquer dehors aujourd’hui, c’est faire tenir l’école pendant que l’on bâtit l’école de demain. Nulle solution miracle ou renoncement ; apprendre dehors demande une discipline collective, l’écoute des familles et de faire confiance aux équipes et aux enfants

Apprendre dehors, c’est ajouter à la reconstruction, des pratiques qui relèvent autant d’une visée pédagogique, héritée des classes-promenade de Freinet, de l’éducation populaire (apprendre en faisant, coopération, enquête), de l’éducation à la santé (identification des déterminants de la santé et des ressources pour être en santé) et de l’éducation à l’environnement (connaissance des milieux, sensibilité au vivant) que d’une réponse aux crises. Au-delà des principes, une obligation juridique et morale nous lie : la Convention internationale des droits de l’enfant. Elle rappelle le droit à l’éducation pour tous les enfants sans distinction ni discriminations, et à des conditions de vie propices au développement. Apprendre dehors c’est aussi, parfois, rapprocher l’école des enfants de leurs lieux de vie, c’est permettre à ceux qui n’entrent pas dans les murs de pouvoir raccrocher. À Mayotte, éduquer dehors, c’est faire place à l’enfance et tenir la promesse républicaine d’une école qui instruit, protège et émancipe.

Lien vers la tribune

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Webinaire – Sensibiliser les élèves à la citoyenneté numérique avec la mallette Vinz et Lou

Webinaire – Sensibiliser les élèves à la citoyenneté numérique avec la mallette Vinz et Lou

10 décembre 2025 – 12h15 à 13h00 (Paris – CET – GMT + 1)

Le 10 décembre 2025, de 12h15 à 13h, Tralalere et Internet Sans Crainte proposent un webinaire gratuit de 45 minutes pour découvrir la mallette Vinz et Lou, un outil conçu pour aider enseignants et référents numériques à sensibiliser les élèves à la culture et à la citoyenneté numériques.

Animé par Christelle Prince (Direction du Numérique pour l’Éducation – DNE/MEN) et Leslie Siboni (responsable du programme Vinz et Lou), ce temps d’échange permettra de mieux comprendre la Charte pour l’éducation à la culture et à la citoyenneté numériques et d’explorer des ressources pédagogiques clés en main.

Au programme :

  • Présentation du contenu et des usages de la mallette,
  • Temps de questions-réponses et analyse de cas pratiques,
  • Conseils pour expliquer la Charte aux enfants,
  • Méthodes pour engager les élèves autour des usages responsables d’Internet.

Ce webinaire est l’occasion d’échanger directement avec des expertes, de découvrir des outils immédiatement mobilisables en classe et d’enrichir vos projets éducatifs sur le numérique responsable.

Informations pratiques

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Faire de chaque école une école promotrice de santé : experts et décideurs réunis à Bruxelles

Faire de chaque école une école promotrice de santé : experts et décideurs réunis à Bruxelles

Le 2 décembre 2025, la conférence Schools4Health – From Awareness to Action: Making Every School a Health Promoting School s’est tenue à Bruxelles, réunissant des experts de l’OMS/Europe, de l’UNESCO, de l’UNICEF, de la Commission européenne ainsi que des professionnels de santé publique et des responsables d’établissements scolaires venus de toute l’Europe. La Chaire UNESCO Éducation & Santé faisait partie des organisations présentes lors de cet évènement majeur consacré à l’avenir de l’école promotrice de santé.

Des enjeux éducatifs et sanitaires de plus en plus pressants

Alors que les écoles sont des lieux de vie essentiels où se façonnent les habitudes, les compétences et les opportunités des enfants et des jeunes, les constats européens sont préoccupants : baisse des compétences, augmentation de l’obésité, dégradation de la santé mentale et du bien-être, creusement des inégalités. Face à ces défis, les écoles peinent à répondre à des problématiques qui dépassent largement le cadre pédagogique.

L’approche École promotrice de santé (EPS) apparaît comme une réponse structurante, fondée sur les preuves. Elle vise à intégrer la santé et le bien-être dans l’ensemble des politiques et de la culture d’un établissement, en mobilisant élèves, personnels, familles et partenaires intersectoriels.

Un message clair : passer de la prise de conscience à l’action

Les interventions de la conférence ont mis en évidence la nécessité d’une coopération renforcée entre secteurs, ainsi que de politiques ambitieuses pour soutenir et généraliser l’approche EPS.

Les participants ont présenté des initiatives concrètes dans les domaines de l’activité physique, de la nutrition, de la santé mentale, ainsi que des actions impliquant les communautés locales.

Le 3 décembre, une réunion de haut niveau a réuni des experts européens et nationaux afin de discuter des politiques, investissements et initiatives nécessaires pour améliorer durablement les environnements scolaires.

Vers un réseau européen des écoles promotrices de santé

Les échanges ont convergé vers une conclusion partagée : les politiques doivent désormais s’aligner sur les preuves scientifiques. Une mobilisation politique renforcée, une meilleure coordination intersectorielle et des investissements ciblés sont nécessaires pour permettre à toutes les écoles – et pas seulement quelques établissements pilotes – de devenir promotrices de santé.

À l’issue de l’évènement, les organisations partenaires se sont engagées à créer un réseau européen d’écoles promotrices de santé associé à l’OMS, destiné à soutenir la coopération, l’échange de politiques et l’engagement des écoles. Un nouveau groupe thématique EuroHealthNet accompagnera cette dynamique.

À propos de Schools4Health

Piloté par EuroHealthNet et financé par EU4Health (2023-2025), le projet Schools4Health accompagne 16 écoles européennes dans la mise en œuvre de pratiques relatives à la nutrition, à l’activité physique et à la santé mentale, en vue d’introduire ou de renforcer le modèle des écoles promotrices de santé.

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L’IITE de l’UNESCO publie deux premiers briefs sur l’éducation à la santé, au bien-être et au développement de la personnalité

L’IITE de l’UNESCO publie deux premiers briefs sur l’éducation à la santé, au bien-être et au développement de la personnalité

L’Institut de l’UNESCO pour les technologies de l’information dans l’éducation (IITE) vient de publier les deux premiers briefs d’une nouvelle série, intitulés :

  • « Comment l’environnement éducatif et les curricula contribuent au développement de la personnalité, à la santé et au bien-être des apprenants »
  • « Le potentiel personnel et le bien-être des enseignants : leviers du développement de la personnalité, de la santé et du bien-être des apprenants« 

Ces travaux s’inscrivent dans l’initiative internationale « Agir par l’éducation pour la santé et le bien-être dans un environnement d’apprentissage favorisant le développement de la personnalité« , menée conjointement par l’IITE et la Fondation caritative « Investment in the Future », visant à soutenir le développement professionnel des enseignants.

Un accent sur des programmes éducatifs holistiques

Le premier brief examine des programmes éducatifs qui intègrent pleinement la promotion de la santé, du bien-être psychosocial et du potentiel de développement de la personnalité des apprenants. Il présente des descriptions et des analyses de ces initiatives, fournissant des pistes utiles aux décideurs, spécialistes de l’éducation, responsables d’établissements aux niveaux national, régional et local, ainsi qu’aux enseignants et chefs d’établissement du secondaire. L’objectif est de soutenir les efforts visant à transformer l’éducation pour répondre aux défis actuels.
La publication est disponible en téléchargement en russe et en anglais.

Un accent sur le bien-être et la satisfaction professionnelle des enseignants

Le second brief explore les facteurs personnels et organisationnels qui influencent le bien-être et la satisfaction professionnelle des enseignants, et propose des outils de diagnostic ainsi que des pratiques d’accompagnement. Un intérêt particulier est porté au développement personnel et professionnel des enseignants, à leur sentiment d’efficacité personnelle et collective.
La publication est disponible en téléchargement en russe et en anglais.

Pour en savoir plus, consultez le site de l’IITE de l’UNESCO.

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Lancement mondial – Planification pour des apprenant.e.s en bonne santé et épanoui.e.s – 20 novembre 2025

Lancement mondial – Planification pour des apprenant.e.s en bonne santé et épanoui.e.s – 20 novembre 2025

L’UNESCO lance un programme de travail coordonné visant à intégrer la santé et le bien-être dans la planification du secteur de l’éducation.

Ce programme a pour objectif de traduire les engagements politiques en actions concrètes, en plaçant la santé et le bien-être des apprenants au cœur des systèmes éducatifs. Il propose des outils pratiques, renforce les capacités institutionnelles et aide les autorités éducatives à mobiliser l’appui et les ressources intersectorielles nécessaires.

« Planifier pour que les apprenant·e·s soient en bonne santé et épanoui·e·s » s’appuie sur la Stratégie de l’UNESCO sur l’éducation à la santé et au bien-être ainsi que sur l’initiative Making Every School a Health-Promoting School, et est mis en œuvre en collaboration avec le Groupe interinstitutions sur la santé et la nutrition scolaires.

La Chaire UNESCO Éducations & Santé fait partie des contributeurs aux ressources stratégiques de planification et de politiques publiques :

  • la note d’orientation, outil de plaidoyer destiné aux décideurs,
  • et le manuel pratique (Handbook) proposant un accompagnement étape par étape pour intégrer la santé et le bien-être dans les politiques et la planification du secteur éducatif, de l’analyse à la mise en œuvre et au suivi. La Chaire est fière de co-éditer ce Handbook aux côtés de l’UNESCO, l’OMS, l’UNICEF et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies notamment.

Le lancement mondial, organisé par l’UNESCO (Siège, Institut international pour le renforcement des capacités en Afrique – IICBA, bureaux régionaux de Dakar et d’Harare) en partenariat avec l’Union africaine (UA) et le Groupe interinstitutions sur la santé et la nutrition scolaires, accueillera les acteurs, planificateurs et partenaires du secteur de l’éducation.

Vous pouvez vous inscrire au webinaire mondial (hybride) organisé le 20 novembre en direct depuis Addis-Abeba avec des participants du monde entier, pour présenter les outils et expériences nationales. Interprétation disponible en anglais, français et portugais pour l’ensemble des sessions, et en espagnol pour le webinaire.

En savoir plus

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Un doctorat honoris causa décerné au Professeur Didier Jourdan

Un doctorat honoris causa décerné au Professeur Didier Jourdan

L’Université de Huddersfield (Royaume-Uni) a décerné un doctorat honoris causa au Professeur Didier Jourdan, titulaire de la Chaire UNESCO ÉducationS & Santé et professeur à l’Université Clermont Auvergne.
Cette distinction honore ses contributions majeures à la santé publique, à l’éducation et à la promotion de la santé, en France comme à l’international.

En plus de diriger la Chaire, le Professeur Jourdan coordonne le Centre collaborateur OMS pour la recherche en éducation et santé, occupe la fonction de vice-président à la communication de l’Union internationale de promotion de la santé et d’éducation pour la santé (UIPES-IUHPE), et accompagne de nombreuses institutions à travers le monde sur les politiques et innovations en santé.

Chercheur au laboratoire ACTé (EA 4285), il est l’auteur de nombreux articles scientifiques, ouvrages et contributions destinées aux chercheurs comme aux professionnels de la santé, de l’éducation et de la formation. Reconnu comme un expert international des politiques de prévention et d’éducation à la santé, il joue un rôle actif dans les collaborations internationales centrées sur la recherche, la formation et la mise en œuvre de politiques de santé publique fondées sur les preuves.

Lors de la cérémonie, l’Université de Huddersfield a salué son engagement exceptionnel pour améliorer la vie des élèves et des enseignants à travers le monde et son action en faveur de l’apprentissage tout au long de la vie pour la santé. Le Professeur Jourdan a déclaré recevoir cet honneur comme « une célébration d’un but commun« , rappelant les liens étroits entre les universités de Huddersfield et de Clermont-Auvergne, co-hôtes de la Chaire UNESCO ÉducationS & Santé, unies par la conviction que « l’éducation et la santé sont indissociables et essentielles à l’épanouissement humain ».

Lire l’article complet sur le site de l’Université de Huddersfield : Pride as honorary doctorates bestowed at graduation – University of Huddersfield

La Chaire UNESCO ÉducationS & Santé adresse ses plus chaleureuses félicitations au Professeur Jourdan pour cette distinction prestigieuse, qui reconnaît un parcours exemplaire au service du rapprochement entre éducation et santé.

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Les CMS vaudois mobilisés pour relever le défi du bien vieillir

Les CMS vaudois mobilisés pour relever le défi du bien vieillir

Une initiative ambitieuse accompagnée par la Chaire UNESCO ÉducationS & Santé

Dans le canton de Vaud, plus de 40 000 personnes bénéficient chaque année des prestations des centres médico-sociaux (CMS). Face à des besoins croissants et toujours plus spécifiques, l’Association vaudoise d’aide et de soins à domicile (AVASAD) a engagé depuis 2020 une démarche ambitieuse, soutenue par la Fondation Leenaards et accompagnée par la Chaire UNESCO ÉducationS & Santé : le programme « Bien vieillir ».

Ce programme marque une véritable évolution culturelle au sein des CMS : il vise à renforcer les compétences des équipes tout en mobilisant les seniors eux-mêmes, deux leviers essentiels pour préserver l’autonomie et favoriser le maintien à domicile.

En trois ans, près de 150 professionnels ont co-construit un parcours de formation inédit, composé de 26 modules au format podcast destinés principalement aux auxiliaires et aux assistants en soins et santé communautaire (ASSC), et de deux modules spécifiques pour les autres corps professionnels. Ces podcasts combinent témoignages, apports scientifiques, mises en situation, quiz et ressources complémentaires. En 2025, plus de 2 600 collaborateurs et collaboratrices des CMS vaudois ont terminé ce parcours.

Les résultats de l’évaluation, menée avec la Chaire UNESCO ÉducationS & Santé, sont significatifs : 64 % des auxiliaires estiment que la formation a valorisé leurs pratiques et renforcé leur bien-être au travail, tandis que 94 % des cadres affirment que l’expérience a enrichi leur pratique managériale. Les seniors eux-mêmes perçoivent une évolution : la volonté des équipes des CMS de collaborer activement avec eux plutôt que d’agir à leur place. Pour beaucoup, bien vieillir signifie surtout rester actif, maintenir des liens, s’informer et pouvoir décider. « Le changement se situe dans des petites choses qui comptent », témoigne une personne accompagnée lors de l’évaluation de la démarche. 

Des podcasts pour illustrer la démarche du « bien vieillir »

Pour prolonger cette dynamique, l’AVASAD lance les podcasts « En vrai », une série en trois épisodes qui donne la parole à des professionnels et à des seniors sur ce que signifie concrètement bien vieillir :

  1. Préserver l’indépendance des seniors
  2. Agir localement en faveur des seniors
  3. Favoriser la santé des seniors

👉 Découvrir la série sur cms-vaud.ch/en-vrai

Une infographie met en lumière les principaux éléments qui structurent la démarche « bien vieillir » et les rôles de chacun dans cette dynamique collective.

Une initiative structurante pour la promotion de la santé

Cette démarche illustre le rôle clé d’une institution parapublique comme l’AVASAD dans la mise en œuvre des politiques de prévention et de promotion de la santé. Elle montre comment la formation, la recherche et la participation des publics peuvent transformer durablement les pratiques professionnelles et les conditions du bien vieillir à domicile.

La Chaire UNESCO ÉducationS & Santé, partenaire scientifique de cette initiative depuis son lancement, est fière d’accompagner l’AVASAD dans le développement, la mise en oeuvre et l’évaluation de cette expérience exemplaire au service du bien vieillir en Suisse.

Lien vers le communiqué de presse

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40 ans de la Charte d’Ottawa : le regard de Stephan Van den Broucke sur la promotion de la santé en Belgique

40 ans de la Charte d’Ottawa : le regard de Stephan Van den Broucke sur la promotion de la santé en Belgique

À l’occasion du 40ᵉ anniversaire de la Charte d’Ottawa, Éducation Santé a donné la parole à Stephan Van den Broucke, professeur à l’UCLouvain et figure majeure de la promotion de la santé. Dans cet entretien, il dresse un état des lieux lucide d’un champ en constante évolution.

Si la Belgique a rapidement intégré les principes de la Charte d’Ottawa, Stephan Van den Broucke note que la mise en œuvre de la promotion de la santé dans les politiques publiques reste comme partout ailleurs un défi, qui doit composer avec les réalités institutionnelles et organisationnelles propres à chaque contexte.

Au fil des décennies, les approches de la promotion de la santé ont progressivement essaimé le domaine de la santé publique, en transformant la manière de penser et d’agir sur la santé. La reconnaissance du rôle des déterminants sociaux, économiques et environnementaux, l’importance des modes de vie et la compréhension du fait que les changements de comportements ne peuvent relever uniquement de la responsabilité individuelle se sont imposées comme des fondements de l’action publique.

Stephan Van den Broucke souligne également la place croissante de la participation des citoyens, condition essentielle à l’efficacité et à la légitimité des politiques, et rappelle combien la crise du Covid-19 a illustré les limites d’une action sans dialogue avec les populations concernées.

Enfin, la littératie en santé apparaît comme un levier majeur pour réduire les inégalités et renforcer les capacités d’action des citoyens, à condition de s’appuyer sur des environnements, des organisations et des professionnels eux-mêmes formés et engagés dans cette démarche. Face aux défis contemporains — santé mentale, addictions numériques, désinformation — Van den Broucke appelle à former davantage d’experts, capitaliser sur les expériences existantes et consolider les structures de promotion de la santé pour répondre aux enjeux de demain.

👉 Lire l’article complet sur Éducation Santé : 40 ans de promotion de la santé en Belgique. Le regard de Stephan Van den Broucke

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