Lancement d’un projet co-porté par l’UNESCO, la Commission Européenne et le Ministère français de l’Éducation nationale
Les défis liés à la santé mentale des enfants en France se maintiennent à un niveau préoccupant. Selon des études récentes, 13 % des enfants âgés de 6 à 11 ans souffrent de troubles de santé mentale et les visites aux urgences pour ces troubles ont augmenté de 135%, particulièrement durant la rentrée scolaire.
Pour répondre à cette situation, l’UNESCO, la Commission européenne et le ministère de l’Education Nationale lancent le 4 octobre 2024 un nouveau projet de soutien à la santé mentale dans les établissements scolaires français. Ce projet, déployé dans les académies de Poitiers, Reims et Toulouse, est financé par l’Union européenne via l’Instrument d’Appui Technique, porté par le ministère de l’Éducation nationale, et mis en œuvre par l’UNESCO.
Objectifs du projet :
Renforcer les capacités des enseignants et des directeurs d’école pour identifier et soutenir la santé mentale des élèves.
Créer des environnements scolaires sains et inclusifs, garantissant un impact durable sur le bien-être des élèves.
Encourager la coopération intersectorielle afin d’améliorer les pratiques éducatives en matière de bien-être.
A l’occasion de la journée internationale des droits des filles, MGEN, Plan International France, l’Association Française pour les Nations Unies (AFNU) et We Are Not Weapons of War (WWoW) s’unissent pour promouvoir la vision d’une société inclusive et égalitaire lors d’un colloque conjoint : « Le droit des filles à l’éducation : Un levier de santé et d’égalité » : https://colloque-droit-des-filles.site.digitevent.com/page/accueil/
Pourquoi une telle journée ?
Parce que les droits des filles, et des jeunes filles, continuent d’être massivement bafoués dans le monde et que l’indifférence doit cesser.
Parce que les filles restent les premières victimes de discriminations et de de violences dans le monde, le meilleur remède reste l’éducation, l’éducation qui permet d’accéder au savoir, à l’esprit critique, à la liberté de penser, au droit.
Ce colloque se veut vecteur de sensibilisation et d’actions autour des enjeux de santé et d’égalité depuis le prisme de l’éducation. Il sera l’occasion d’impliquer garçons et filles dans les discussions sur ces défis globaux tout en mettant au centre la parole inspirante des jeunes.
Ce 10 septembre 2024 se tiendra la soutenance de thèse de Carmella Fernandes Da Rocha, consacrée à l’étude des mécanismes de diffusion d’une approche intersectorielle de la santé à l’école primaire en Nouvelle-Calédonie. Toute l’équipe de la chaire se réjouit de cet évènement qui consacre un important travail de recherche déployé dans le cadre du projet Réussir, être bien, être ensemble (REBEE). Cette soutenance se déroulera à l’Université Clermont Auvergne et sera retransmise en visioconférence avec une traduction simultanée en anglais.
Le dispositif REBEE vise à promouvoir la santé à l’école et à réduire les inégalités de santé parmi les jeunes en développant des pratiques professionnelles favorables à la santé et en formant les enseignants. Ancré dans les plans de santé publique et éducatifs de la Nouvelle-Calédonie, sa mise en œuvre implique une collaboration étroite entre les acteurs éducatifs et sanitaires. Le projet répond aux défis de santé spécifiques de la région en créant une dynamique collective et en intégrant les réalités culturelles et sociales du territoire.
Carmella Fernandes Da Rocha est la représentante de la chaire en Nouvelle-Calédonie. Infirmière diplômée du master santé publique parcours éducation à la santé des enfants, adolescents et jeunes adultes de l’Université Clermont Auvergne, elle est actuellement chargée de mission en promotion de la santé au vice-rectorat de Nouméa. Sa mission au sein de la Chaire consiste à favoriser des réseaux de partages de connaissances et de pratiques en Nouvelle-Calédonie et la zone Pacifique. Elle participe aux échanges et réflexions avec les représentants nationaux de la Chaire des différentes régions du monde.
La chaire UNESCO Éducations & Santé sera présente lors du Forum des Chaires UNESCO et Partenaires : Transformer les savoirs pour l’avenir de l’Afrique qui se tiendra du 30 septembre au 2 octobre, à Addis-Abeba. Organisée par l’UNESCO sous le patronage de S. E. Mme Sahle-Work Zewde, Présidente de la République fédérale démocratique d’Éthiopie, cette rencontre vise à renforcer la capacité de recherche interdisciplinaire et collaborative en Afrique, notamment au moyen de partenariats de recherche Sud-Sud et Sud-Sud-Nord plus inclusifs et plus efficaces.
Transformer les systèmes de connaissances
L’avenir de l’humanité est indissociable de celui de l’Afrique. Pourtant, les discours établis sur le futur du continent continuent de refléter les déséquilibres qui caractérisent de longue date la production de connaissances et la recherche universitaire sur l’Afrique. La recherche reste largement dominée par des institutions basées dans les pays du Nord ou qui entretiennent des liens étroits avec eux. Repenser le discours sur l’avenir de l’Afrique exige de mobiliser différentes traditions en matière de savoir.
La transformation des systèmes de connaissances est essentielle pour que l’Afrique puisse surmonter les obstacles existants et libérer tout son potentiel en matière de développement durable. Les possibilités offertes aux jeunes générations pour les décennies à venir dépendront de la manière dont l’Afrique exploitera les connaissances et l’innovation. Il est ainsi nécessaire d’opérer un changement de paradigme dans la manière dont les connaissances sont générées, partagées et utilisées en Afrique, afin d’ouvrir la voie à un futur plus juste, plus durable et plus prospère. La construction collective d’un programme commun de recherche pour l’avenir de l’Afrique doit s’appuyer sur des formes de connaissances, des perspectives et des contextes variés mais complémentaires. Il faudra adopter des approches interdisciplinaires, intersectorielles, transculturelles et prospectives, nourries par diverses écologies du savoir, qui incluent la valorisation et l’intégration des systèmes de connaissances autochtones.
Une exposition photo pour valoriser les initiatives des chaires UNESCO
Dans le cadre de ce forum, une exposition photo sera organisée, afin de valoriser les initiatives et projets des chaires UNESCO, en tant que faiseurs de ponts entre le milieu universitaire, les pouvoirs publics, la société civile et les communautés.
La chaire UNESCO Éducations & Santé est fière d’avoir participé à l’appel à photographies avec une image réalisée le 1er juillet 2024 à l’occasion de la cérémonie de remise des diplômes de la première promotion de la licence professionnelle EPROS (Éducation et Promotion de la santé). Cette image de deux jeunes diplômées symbolise tout particulièrement la joie que la chaire et toute l’équipe pédagogique de l’ENSETP de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ont eu à célébrer la réussite de cette première promotion et à féliciter tous les étudiant.e.s pour leur engagement et leur travail.
Fruit d’un travail de longue durée mené par les équipes de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, de la Division du Contrôle Médical Scolaire (DCMS) du Ministère de l’Education Nationale (MEN) et de la Chaire UNESCO EducationS & Santé (Université Clermont Auvergne), cette formation vise à renforcer les capacités des professionnels à agir avec les communautés afin d’améliorer la santé individuelle et collective. Proposée en mode hybride, elle a été co-développée avec un réseau de partenaires locaux, nationaux et internationaux. Elle propose un programme pluridisciplinaire, alliant santé publique, sciences de l’éducation, médecine, sciences infirmières, sciences humaines et sociales et est centré sur des connaissances à visée opérationnelle. Afin d’adapter les contenus des enseignements aux réalités socio-économiques et aux contextes d’intervention, elle fait une large place à des intervenants du monde professionnel, et vise à articuler savoirs scientifiques, savoirs expérientiels et professionnels et savoirs communautaires.
On a beaucoup parlé de priorités, et même de priorités des priorités. En termes de priorités, je n'en connais que deux l'instruction publique et la santé publique